Rosa Rubiginosa var Nemoralis
L’Églantine des Bois
L’Églantine des Bois
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 66
- 原书页码
- p.66
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、红
- 纵幅 1.38∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa rubiginosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花单瓣;花瓣约 5 枚;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.9%,叶色 8.6%,主相是黄绿、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 28%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子开始,沿着枝干向上移动至顶端的叶子。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
蕙草香销,小桃红未,醉眼惊春色。
—— 宋·赵长卿《念奴娇》
这一句由本幅的意象词「绿、叶、粉、红、黄、色」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:绿叶、粉红、黄色。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1821 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。原书题作“Rosa Rubiginosa var Nemoralis”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 66,见第 66 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau qui s’élève à la hauteur de six à huit pieds. Les branches adultes sont munies d’aiguillons assez forts, crochus, écartés, peu nombreux: les jeunes rameaux et les sommités des tiges en sont entièrement dépourvus. Les feuilles se composent de cinq, très-rarement de sept folioles d’un verd-pâle, de forme elliptique, pointues au sommet, arrondies à la base, irrégulièrement dentées, pubescentes des deux côtés, et recouvertes en-dessous d’une multitude de glandes visqueuses. Elles sont supportées par un pétiole velu garni de quelques petits aiguillons crochus, muni à sa base de stipules pointues, légèrement denticulées à leur sommet. Les fleurs naissent, en gé-néral, solitaires à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches principales: cependant on en trouve quelquefois deux ou trois réunies ensemble, en une espèce de corymbe. Les pédoncules sont hérissés de poils spiniformes assez longs surmontés de glandes. Le tube du calice, de forme ovoïde, est muni de pareilles pointes, mais plus rares, et moins rapprochées entre elles. Les divisions calicinales, plus longues que la corolle, se détachent avant la maturité du fruit. La corolle présente einq pétales très-petits, d’un rose-tendre un peu jaune vers l’onglet, échancrés en cœur au sommet. Les fruits sont ovoïdes et rouges à leur maturité: on y remarque quelques-uns des poils dont le tube était muni dans son jeune âge.
Observations particulières à ce Rosier
Mademoiselle Marie-Anne Libert de Malmedi, qui cultive la botanique avec un zèle aujourd’hui si rare; qui a coopéré avec tant de talents à la Flore des plantes des environs de Spa, publiée par M. Le Jeune, enfin qui s’occupe actuellement de recherches sur les cryptogames de ces contrées, a bien voulu nous communiquer le Rosier dont nous donnons la figure. Il a de grands rapports avec le R. Rubiginosa γ. de M. le professeur Rau, qui présente aussi de très-petites fleurs. Après avoir examiné les deux individus et les avoir comparés avec le plus grand soin, nous avons été amenés à considérer le R. Nemorosa comme une variété du Rubiginosa, dont il a tous les caractères; c’est pourquoi nous nous sommes décidé à le ranger dans le groupe de ces arbrisseaux où il prendra son rang dans la division des variétés qui présentent des pédoncules et des tubes hérissés. (Voyez tome i de cet ouvrage, page g3). Cependant ce joli Rosier sera toujours distingué par ses jeunes rameaux et les sommités de ses tiges privés d’aiguillons, ses folioles d’un verd gai, et ses fleurs très-petites, caractères déja signalés par mademoiselle Libert dans la Flore de Spa, qui le séparent assez bien comme variété, mais qu’on doit considérer comme insuffisants pour constituer une espèce, sur-tout dans l’état actuel des connaissances acquises sur le Rosier, qui exige plutôt le rapproche-ment, selon les principes de la méthode naturelle, que la séparation des individus.
Ce Rosier se trouve dans les bois arides et pierreux des environs de Malmedi. Mademoiselle Libert l’a plusieurs fois rencontré dans ses excursions; cependant elle assure qu’il n’est pas commun.
- R. germinibus ovatis pedunculisque glanduloso-hispidis; foliolis quinis, rarius septenis, rotundo-ellipticis, supra subpubescentibus, subtus villoso-glandulosis, incequaliter serratis; petiolis villosulis cau-leque aculeatis; floribus parvulis. (N.)
- R. (Nemorosa). Libert, ined. dans Le Jeune, Fl. de Spa 2, ?. 311.