Rosa Rubiginosa var Nemoralis
L’Églantine des Bois
L’Églantine des Bois
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.38 : 1
First Look
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
Mountains and valleys: from afar take their momentum, up close take their texture — the two distances from which any picture is read.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Rosa rubiginosa: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 1.9% of the sheet, foliage 8.6%, the cast yellow-green with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 28% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
蕙草香销,小桃红未,醉眼惊春色。
—— 宋·赵长卿《念奴娇》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. Widespread in the temperate north. Chinese gardeners knew roses since the Han. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Arbrisseau qui s’élève à la hauteur de six à huit pieds. Les branches adultes sont munies d’aiguillons assez forts, crochus, écartés, peu nombreux: les jeunes rameaux et les sommités des tiges en sont entièrement dépourvus. Les feuilles se composent de cinq, très-rarement de sept folioles d’un verd-pâle, de forme elliptique, pointues au sommet, arrondies à la base, irrégulièrement dentées, pubescentes des deux côtés, et recouvertes en-dessous d’une multitude de glandes visqueuses. Elles sont supportées par un pétiole velu garni de quelques petits aiguillons crochus, muni à sa base de stipules pointues, légèrement denticulées à leur sommet. Les fleurs naissent, en gé-néral, solitaires à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches principales: cependant on en trouve quelquefois deux ou trois réunies ensemble, en une espèce de corymbe. Les pédoncules sont hérissés de poils spiniformes assez longs surmontés de glandes. Le tube du calice, de forme ovoïde, est muni de pareilles pointes, mais plus rares, et moins rapprochées entre elles. Les divisions calicinales, plus longues que la corolle, se détachent avant la maturité du fruit. La corolle présente einq pétales très-petits, d’un rose-tendre un peu jaune vers l’onglet, échancrés en cœur au sommet. Les fruits sont ovoïdes et rouges à leur maturité: on y remarque quelques-uns des poils dont le tube était muni dans son jeune âge.
Observations particulières à ce Rosier
Mademoiselle Marie-Anne Libert de Malmedi, qui cultive la botanique avec un zèle aujourd’hui si rare; qui a coopéré avec tant de talents à la Flore des plantes des environs de Spa, publiée par M. Le Jeune, enfin qui s’occupe actuellement de recherches sur les cryptogames de ces contrées, a bien voulu nous communiquer le Rosier dont nous donnons la figure. Il a de grands rapports avec le R. Rubiginosa γ. de M. le professeur Rau, qui présente aussi de très-petites fleurs. Après avoir examiné les deux individus et les avoir comparés avec le plus grand soin, nous avons été amenés à considérer le R. Nemorosa comme une variété du Rubiginosa, dont il a tous les caractères; c’est pourquoi nous nous sommes décidé à le ranger dans le groupe de ces arbrisseaux où il prendra son rang dans la division des variétés qui présentent des pédoncules et des tubes hérissés. (Voyez tome i de cet ouvrage, page g3). Cependant ce joli Rosier sera toujours distingué par ses jeunes rameaux et les sommités de ses tiges privés d’aiguillons, ses folioles d’un verd gai, et ses fleurs très-petites, caractères déja signalés par mademoiselle Libert dans la Flore de Spa, qui le séparent assez bien comme variété, mais qu’on doit considérer comme insuffisants pour constituer une espèce, sur-tout dans l’état actuel des connaissances acquises sur le Rosier, qui exige plutôt le rapproche-ment, selon les principes de la méthode naturelle, que la séparation des individus.
Ce Rosier se trouve dans les bois arides et pierreux des environs de Malmedi. Mademoiselle Libert l’a plusieurs fois rencontré dans ses excursions; cependant elle assure qu’il n’est pas commun.
- R. germinibus ovatis pedunculisque glanduloso-hispidis; foliolis quinis, rarius septenis, rotundo-ellipticis, supra subpubescentibus, subtus villoso-glandulosis, incequaliter serratis; petiolis villosulis cau-leque aculeatis; floribus parvulis. (N.)
- R. (Nemorosa). Libert, ined. dans Le Jeune, Fl. de Spa 2, ?. 311.