Rosa Sempervirens Leschenaultiana
Rosa Sempervirens Leschenaultiana
Le Rosier Leschenault
- 学名
- Le Rosier Leschenault
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 159
- 原书页码
- p.159
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.41∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花单瓣;叶对生,叶片呈卵形至椭圆形,边缘具锯齿;枝条上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.7%,叶色 9.8%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 38%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动,最后集中在花朵上。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状线条和清晰的轮廓线。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
庭皋静,又一番叶落,天下皆秋。
—— 宋·李曾伯《沁园春》
这一句由本幅的意象词「素、雅、静、谧」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:素雅、静谧。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1824 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。图中描绘的是 Rosa Sempervirens Leschenaultiana,归入蔷薇属(Rosa)。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 159,见第 159 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Nous avons donné à cette belle variété du R. Sempervirens, le nom de M. Leschenault, qui a bien voulu nous la com-muniquer. Ce savant voyageur l’a trouvée sur la montagne de Nelligerry, l’une des plus élevées de celles de Gate, en Asie, dans la presquile en-deçà du Gange.
L’arbrisseau est rampant, de sa nature; mais lorsqu’il rencontre un soutien, il sélève à une hauteur prodigieuse (soixante à soixante-dix pieds). Ses branches, armées de quelques aiguillons épars, sont d’une teinte violette recouverte d’une espèce de poussière glauque, qu’on pourrait comparer à la gelée blanche: le même phénomène se fait remarquer sur presque toutes les parties foliacées du Rosier. Les feuilles se composent de cinq ou sept folioles elliptiques, ovales à la base, pointues au sommet, finement et simplement dentées. Elles sont portées par des pétioles munis d’un grand nombre de poils glanduleux, entremdlés de quelques petits aiguillons crochus. Les stipules sont décurrentes, à bords simples, bifides au som-met. Les fleurs, d’une odeur suave, naissent, plusieurs ensemble, à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches principales. Le pédoncule qui les supporte, ainsi que le tube ovoide du calice, sont recouverts d’un très-grand nombre de poils glanduleux. Les divisions du limbe sont en-tières, spatulées, ou pointues, et parfois bifides au sommet. Corolle de cinq pétales, grands, d’un blanc pur, échancrés en cœur. Etamines nombreuses; styles soudés, réunis en une colonne hérissée d’un grand nombre de petits poils jaunâtres, et surmontés de stigmates violets.
Observations
Le Rosier Leschenault a quelques rapports avec le Sempervirens latifolia que nous avons publié vol. a de cet ouvrage, p. et fig. 49; mais ce dernier s’en éloigne par ses tiges et toutes ses parties foliacées de couleur verte ordinaire; ses tubes à peu près glabres; ses divisions calicinales pinnatifides; ses pétales souvent marqués, à l’extérieur, de fascies longitudinales rougeâtres, etc.
Les naturels du pays dans lequel ce Rosier croit spontanément l’appellent Samatigné. Il n’en existe, à Paris, que des échantillons desséchés qui appartiennent à M. Leschenault De Latour. Les jardinistes regretteront qu’il n’ait pas été possible d’en apporter en Europe quelques pieds vivants: il eût été curieux de voir dans nos parcs et nos jardins paysagistes un frêle arbrisseau s’élancer vers le sommet de nos plus grands ar-bres, les surpasser encore, et répandre au loin le parfum de ses fleurs.
R. germinibus ovatis pedunculisque hispido-glandulosis; caule petiolisque aculeatis, violaceo-pruinosis; stylis in columnam pilosam coalitis. (N.)