Rosa Andegavensis
Le Rosier d’Anjou
Le Rosier d’Anjou
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.56 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Rosa andegavensis: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 7.0% of the sheet, foliage 18.1%, the cast red. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant fills 41% of the sheet, centred a little left of centre — the herbarium way, drawn to be read whole.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
惟国香耐久,素秋同德。
—— 宋·魏了翁《满江红》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1824 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Arbrisseau qui s’élève en buisson à la hauteur de huit ou dix pieds. Il est armé d’aiguillons assez rares, petits et crochus sur les branches adultes, mais presque droits sur les rameaux florifères. Les feuilles se composent de cinq, plus souvent de sept folioles ovales-pointues, très-glabres, munies de dents simples un peu plus écartées entre elles qu’elles ne le sont ordinairement dans d’autres espèces sauvages. Ces folioles sont portées par des pétioles variables, par-fois rudes au toucher, ou même un peu aiguillonnés, mais le plus souvent glabres, munis à leur base de stipules bifides, glanduleuses en leur bord. Les fleurs, qui répandent une légère odeur de fraise, d’abord d’un rose-pâle, puis blanches en finissant, sont quelquefois solitaires à l’extrémité des rameaux, mais plus souvent disposées par deux ou trois. Le tube du calice et le pédoncule, sont plus ou moins hérissés de poils assez longs surmontés de petites glandes roussâtres, à peine visibles à l’œil nu. On remarque quelquefois, sur les rameaux munis de plusieurs fleurs., que l’une d’entre elles est supportée par un tube et un pédicelle absolument glabres. La corolle présente cinq pétales échancrés en cœur au sommet. Les divisions du limbe, trois pinna-tifides et deux simples, sont cotonneuses à l’intérieur comme sur leur bord, et couvertes, extérieurement, de glandes un peu pédicellées. Les styles sont courts, distincts et pubescents: enfin les fruits sont ovoïdes, et l’on y retrouve, à leur maturité, une partie de ces poils glanduleux qui sont l’un des caractères distinctifs de cette espèce.
Observations particulieres à cet arbuste
Le Rosier d’Anjou a des rapports avec le R. Canina, dont il ne diffère que par ses tubes et ses pédoncules hispides, ainsi que par ses folioles à dentelures toujours entières. Il ressemble encore, par le port, au R. Glandulosa de Bellard (Act. Acad. Tur. 1790, p. 230); mais les fleurs, dans cette dernière espèce, sont constamment solitaires et d’un rouge très-vif. Les folioles sont d’ailleurs surdentées.
C’est M. Bastard qui, le premier, a présenté cet arbuste, sous le nom de R. Ande-gavensis, dans sa Flore de Maine-et-Loire; mais M. Leman vient de réclamer l’honneur de la découverte de l’espèce, et l’avantage de l’avoir indiquée à M. Bastard, avant la publication de sa Flore. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans une note sur les Rosiers, communiquée par M. Leman à la société Phylomatique de Paris, le 9 mai 1818, insérée au Journal de Physique du mois de novembre suivant, pages 358–367:
M. Bastard, dit l’auteur de la note page 362, m’invita à lui donner mon avis sur un grand nombre « de plantes de l’Anjou qui devoient être décrites dans la Flore de Maine-et-Loire… Parmi les plantes que ce Botaniste m’avoit envoyées, il y avoit plusieurs Rosiers donnés pour des variétés du R. Canina; mais je m’aperçus bientôt que plusieurs espèces étoient confondues sous ce nom; j’en écrivis à M. Bastard en lui communiquant mon sentiment, et quelque temps après, l’une de ces espèces, que j’avois signalée, fut publiée dans la Flore de Maine-et-Loire sous le nom de Rosier d’Anjou (Rosa Andegavensis)…1
Le Rosier d’Anjou est commun dans toute la France: indépendamment des lieux où on le rencontre, indiqués par MM. Bastard et De Candolle, nous lavons trouvé dans les bois de la Brie, aux environs du château de Beauverger; à Meudon, dans les clôtures qui environnent la propriété de M. le général De Montcera; à Belleville, près-Paris, dans une haie de la rue Saint-Laurent, et ailleurs.
Cette espèce présente plusieurs variétés qu’on pourrait établir d’après des feuilles plus ou moins glauques; des folioles plus petites dans quelques individus; ou d’après le plus ou le moins de poils spiniformes qui recouvrent les tubes et les pédoncules.
- R. Andegavensis. Bast. Fl. de M. et Loire, p. 189.
- R. (Andegavensis) Germinibus ovatis pedunculisque hispidis, ca-lycinis lacinüs pinnatifidis, foliolis ovatis glaberrimis, stylis brevibus subpubescentibus. Lois. Not. p. 81. DC. Fl. Franç. vol. 6, p. 539.
- R. (Canina grandidentata). Desv. Journ. Bot. septemb. 1813, p. 115, var. ι.
- Dans cette même note, M. Leman, revendique encore, comme étant le fruit de ses propres observations, la méthode de séparation des Rosiers en divers groups, d’après la considération de leurs folioles simplement dentées on surdentées, etc.