Rosa Andegavensis
Le Rosier d’Anjou
Le Rosier d’Anjou
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 118
- 原书页码
- p.118
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.56∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa andegavensis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 7.0%,叶色 18.1%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 41%,重心略偏左——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动至花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
惟国香耐久,素秋同德。
—— 宋·魏了翁《满江红》
这一句由本幅的意象词「素、雅、静」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:素、雅、静。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1824 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Rosa Andegavensis,在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 118,对应原书第 118 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau qui s’élève en buisson à la hauteur de huit ou dix pieds. Il est armé d’aiguillons assez rares, petits et crochus sur les branches adultes, mais presque droits sur les rameaux florifères. Les feuilles se composent de cinq, plus souvent de sept folioles ovales-pointues, très-glabres, munies de dents simples un peu plus écartées entre elles qu’elles ne le sont ordinairement dans d’autres espèces sauvages. Ces folioles sont portées par des pétioles variables, par-fois rudes au toucher, ou même un peu aiguillonnés, mais le plus souvent glabres, munis à leur base de stipules bifides, glanduleuses en leur bord. Les fleurs, qui répandent une légère odeur de fraise, d’abord d’un rose-pâle, puis blanches en finissant, sont quelquefois solitaires à l’extrémité des rameaux, mais plus souvent disposées par deux ou trois. Le tube du calice et le pédoncule, sont plus ou moins hérissés de poils assez longs surmontés de petites glandes roussâtres, à peine visibles à l’œil nu. On remarque quelquefois, sur les rameaux munis de plusieurs fleurs., que l’une d’entre elles est supportée par un tube et un pédicelle absolument glabres. La corolle présente cinq pétales échancrés en cœur au sommet. Les divisions du limbe, trois pinna-tifides et deux simples, sont cotonneuses à l’intérieur comme sur leur bord, et couvertes, extérieurement, de glandes un peu pédicellées. Les styles sont courts, distincts et pubescents: enfin les fruits sont ovoïdes, et l’on y retrouve, à leur maturité, une partie de ces poils glanduleux qui sont l’un des caractères distinctifs de cette espèce.
Observations particulieres à cet arbuste
Le Rosier d’Anjou a des rapports avec le R. Canina, dont il ne diffère que par ses tubes et ses pédoncules hispides, ainsi que par ses folioles à dentelures toujours entières. Il ressemble encore, par le port, au R. Glandulosa de Bellard (Act. Acad. Tur. 1790, p. 230); mais les fleurs, dans cette dernière espèce, sont constamment solitaires et d’un rouge très-vif. Les folioles sont d’ailleurs surdentées.
C’est M. Bastard qui, le premier, a présenté cet arbuste, sous le nom de R. Ande-gavensis, dans sa Flore de Maine-et-Loire; mais M. Leman vient de réclamer l’honneur de la découverte de l’espèce, et l’avantage de l’avoir indiquée à M. Bastard, avant la publication de sa Flore. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans une note sur les Rosiers, communiquée par M. Leman à la société Phylomatique de Paris, le 9 mai 1818, insérée au Journal de Physique du mois de novembre suivant, pages 358–367:
M. Bastard, dit l’auteur de la note page 362, m’invita à lui donner mon avis sur un grand nombre « de plantes de l’Anjou qui devoient être décrites dans la Flore de Maine-et-Loire… Parmi les plantes que ce Botaniste m’avoit envoyées, il y avoit plusieurs Rosiers donnés pour des variétés du R. Canina; mais je m’aperçus bientôt que plusieurs espèces étoient confondues sous ce nom; j’en écrivis à M. Bastard en lui communiquant mon sentiment, et quelque temps après, l’une de ces espèces, que j’avois signalée, fut publiée dans la Flore de Maine-et-Loire sous le nom de Rosier d’Anjou (Rosa Andegavensis)…1
Le Rosier d’Anjou est commun dans toute la France: indépendamment des lieux où on le rencontre, indiqués par MM. Bastard et De Candolle, nous lavons trouvé dans les bois de la Brie, aux environs du château de Beauverger; à Meudon, dans les clôtures qui environnent la propriété de M. le général De Montcera; à Belleville, près-Paris, dans une haie de la rue Saint-Laurent, et ailleurs.
Cette espèce présente plusieurs variétés qu’on pourrait établir d’après des feuilles plus ou moins glauques; des folioles plus petites dans quelques individus; ou d’après le plus ou le moins de poils spiniformes qui recouvrent les tubes et les pédoncules.
- R. Andegavensis. Bast. Fl. de M. et Loire, p. 189.
- R. (Andegavensis) Germinibus ovatis pedunculisque hispidis, ca-lycinis lacinüs pinnatifidis, foliolis ovatis glaberrimis, stylis brevibus subpubescentibus. Lois. Not. p. 81. DC. Fl. Franç. vol. 6, p. 539.
- R. (Canina grandidentata). Desv. Journ. Bot. septemb. 1813, p. 115, var. ι.
- Dans cette même note, M. Leman, revendique encore, comme étant le fruit de ses propres observations, la méthode de séparation des Rosiers en divers groups, d’après la considération de leurs folioles simplement dentées on surdentées, etc.