Rosa Gallica var Purpurea velutina, parva
狗牙蔷薇
Le Rosier de Van Eeden
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.33 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 13 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Rosa gallica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet gallica means “of Gaul” — the name records the feature the namer noticed first. The Chinese name 狗牙蔷薇 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 3.9% of the sheet, foliage 14.6%, the cast red. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 23% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
叶重碧云片,花簇紫霞英。
—— 唐·白居易《和荅詩十首 荅桐花》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Magnifique variété du Rosier de Provins, obtenue de semis par Van Eeden, habile pépiniériste à Harlem, et dont il a décoré, en 1810, les beaux jardins de la Malmaison.
Les rameaux de cet arbuste rampent sur la terre comme les tiges du R. Arvensis de nos forêts, toutefois sans s’étendre au-delà d’un pied ou deux, et sans que ces rameaux reproduisent, comme ceux de l’Arvensis, de nouvelles racines qui les rattachent au sol. Les branches principales sont armées d’aiguillons inégaux, assez nombreux et presque droits: les rameaux florifères n’en présentent qu’un petit nombre. Les folioles sont ovales-oblongues, arrondies à la base, pointues au sommet, vertes en-dessus, légèrement tomenteuses en-dessous, et doublement dentées. Le pétiole qui les supporte est velu, garni de très-petits aiguillons droits, muni, à sa base, de stipules un peu denticulées et glanduleuses en leur bord. Les pédoncules sont également velus, hérissés de pareils aiguillons. Le tube du calice est arrondi. Les divisions du limbe, courtes, pointues au sommet, très-entières, sont velues intérieurement et, comme le tube lui-même, un peu hispides à l’extérieur. Les fleurs, disposées par trois ou quatre à l’extrémité des ra-muscules qui sortent des branches principales, sont composées de trois rangs de pétales, de grandeur moyenne, d’un pourpre éclatant, au moment de l’épanouissement: ces pétales donnent, par les différentes directions du jour, un reflet violet et comme velouté, d’un effet admirable, effet encore augmenté par les étamines dorées qu’on aperçoit au centre de la fleur. Les styles sont velus et presque réunis en faisceau.
Observations particulières à ce Rosier
Les couleurs manquent à la peinture pour rendre fidèlement les nuances qu’on remarque dans la fleur de cet arbuste, et le dessin joint à notre description ne les représente que faiblement, quoique le peintre ait employé toutes les ressources de son art. Il en est ainsi de la plupart des variétés qui dérivent du Rosa Gallica, dont le nombre, d’après les catalogues des pépiniéristes de la France et des Pays-Bas, s’élève aujourd’hui à près de cinq cents, dans les fleurs desquelles on retrouve une grande partie de la série des teintes de la table des couleurs de Newton. On doit sentir que le peintre ne peut pas plus que le botaniste offrir aux yeux ou exprimer de telles différences, quoique chacun de ces individus puisse être, pour un œil exercé, l’objet d’une sensation particulière.
Après la mort de Joséphine, ce beau Rosier a disparu de la Malmaison, et nous ignorons dans quel lieu il végète en franc-de-pied. On le trouve encore greffé dans un petit nombre de jardins d’amateurs, et notamment dans celui de Fleury; mais on conçoit que, dans cet état, il a perdu son caractère de variété à tiges couchées et presque rampantes, C’est-à-dire son principal mérite aux yeux des botanistes. Au reste, la greffe n’a point altéré la beauté de la fleur; peut-être, même, a-t-elle ajouté à son volume et à l’éclat de ses couleurs. Comme toutes les Roses de Provins, pourpres ou violettes, ses pétales, en finissant, prennent une teinte noire générale, qui n’est que le prélude de leur chûte et l’effet de l’absence de la circulation de la sève. On sait que c’est cette circonstance qui donne lieu à la supposition des Roses noires.
Il serait facile d’obtenir de nouveaux francs-de-pied de cet arbuste en le marcottant: il suffirait pour cela de coucher l’églantier greffé et de le rapprocher ainsi du sol. Dans son état naturel, il n’exige aucun soin seulement il faut se garder de le redresser; on doit laisser ses branches se coucher et ramper parmi les arbustes qui l’environnent, sans les déranger de la direction qu’elles paraissent vouloir prendre. C’est en abandonnant le Rosier à lui-même qu’on en obtenait de magnifiques fleurs à la Malmaison, et c’est ce que pratique encore aujourd’hui Van Eeden dans ses belles pépinières de Harlem.
- R. germinibus globosis, foliosis subtus subpubescentibus; laciniis calycinis integerrimis; ramis subprostratis. (N.)