狗牙蔷薇
Rosa Gallica var Purpurea velutina, parva
Le Rosier de Van Eeden
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier de Van Eeden
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 63
- 原书页码
- p.63
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.33∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa gallica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 gallica 意为“高卢”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上无刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.9%,叶色 14.6%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 23%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的红色花朵移动到右边的紫色花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
叶重碧云片,花簇紫霞英。
—— 唐·白居易《和荅詩十首 荅桐花》
这一句由本幅的意象词「红、紫、绿、叶」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:红、紫、绿叶。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:典雅。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1821 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。画面主体是狗牙蔷薇。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 63,见第 63 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Magnifique variété du Rosier de Provins, obtenue de semis par Van Eeden, habile pépiniériste à Harlem, et dont il a décoré, en 1810, les beaux jardins de la Malmaison.
Les rameaux de cet arbuste rampent sur la terre comme les tiges du R. Arvensis de nos forêts, toutefois sans s’étendre au-delà d’un pied ou deux, et sans que ces rameaux reproduisent, comme ceux de l’Arvensis, de nouvelles racines qui les rattachent au sol. Les branches principales sont armées d’aiguillons inégaux, assez nombreux et presque droits: les rameaux florifères n’en présentent qu’un petit nombre. Les folioles sont ovales-oblongues, arrondies à la base, pointues au sommet, vertes en-dessus, légèrement tomenteuses en-dessous, et doublement dentées. Le pétiole qui les supporte est velu, garni de très-petits aiguillons droits, muni, à sa base, de stipules un peu denticulées et glanduleuses en leur bord. Les pédoncules sont également velus, hérissés de pareils aiguillons. Le tube du calice est arrondi. Les divisions du limbe, courtes, pointues au sommet, très-entières, sont velues intérieurement et, comme le tube lui-même, un peu hispides à l’extérieur. Les fleurs, disposées par trois ou quatre à l’extrémité des ra-muscules qui sortent des branches principales, sont composées de trois rangs de pétales, de grandeur moyenne, d’un pourpre éclatant, au moment de l’épanouissement: ces pétales donnent, par les différentes directions du jour, un reflet violet et comme velouté, d’un effet admirable, effet encore augmenté par les étamines dorées qu’on aperçoit au centre de la fleur. Les styles sont velus et presque réunis en faisceau.
Observations particulières à ce Rosier
Les couleurs manquent à la peinture pour rendre fidèlement les nuances qu’on remarque dans la fleur de cet arbuste, et le dessin joint à notre description ne les représente que faiblement, quoique le peintre ait employé toutes les ressources de son art. Il en est ainsi de la plupart des variétés qui dérivent du Rosa Gallica, dont le nombre, d’après les catalogues des pépiniéristes de la France et des Pays-Bas, s’élève aujourd’hui à près de cinq cents, dans les fleurs desquelles on retrouve une grande partie de la série des teintes de la table des couleurs de Newton. On doit sentir que le peintre ne peut pas plus que le botaniste offrir aux yeux ou exprimer de telles différences, quoique chacun de ces individus puisse être, pour un œil exercé, l’objet d’une sensation particulière.
Après la mort de Joséphine, ce beau Rosier a disparu de la Malmaison, et nous ignorons dans quel lieu il végète en franc-de-pied. On le trouve encore greffé dans un petit nombre de jardins d’amateurs, et notamment dans celui de Fleury; mais on conçoit que, dans cet état, il a perdu son caractère de variété à tiges couchées et presque rampantes, C’est-à-dire son principal mérite aux yeux des botanistes. Au reste, la greffe n’a point altéré la beauté de la fleur; peut-être, même, a-t-elle ajouté à son volume et à l’éclat de ses couleurs. Comme toutes les Roses de Provins, pourpres ou violettes, ses pétales, en finissant, prennent une teinte noire générale, qui n’est que le prélude de leur chûte et l’effet de l’absence de la circulation de la sève. On sait que c’est cette circonstance qui donne lieu à la supposition des Roses noires.
Il serait facile d’obtenir de nouveaux francs-de-pied de cet arbuste en le marcottant: il suffirait pour cela de coucher l’églantier greffé et de le rapprocher ainsi du sol. Dans son état naturel, il n’exige aucun soin seulement il faut se garder de le redresser; on doit laisser ses branches se coucher et ramper parmi les arbustes qui l’environnent, sans les déranger de la direction qu’elles paraissent vouloir prendre. C’est en abandonnant le Rosier à lui-même qu’on en obtenait de magnifiques fleurs à la Malmaison, et c’est ce que pratique encore aujourd’hui Van Eeden dans ses belles pépinières de Harlem.
- R. germinibus globosis, foliosis subtus subpubescentibus; laciniis calycinis integerrimis; ramis subprostratis. (N.)