Rosa Rubiginosa var Flore Semi-Pleno
Le Rosier Rouillé
Le Rosier Rouillé
Ten ways of seeing
- measured cast red
- slightly upright 1.27 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Rosa rubiginosa: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 6.7% of the sheet, foliage 6.0%, the cast red with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is slightly tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 29% of the sheet, centred near the centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
冉冉梅花暖。
—— 宋·毛滂《清平乐》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Cet arbrisseau, connu dans nos pépinières sous le nom de Rosier petite Hessoise, s’élève à la hauteur de trois ou quatre pieds. Ses tiges, glabres et rameuses, sont armées d’aiguillons épars, recourbés, les uns longs, les autres petits. Les feuilles sont composées de cinq, rarement de sept folioles de moyenne grandeur, à-peu-près rondes, presque glabres en-dessus, couvertes par-dessous et en leurs bords de poils glanduleux et visqueux, souvent de couleur de rouille, et donnant, lorsqu’on les froisse entre les doigts, une odeur analogue à celle de la pomme de reinette. Elles sont portées par un pétiole velu, ai-guillonné, muni à sa base de deux stipules bifides, assez larges, et par-tout glanduleuses comme le sont, en général, les parties foliacées du Rosier. Les fleurs, tantôt solitaires, tantôt réunies au nombre de trois ou de quatre, sont supportées par des pédoncules hérissés, ainsi que les tubes presque ovoïdes dés calices, de longs poils spinuliformes, la plupart surmontés d’une petite glande. Les divisions pinnatifides du limbe sont couvertes de pareils poils à l’extérieur, et garnies d’un duvet blanchâtre à l’intérieur. Corolle de dix, quinze, et par-fois de vingt pétales échancrés au sommet, d’un rose tendre, un peu blanchâtres vers la base. Les fruits, d’un rouge-orangé, sont presque glabres à la maturité. Ils persistent long-temps.
Observations particulières à ce Rosier
Les amateurs ont observé, pour la première fois, cette jolie variété du R. rubiginosa, dans le jardin du peintre de cet ouvrage, qui l’a obtenue de semis il y a quinze ans, et communiquée à nos pépiniéristes, qui l’ont répandue dans la France et dans l’étranger. Aussi est-elle aujourd’hui assez commune dans les collections. On connait une sous-variété, à folioles beaucoup plus larges et plus arrondies, et à fleurs nombreuses disposées en une espèce d’ombelle: c’est vraisemblablement une modification à fleurs semi-doubles du R. rubiginosa Canadensis de M. Poiret, ency. 6, p. 287.
Puisque nous avons eu l’occasion de nous occuper encore, dans cet ouvrage, du R. rubiginosa, nous rapporterons ici un fait qui concerne cet arbrisseau. Il se trouve consigné dans la Flore de Spa, par M. Le Jeune, t. 2, suppl. p. 315. Cet auteur, après avoir déploré la manie qui s’est introduite depuis quelques années, de créer une multitude d’espèces de Rosier prétendues nouvelles, fondées sur des caractères presque toujours fugitifs, s’est exprimé en ces termes.
Un fait, qui s’est présenté à moi dans ces dernières années, quoique isolé, mais observé avec le plus grand soin et rapporté avec la plus exacte vérité, c’est qu’un Rosier à cent feuilles (Rosa centifolia L.) ayant donné un cynorhode rempli de graines bien aoutées, je les semai dans un pot en l’automne de 1807, c’est-à-dire un peu après la récolte. Au printemps de 1808, une seule graine leva, et produisit un Rosier qui atteignit environ un décimètre de hauteur à la fin de l’été: je le livrai alors à la pleine terre, où il s’éleva à environ un demi-mètre l’an 1809, et devint très-touffu et très-épineux; l’an 1810, il végéta encore assez, mais il ne fleurit pas encore; enfin, en 1811, il montra des boutons qui s’épanouirent en juin, et donnèrent des Roses exactement semblables, pour la forme et la couleur, au Rosa rubiginosa L. Fl. de Spa, 1re partie, p. 230, avec tous les autres caractères spécifiques pris de l’ensemble de cet arbrisseau…
Ce phénomène, très-remarquable, est digne de fixer l’attention des botanistes et des jardi-nistes: il serait à souhaiter qu’il devint l’occasion d’expériences suivies sur les produits de la semence des graines du Rosier: peut-être leur résultat nous procurerait-il la connaissance exacte des véritable types, qu’on retrouve si rarement!
- R. (Eglanteria fl. pleno) folus odoratis; germinibus ovatis, pedunculisque hispidis; caule et petiolis aculeatis; aculeis magnis, recurvis; foliolis ovatis, subtus rubiginosis, glanduloso-pilosis. Andr. Mon. of the gen. Ros. cum tab.
- R. Rubiginosa. Miss Law. Tab. 56. Du P. Gym. Ros. ut supra, sp. 2, var. 8, pag. 14.