Rosa Rubiginosa var Flore Semi-Pleno
Le Rosier Rouillé
Le Rosier Rouillé
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 92
- 原书页码
- p.92
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 略纵 1.27∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa rubiginosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 6.7%,叶色 6.0%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 29%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子移动到右上方盛开的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
冉冉梅花暖。
—— 宋·毛滂《清平乐》
这一句由本幅的意象词「花、叶、茎」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:花、叶、茎。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1821 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。原书题作“Rosa Rubiginosa var Flore Semi-Pleno”。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 92,对应原书第 92 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cet arbrisseau, connu dans nos pépinières sous le nom de Rosier petite Hessoise, s’élève à la hauteur de trois ou quatre pieds. Ses tiges, glabres et rameuses, sont armées d’aiguillons épars, recourbés, les uns longs, les autres petits. Les feuilles sont composées de cinq, rarement de sept folioles de moyenne grandeur, à-peu-près rondes, presque glabres en-dessus, couvertes par-dessous et en leurs bords de poils glanduleux et visqueux, souvent de couleur de rouille, et donnant, lorsqu’on les froisse entre les doigts, une odeur analogue à celle de la pomme de reinette. Elles sont portées par un pétiole velu, ai-guillonné, muni à sa base de deux stipules bifides, assez larges, et par-tout glanduleuses comme le sont, en général, les parties foliacées du Rosier. Les fleurs, tantôt solitaires, tantôt réunies au nombre de trois ou de quatre, sont supportées par des pédoncules hérissés, ainsi que les tubes presque ovoïdes dés calices, de longs poils spinuliformes, la plupart surmontés d’une petite glande. Les divisions pinnatifides du limbe sont couvertes de pareils poils à l’extérieur, et garnies d’un duvet blanchâtre à l’intérieur. Corolle de dix, quinze, et par-fois de vingt pétales échancrés au sommet, d’un rose tendre, un peu blanchâtres vers la base. Les fruits, d’un rouge-orangé, sont presque glabres à la maturité. Ils persistent long-temps.
Observations particulières à ce Rosier
Les amateurs ont observé, pour la première fois, cette jolie variété du R. rubiginosa, dans le jardin du peintre de cet ouvrage, qui l’a obtenue de semis il y a quinze ans, et communiquée à nos pépiniéristes, qui l’ont répandue dans la France et dans l’étranger. Aussi est-elle aujourd’hui assez commune dans les collections. On connait une sous-variété, à folioles beaucoup plus larges et plus arrondies, et à fleurs nombreuses disposées en une espèce d’ombelle: c’est vraisemblablement une modification à fleurs semi-doubles du R. rubiginosa Canadensis de M. Poiret, ency. 6, p. 287.
Puisque nous avons eu l’occasion de nous occuper encore, dans cet ouvrage, du R. rubiginosa, nous rapporterons ici un fait qui concerne cet arbrisseau. Il se trouve consigné dans la Flore de Spa, par M. Le Jeune, t. 2, suppl. p. 315. Cet auteur, après avoir déploré la manie qui s’est introduite depuis quelques années, de créer une multitude d’espèces de Rosier prétendues nouvelles, fondées sur des caractères presque toujours fugitifs, s’est exprimé en ces termes.
Un fait, qui s’est présenté à moi dans ces dernières années, quoique isolé, mais observé avec le plus grand soin et rapporté avec la plus exacte vérité, c’est qu’un Rosier à cent feuilles (Rosa centifolia L.) ayant donné un cynorhode rempli de graines bien aoutées, je les semai dans un pot en l’automne de 1807, c’est-à-dire un peu après la récolte. Au printemps de 1808, une seule graine leva, et produisit un Rosier qui atteignit environ un décimètre de hauteur à la fin de l’été: je le livrai alors à la pleine terre, où il s’éleva à environ un demi-mètre l’an 1809, et devint très-touffu et très-épineux; l’an 1810, il végéta encore assez, mais il ne fleurit pas encore; enfin, en 1811, il montra des boutons qui s’épanouirent en juin, et donnèrent des Roses exactement semblables, pour la forme et la couleur, au Rosa rubiginosa L. Fl. de Spa, 1re partie, p. 230, avec tous les autres caractères spécifiques pris de l’ensemble de cet arbrisseau…
Ce phénomène, très-remarquable, est digne de fixer l’attention des botanistes et des jardi-nistes: il serait à souhaiter qu’il devint l’occasion d’expériences suivies sur les produits de la semence des graines du Rosier: peut-être leur résultat nous procurerait-il la connaissance exacte des véritable types, qu’on retrouve si rarement!
- R. (Eglanteria fl. pleno) folus odoratis; germinibus ovatis, pedunculisque hispidis; caule et petiolis aculeatis; aculeis magnis, recurvis; foliolis ovatis, subtus rubiginosis, glanduloso-pilosis. Andr. Mon. of the gen. Ros. cum tab.
- R. Rubiginosa. Miss Law. Tab. 56. Du P. Gym. Ros. ut supra, sp. 2, var. 8, pag. 14.