Rosa Tomentosa var Flore Multiplici
Rosa Tomentosa var Flore Multiplici
Le Rosier Cotonneux
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.60 : 1
First Look
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
To judge painting by likeness alone is the view of a child.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 19 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Rosa tomentosa: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 3.2% of the sheet, foliage 6.5%, the cast red with a second note of crimson. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant fills 41% of the sheet, centred near the centre — the herbarium way, drawn to be read whole.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
何如自嗅残花蕊。
—— 宋·刘辰翁《摸鱼儿》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1821.
About this plate
Description
Cet arbrisseau fait partie du groupe des Rosiers à feuilles velues sur les deux faces (R. villosce, l. c. p. 39). Il s’élève, en buisson, à la hauteur de quatre ou cing pieds. Ses branches sont armées de forts aiguillons grisâtres, presque droits, dilatés à leur base, épars, et parfois disposés deux par deux près des stipules des feuilles. Ses folioles, au nombre de cinq, rarement de sept, grandes, velues des deux côtés, doublement dentées, sont portées par un pétiole aussi velu, et garni de quelques petits aiguillons crochus. A la base de ce pétiole sont deux stipules larges, bifides, pointues et quelquefois foliacées au sommet, denticulées en leur bord. Les fleurs, rarement solitaires, plus souvent disposées par trois, naissent à l’extrémité des rameaux: elles sont supportées par des pédoncules hérissés d’un grand nombre de poils fermes, terminés par des glandes. Le tube du calice, de forme ovoide, est entièrement couvert de pareils poils. A la base de ceux des pédoncules qui se trouvent chargés de trois fleurs, sont deux bractées ovales-pointues, un peu foliacées au sommet. Chaque pédicelle est muni de bractées qui lui sont propres; mais celui du milieu, toujours plus court que les deux autres, en est privé, par les motifs que nous avons déja exposés plusieurs fois. La corolle se compose de quatre à cinq rangs de pétales, d’un rose-tendre, très-agréable à l’œil, irrégulièrement échancrés au sommet, un peu jaunes vers longlet. Les divisions du limbe, allongées, souvent entières, quelquefois garnies de petites pinnules simples, sont cotonnenses à l’intérieur, et couvertes, extérieurement, de poils glanduleux. Fruit gros, un peu renflé vers le milieu, rouge à la maturité, mais ayant alors perdu une grande partie des aspérités qui le couvraient avant cette époque.
Observations
Ce Rosier est assez commun dans les jardins, où on le confond souvent avec le Rosier velu à fleurs doubles; cependant celui-ci en diffère par ses tiges plus élancées et beaucoup plus élevées, les tubes de ses calices globuleux, et ses pétales d’un rose plus foncé. Il est vraisemblable que notre Rosier est un produit de la semence des graines du R. tomentosa de nos fo-rêts, et, à la vue de notre dessin, on s’appercevra aisément que la culture, en multipliant les pétales, a considérablement augmenté le volume de la fleur, comme de toutes les parties foliacées de l’arbrisseau. Cultivé à l’ombre et dans un terrain frais, ce Rosier donne, au commencement de l’été, une multitude de fleurs d’une odeur faible, mais très-agréable.
M. le professeur Rau a cru retrouver le type de tous les individus qui concourent à former le groupe des villosæ, dans le R. rubiginosa et ses variétés. Selon ce savant, il n’existe de différence qu’en raison des proportions qui sont plus grandes dans les villosæ, et plus petites dans les rubiginosæ.