Rosa Tomentosa var Flore Multiplici
Rosa Tomentosa var Flore Multiplici
Le Rosier Cotonneux
- 学名
- Le Rosier Cotonneux
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 98
- 原书页码
- p.98
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、绯红
- 纵幅 1.60∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa tomentosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花单瓣;花瓣约 5 枚;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.2%,叶色 6.5%,主相是红、辅以绯红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 41%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子开始,沿着茎向上移动至顶端的白色花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
何如自嗅残花蕊。
—— 宋·刘辰翁《摸鱼儿》
这一句由本幅的意象词「绿、叶、白、花、黄、蕊」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:绿叶、白花、黄蕊。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1821 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。原书题作“Rosa Tomentosa var Flore Multiplici”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 98,见第 98 页,版式为纵幅,画面以青绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cet arbrisseau fait partie du groupe des Rosiers à feuilles velues sur les deux faces (R. villosce, l. c. p. 39). Il s’élève, en buisson, à la hauteur de quatre ou cing pieds. Ses branches sont armées de forts aiguillons grisâtres, presque droits, dilatés à leur base, épars, et parfois disposés deux par deux près des stipules des feuilles. Ses folioles, au nombre de cinq, rarement de sept, grandes, velues des deux côtés, doublement dentées, sont portées par un pétiole aussi velu, et garni de quelques petits aiguillons crochus. A la base de ce pétiole sont deux stipules larges, bifides, pointues et quelquefois foliacées au sommet, denticulées en leur bord. Les fleurs, rarement solitaires, plus souvent disposées par trois, naissent à l’extrémité des rameaux: elles sont supportées par des pédoncules hérissés d’un grand nombre de poils fermes, terminés par des glandes. Le tube du calice, de forme ovoide, est entièrement couvert de pareils poils. A la base de ceux des pédoncules qui se trouvent chargés de trois fleurs, sont deux bractées ovales-pointues, un peu foliacées au sommet. Chaque pédicelle est muni de bractées qui lui sont propres; mais celui du milieu, toujours plus court que les deux autres, en est privé, par les motifs que nous avons déja exposés plusieurs fois. La corolle se compose de quatre à cinq rangs de pétales, d’un rose-tendre, très-agréable à l’œil, irrégulièrement échancrés au sommet, un peu jaunes vers longlet. Les divisions du limbe, allongées, souvent entières, quelquefois garnies de petites pinnules simples, sont cotonnenses à l’intérieur, et couvertes, extérieurement, de poils glanduleux. Fruit gros, un peu renflé vers le milieu, rouge à la maturité, mais ayant alors perdu une grande partie des aspérités qui le couvraient avant cette époque.
Observations
Ce Rosier est assez commun dans les jardins, où on le confond souvent avec le Rosier velu à fleurs doubles; cependant celui-ci en diffère par ses tiges plus élancées et beaucoup plus élevées, les tubes de ses calices globuleux, et ses pétales d’un rose plus foncé. Il est vraisemblable que notre Rosier est un produit de la semence des graines du R. tomentosa de nos fo-rêts, et, à la vue de notre dessin, on s’appercevra aisément que la culture, en multipliant les pétales, a considérablement augmenté le volume de la fleur, comme de toutes les parties foliacées de l’arbrisseau. Cultivé à l’ombre et dans un terrain frais, ce Rosier donne, au commencement de l’été, une multitude de fleurs d’une odeur faible, mais très-agréable.
M. le professeur Rau a cru retrouver le type de tous les individus qui concourent à former le groupe des villosæ, dans le R. rubiginosa et ses variétés. Selon ce savant, il n’existe de différence qu’en raison des proportions qui sont plus grandes dans les villosæ, et plus petites dans les rubiginosæ.