火炬花·Aletris Fragrans
Aletris Fragrans
Aletris Odorant
- 中文名
- 火炬花·Aletris Fragrans
- 学名
- Aletris Odorant
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 117
- 原书页码
- p.117
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.36∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Aletris odorant:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asphodelaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.2%,叶色 19.6%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 34%,重心偏下——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
“故乡寒食荼醾发”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。图中描绘的是火炬花,在分类体系中列于阿福花科(Asphodelaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 117,对应原书第 117 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
L’Aletris odorant est un arbrisseau de 2–4 mètres, dont le port ressemble à celui des grandes espèces de Yucca et de Dragonniers; sa tige est droite, ferme, lisse, marquée d’anneaux transversaux dus aux cicatrices des feuilles, ordinairement simple, quelquefois divisée en deux branches droites, soit des sa base, soit dans le milieu de sa longueur; elle est fixée à la terre par plusieurs racines ligneuses, branchues, fibreuses, et un peu rougeâtres en dehors.
Ses feuilles sont éparses, embrassantes, étalées, un peu ondulées, fermes, demi-coriaces, d’un vert foncé, très-glabres, lancéolées, pointues, un peu rétrécies a la base, très-entières sur les bords, munies d’une côte longitudinale qui disparait vers le sommet, composées de fibres longitudinales et parallèles; leur longueur est de 3–5 décimètres, sur 7–9 centimètres de largeur.
Les fleurs naissent vers le sommet de la tige, disposées en panicule droite, longue de 3–5 décimètres; le pédoncule, ou l’axe de la panicule, est cylin-drique, légèrement anguleux, glabre, divisé en sept ou huit rameaux étales, courts, épars, qui sortent chacun de l’aisselle d’une bractée large, courte et embrassante; les fleurs sont disposées par faisceaux axillaires et terminaux, portées chacune sur un court pédicelle; chaque faisceau est composé de quinze à vingt fleurs: celles-ci sont grandes, d’un blanc tirant sur le violet ou le pour-pre, et remarquables par l’odeur suave qu’elles exhalent, surtout à l’entrée de la nuit.
La corolle est d’une seule pièce, tubuleuse, presque cylindrique & sa base, rougeâtre en dehors, blanche en dedans, longue de s5 millimètres, divisée, jusqu’au milieu de sa longueur, en six lanières ouvertes, oblongues, obtuses, un peu concaves vers le sommet.
Les étamines sont au nombre de six, insérces sur le tube de la corolle, a la base de chacune de ses lanières; les filets sont blancs, droits, en forme d’alène, égans, en longueur, aus lobes de la corolle; les anthères sont d’un jaune pile, ovoides-oblongues, vacillantes, pleines d’un pollen jaunâtre.
L’ovaire est libre, ovoïde, à trois sillons, d’un vert pale, chargé d’un style blane, cylindrique, un peu plus long que les étamines: ce style est terminé par trois stigmates visqueux, arrondis, rapprochés.
Les fruits de cette plante ne viennent pas à maturité dans les jardins.
Histoire
Cet arbrissenu est originaire d’Afrique. ♄.
On le cultive dans la plupart des jardins botaniques; il exige la serre chaude: on en voit deux individus, remarquables par leur grandeur, dans les serres du jardin des Plantes de Paris.
Il fleurit à la fin du printemps ou au milieu de l’été: ses fleurs exhalent une odeur très-agréable pendant la nuit, et parfument les serres.
Observations
Cette espèce n’a aucune ressemblance, par son port, avec les Aletris farinosa et aurea, les seules qui restent maintenant avec elle dans le genre Aletris; elle en dillère encore par son ovaire tont-à-fait libre, et doit peut-être former un genre particulier.
Explication de la planche
La sommité de la Plante de grandeur naturelle.
- Une fleur.
- La corolle ouverte, pour montrer l’insertion des étamines.
- Une étamine avant l’émission du pollen.
- La mème après l’émission du pollen.
- Le pistil.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Aletris fragrans. A. canlescens foliis lanceolatis laxis. Lin. Spec. 456. Jacq. Vind. 309. Lam. Dict. 1. p. 79. Wild. Spec. 2. p. 183. Pers. Ench. 1. p. 377.
- Aletris fragrans. A. caulescens foliis lanceolatis amplexicaulibus. Mill. Dict. n. 5.
- Aloe africana arborescens floribus albicantibus fragrantissimis. Comm. Hort. 2. p. 7. t. 4. et 1. p. 93. t. 49.