Crinum Asiaticum
Crinum d’Asie
Crinum d’Asie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 348
- 原书页码
- p.348
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.41∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Crinum asiaticum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.2%,叶色 30.9%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 51%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1811 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Crinum Asiaticum”,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 348,见第 348 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
description
Une racine formée d’une touffe de fibres extrêmement serrée donne naissance à une souche demi-herbacée, verte, un peu conique, haute de deux à trois décimètres, épaisse de six à huit centimètres, Cette souche, nue dans sa partie inférieure donne naissance par sa partie supérieure, à un trèsgrand nombre de feuilles lancéolées, oblongues, demi-étalées, courbées en gouttière dans le bas, planes dans la plus grande partie de leur longueur, pliées longitudinalement au sommet, qui est un peu aigu et calleux, légèrement ondulées sur les bords, trèsentières, glabres, longues de six à huit décimètres, larges de six à dix centimètres.
De l’aisselle des feuilles inférieures sortent une ou plusieurs hampes droites, légèrement comprimées, glabres, vertes, de la grosseur d’un doigt, longues de trois à six décimètres. Chacune d’elles porte à son sommet une ombelle formée par plus de douze fleurs que soutiennent des pédicelles courts et épais. Cette ombelle est accompagnée d’une spathe dont les deux valves sont lancéolées, demi-membraneuses, blanchâtres, réfléchies en dessous, et pendantes sur les côtés de la hampe. Des bractées membraneuses, linéaires-lancéolées, également pendantes, naissent de la base de chacun des pédicelles.
Le tube du périgone est vert, lisse, à trois angles très-obtus. En y comprenant lovaire qui est oblong, et qui lui est intimement soudé, sa longueur est de sept ou huit centimètres. Les divisions du limbe sont linéaires, étalées, et même un peu roulées en dessous, longues d’un décimètre au moins. Leur sommet, qui est médiocrement aigu, porte intérieurement une espèce de crochet un peu aplati et moins développé que dans d’autres espèces du même genre.
Les filaments des étamines sont en forme d’alène, de moitié plus courts que les segments du périgone, et d’une belle couleur pourpre dans leur partie supé-rieure. Les anthères sont linéaires, insérées près d’une de leurs extrémités, et pendantes. Le style est égal en longueur aux filaments des étamines, et également rouge dans le haut. Le stigmate est simple.
Histoire
Le Crinum d’Asie croit abondamment dans les sables maritimes de plusieurs des iles Moluques, où, suivant Rumphius, sa racine, qui est un émétique assez actif, est employée avec benucoup de succès dans les cas de blessures faites par des armes empoisonnées. On le cultive dans les jardins de botanique, où on l’abrite dans la serre chaude, et où il fleurit à la fin de l’été, C’est dans celui de M. Bicquelin, rue des Fossés-Saint-Victor, que nous l’avons décrit et figuré.
Observations
Quoique les espèces du genre Crinum soient peu nombreuses, leur histoire est très-embrouillée: cela tient en partie à ce que Linné, en faisant la synonymie de deux de ces espèces, les seules à lui connues qui soient restées dans ce genre, a réuni sous les mêmes noms des plantes très-différentes. Sous le nom de Crinum Americanum, il a confondu celui que nous avons décrit dans notre avant-dernière livraison, et une autre plante qui est ou le Crinum erubescens, ou le Crinum Commelini. Il a rapporté comme synonymes du Crinum Asiaticum, une figure de Miller, qui appartient évidemment au Crinum erubescens; l’Amaryllis bulbisperma de Burmann, qui n’est point un Crinum; la Belutta Pola Taly de l’Hortus Malabaricus, qui a des feuilles linéaires; et la Radix toxicaria de Kumphins, qui, autant qu’on peut le conclure de la boune description faite par cet auteur, est la même plante que celle dont nous donnons ici la figure. Les botanistes qui ont suivi Linné n’ont éclairci qu’imparfaitement l’histoire de cer plantes, et l’ont même embrouillée davantage à quelques égards. Cest ainsi que L’Héritier a appliqué au Crinum Asiaticum une phrase qui ne peut convenir qu’au C. Commelini; qu’Aiton; et, à son exemple, M. Wildenow, ont employé pour caractériser le C. Americanum une phrase que nous avons citée par erreur en Faisant la synonymie de cette dernière espèce, mais qui convient plutot au C. Asiaticum; et pour le C. Asiaticum, une phrase qui convient mieux au C. Americanum et qu’enfin M. Gawler a décrit et liguré comme C. Americanum, le C. Commelini. Quant à nous, nous avons eru devoir prendre pour type du C. Americanam la bonne figure de Commelin, rapportée par Linné i sa variété α; pour type du C. Asiaticum, la plante décrite par Rumphius, et bien figurée depuis par M. Gawler; et enfin pour type du C. Commelini, la figure de Jacquin, étant incertains si celle de Commelin que l’on y a rapportée lui appartient réellement, ou n’appartient pas plutôt au C. crubescens. Quant à cette dernière espèce, tout le monde est d’accord à son égard.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Crimum Asiaticum. C. foliis lanceolatis integerrimis scapo tereti multifloro longioribus, floribus breviter pedicellatis, laciniis tubo staminibusque longioribus, caudice conico, radice fibrosâ.
- Crinum Asiaticum. C. foliis oblongo-lanceolatis; floribus breviter pedicellatis; corolla laciniis lorato-lincaribus, angustis, convoluto-concavis, revoluto-radiantibas, aqualibus; filamentis erecto-divaricantibus, his subduplò brevioribus, basi subarticulatim geniculatis; stigmate depresso. Gawl. in Curt. bot. mag. 1073, excluso syn. L’Hérit. Crino Commelini referendo.
- Crinum Asiaticum. C. foliis carinatis. Lin. fl. Zeyl. 127. Sp. pl. 419. exeluso syn. Milleri. Mant. 362, exclusis syn. Horti Malabarici et Barmanni.
- Crinum Americanum. C. foliis oblongo-lanceolatis margine glaberrimis, apice coaretato-ungniculato, floribus pedicellatis, tubo limbo breviore. Ait. Kew. 1. p. 413? Willd. sp. pl. 2. p. 47? exclusis omnibus synonymis.
- Lilium Zeylanicum bulbiferum et umbelliferum. Herm. Lugd-b. 682. t. 683? Rud-b. Elys. 2. p. 182. t. 10.
- Radis toxicaria. Rumph. Amb. 11. p. 155. t. 69.