蒲公英属
Erythronium Dens Canis
Erythrone Dent de Chien
- 中文名
- 蒲公英属
- 学名
- Erythrone Dent de Chien
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 194
- 原书页码
- p.194
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 近方 0.88∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅近方,主株与细部各占一角,先看它怎么分区。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
此幅未见可靠的学名,只能以原书题名相称——早期图谱里这种情形并不少见。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“蒲公英属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.0%,叶色 5.7%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅近方。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 11%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。
—— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》
“更乞两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1807 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。蒲公英(Erythronium Dens Canis)是本图的主角,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 194,对应原书第 194 页,版式为横幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette jolie plante est une bulbe alongée recouverte de tuniques lâches. Elle se divise pour l’ordinaire, dans sa partie inférieure, en trois ou quatre segments qui sont analogues, pour leur forme, à des dents incisives, et qui émettent des fibres radicales, nombreuses et fort grêles. De son extrémité supérieure naissent deux feuilles radicales, ovales-lancéolées, aigues, longues de 1o à 12 centimètres, larges de trois dans la variété A, plus étroites dans la variété B, verte, et le plus souvent marquées de taches d’un rouge obscur, rétrécies à leur base en un pétiole qui se termine par une gaine de deux à trois centimètres de longueur.
Du milieu de cette gaine il sort une hampe un peu plus longue que les feuilles et terminée par une fleur solitaire pendante, dont la couleur est blanchâtre ou d’un pourpre plus ou moins foncé dans les variétés A et B, jaune dans la variété C.
Le périgone est à six divisions très-profondes. Les segments en sont longs, de trois centimètres environ, étalés, lancéolés, aigus, entiers sur les bords, à demi-réfléchis en dessus. Les trois intérieurs sont munis à leur base interne de deux callosités.
Les étamines, au nombre de six, sont insérées à la base des segments du périgone, et dépassent à peine la moitié de leur longueur. Les filaments sont aplatis, larges dans leur partie moyenne, et rétrécis à leur sommet en une pointe fine qui supporte une anthère oblongue et redressée.
L’ovaire est oblong et triangulaire. Le style qui le surmonte est plus long que les étamines, et terminé par trois stigmates obtus et étalés. La capsule est triangulaire, à trois valves et à trois loges, et renferme des graines arrondies.
Histoire
L’Erythrone Dent de Chien croit naturellement dans les montagnes des contrées méridionales de l’Europe et dans la Sibérie. La variété C, remarquable par sa fleur jaune, est indigène des régions les plus froides de l’Amérique septentrionale.
Cette plante réussit assex bien dans les plates-bandes des jardias, où elle fleurit dans le commencement d’avril.
Les Tartares mangent la racine de l’Erythrone desséchée, réduite en poudre et délayée dans du lait, ou cuite dans du bouillon. Gmelin, à qui l’on doit cette observation, a goûté lui-même plusieurs fois de cet aliment, qu’il a trouvé agréable, fort nourrissant et sans aucune acreté.
Explication de la planche
- Une des lanières de la fleur détachée avee l’étamine qu’elle porte.
- Le pistil.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Erythronium dens canis. Hort. Cliff. 119. Hall, Helvet, № 1234. Gmel. Sib. 1. p. 39. f. 7. Roy. Lugd-b. 3o. Lin. Spec. pl. 437. Scop. Carn. éd. 2. № 406. Gouan. illustr. 25. Knorr. del. hort. 1. t. h. 8. Willd. 2. p. 96. Curt. t. 5. Fl. franç. éd. 3. № 1902.
- A. Foliis ovatis.
- Brythronium foliis ovatis. Mill. Dict. № 2.
- Dens canis latiore rotundioreque folio. Bauh. pin. 87.
- Dens caninus. Dod. pempt. 203.
- B. Foliis lanecolatis.
- Erythronium (longifolium) folis lanceolatis. Mill. Dict. № 2.
- Dens canis angustiore longioreque folio. Bauh. pin. 87.
- C. Flore luteo.
- Erythronium folis lanceolato-oblongis flore flavescente. Mich. Fl. Bor. amer. 1. p. 198.
- Erythronium foliis ovato-oblongis glabris nigro maculatis Gron. Virg. 151. Flore flavo.