Merendera Bulbocodium
Merendère Bulbocode
Merendère Bulbocode
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 25
- 原书页码
- p.25
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.68∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Merendera bulbocodium:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Commelinaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.5%,叶色 0.7%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Merendera Bulbocodium,归入鸭跖草科(Commelinaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 25,见第 25 页,版式为纵幅,画面以黄为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante a été pendant long-temps confondue avec le Bulbocode printan-nier, auquel elle ressemble en effet d’une manière frappante pour le port, les dimensions et la couleur de ses fleurs; c’est au C. Ramond que nous devons la connaissance exacte des différences que présentent ces deux végétanx. La Meren-dère diffère du Balbocode, parce qu’au lieu d’avoir un seul ovaire et un seul style surmonté de trois stigmates, elle offre trois ovaires réunis par la base, surmontés chacun d’un style simple. Elle diffère des Colchiques, avee lesquels son port et le nombre de ses ovaires a quelque analogie, parce que ses anthères, au lieu d’être courtes, ovales et vacillantes, sont longues, étroites, pointues, droites et adhérentes au filet par leur base; elle diffère enfin des Safrans, dont ce dernier caractère semble la rapprocher, par le nombre de ses ovaires, D’après ces observations, on peut dire, avec le C. Ramond, que la Merendère a la corolle du Bullocode, le pistil et le fruit du Colchique, et l’anthère du Safran. Ce dernier earactère est étranger à la famille des Jones, dont ce nouveau genre doit cependant faire partie, jusqu’à ce que de nouvelles observations permettent de diviser en plusieurs grouppes cette famille nombreuse et hétérogene.
La racine de la Merendère est bulbeuse et analogue à celle du Colchique et du Bulbocode. Le naturaliste observateur anquel nous devons la connaissance de cette plante, nous fournit des détails curieux sur cette racine:
Un gros bulbe, qui attire les sues de la terre par de nombreuses racines, nourrit un tres-petit bulbe naissant latéralement de sa base, et d’où procèdent les feuilles et la fleur qui percent les enveloppes communes aux deux bulbes, en se glissant le long d’une rainure pratiquée dans le premier: le petit balbe a un petit nombre de tuniques propres, dont l’extrémité successive produit la spathe, les feuilles et la fleur, et un noyaus parenchimateux qui fournit a la hampe, les germes et les styles; au bas de ce noyau existe deja le germe « d’an bulbe futur, et une production digitée qui donnera naissance aux racines; à peine la fécondation est opérée, que le bulbe florifère s’enracine, et prend subitement tout son accroissement en repoussant l’ancien bulbe vers le côté opposé de l’espace renfermé entre les anciennes enveloppes, espace que le nouveau va remplir à son tour; cet ancien bulbe, qui est alors flétri, n’oppose ancune résistance; il s’aplatit et demeure enfermé comme un corps étranger dans ses propres tuniques, et celles du bulbe qui lui a succédé; tandis que celui-ci achève ses évolutions ascendantes, en poussant hors « de terre les capsules dont la hampe s’élève à 10 ou 15 centimètres.
Cette plante n’a pas de véritable tige; ses feuilles, au nombre de trois, ne paraissent qu’après la délloraison: elles sont longues, étroites, un peu char. nues. La fleur est presque sessile sur le bulbe, entourée d’une spathe mem-braneuse; la corolle est de couleur violette, divisée en six segments étroits qui se terminent par autant d’onglets insérés au-dessous de l’ovaire: celui-ci est triple; les trois corps qui le composent se terminent par autant de styles qui atteignent à peu prés la longueur des étamines; celles-ci sont au nombre de six, insérées sur la partie moyenne des segments floraux, au point où l’onglet s’épanouit pour former le limbe: ce limbe, un peu courbé en gouttière, embrasse la base du filet; les anthères sont jaunes, droites, tris-aiguës, sagittées et adhérentes à la base.
Le froit de la Merendère ressemble à celui du Colchique. Les trois capsules réunies à la base, libres au sommet, à une loge, à une valve, s’ouvrent longitudinalement du côté intérieur, les graines sont ovales, suspendues à deux placentas linéaires qui se prolongent de chaque côté parallèlement à la suture, et qui sétendent jusqu’an point seulement où les trois capsules s’écartaient originairement l’une de l’autre.
Histoire
La Merendère bulbocode croit dans les pelouses des Hautes-Pyrénées, depuis 500 à 2000 mètres de hauteur; sa floraison indique le commencement de l’automne pour la hauteur où elle se trouve: ses capsules ne sortent de terre qu’an printemps suivant.
Le nom de Merendère est celui que les Espagnols donnent à cette plante et à d’autres analogues.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Les parties de la fructification; savoir, le petit bulbe, le point de départ des feuilles, la hampe, le point de séparation des segments floraux, les ovaires, les styles.—Figure copiée de Ramond.
- Capsule ouverte.
- 4. Graines grossies.
- Graine coupée en long.
- Graine coupée en travers.
Fam. des Joncs. Juss.—Hexandrie trigynie. Lin.
- Merendera bulbocodium. Ramond Bull. Philom. n. 47. p. 178. t. 12. f. 2.
- Balbocodium vernum. Desf. Fl. Atl. 1. p. 284. excl. synon.
- Colchicum montanuro minus. Clus. Hist. 8. p. 201.