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Merendera Bulbocodium - The Liliaceae
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Merendera Bulbocodium

Merendère Bulbocode

Merendère Bulbocode

Plate 25 · p.25 · 1802 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 黄

合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1802
图版号
Plate 25
原书页码
p.25
主色
黄
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 橙黄、黄绿
  • 纵幅 1.68∶1

第一眼

论画以形似,见与儿童邻。

—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》

只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。

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关于本图版

此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Merendera Bulbocodium,归入鸭跖草科(Commelinaceæ)。

全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 25,见第 25 页,版式为纵幅,画面以黄为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette plante a été pendant long-temps confondue avec le Bulbocode printan-nier, auquel elle ressemble en effet d’une manière frappante pour le port, les dimensions et la couleur de ses fleurs; c’est au C. Ramond que nous devons la connaissance exacte des différences que présentent ces deux végétanx. La Meren-dère diffère du Balbocode, parce qu’au lieu d’avoir un seul ovaire et un seul style surmonté de trois stigmates, elle offre trois ovaires réunis par la base, surmontés chacun d’un style simple. Elle diffère des Colchiques, avee lesquels son port et le nombre de ses ovaires a quelque analogie, parce que ses anthères, au lieu d’être courtes, ovales et vacillantes, sont longues, étroites, pointues, droites et adhérentes au filet par leur base; elle diffère enfin des Safrans, dont ce dernier caractère semble la rapprocher, par le nombre de ses ovaires, D’après ces observations, on peut dire, avec le C. Ramond, que la Merendère a la corolle du Bullocode, le pistil et le fruit du Colchique, et l’anthère du Safran. Ce dernier earactère est étranger à la famille des Jones, dont ce nouveau genre doit cependant faire partie, jusqu’à ce que de nouvelles observations permettent de diviser en plusieurs grouppes cette famille nombreuse et hétérogene.

La racine de la Merendère est bulbeuse et analogue à celle du Colchique et du Bulbocode. Le naturaliste observateur anquel nous devons la connaissance de cette plante, nous fournit des détails curieux sur cette racine:

Un gros bulbe, qui attire les sues de la terre par de nombreuses racines, nourrit un tres-petit bulbe naissant latéralement de sa base, et d’où procèdent les feuilles et la fleur qui percent les enveloppes communes aux deux bulbes, en se glissant le long d’une rainure pratiquée dans le premier: le petit balbe a un petit nombre de tuniques propres, dont l’extrémité successive produit la spathe, les feuilles et la fleur, et un noyaus parenchimateux qui fournit a la hampe, les germes et les styles; au bas de ce noyau existe deja le germe « d’an bulbe futur, et une production digitée qui donnera naissance aux racines; à peine la fécondation est opérée, que le bulbe florifère s’enracine, et prend subitement tout son accroissement en repoussant l’ancien bulbe vers le côté opposé de l’espace renfermé entre les anciennes enveloppes, espace que le nouveau va remplir à son tour; cet ancien bulbe, qui est alors flétri, n’oppose ancune résistance; il s’aplatit et demeure enfermé comme un corps étranger dans ses propres tuniques, et celles du bulbe qui lui a succédé; tandis que celui-ci achève ses évolutions ascendantes, en poussant hors « de terre les capsules dont la hampe s’élève à 10 ou 15 centimètres.

Cette plante n’a pas de véritable tige; ses feuilles, au nombre de trois, ne paraissent qu’après la délloraison: elles sont longues, étroites, un peu char. nues. La fleur est presque sessile sur le bulbe, entourée d’une spathe mem-braneuse; la corolle est de couleur violette, divisée en six segments étroits qui se terminent par autant d’onglets insérés au-dessous de l’ovaire: celui-ci est triple; les trois corps qui le composent se terminent par autant de styles qui atteignent à peu prés la longueur des étamines; celles-ci sont au nombre de six, insérées sur la partie moyenne des segments floraux, au point où l’onglet s’épanouit pour former le limbe: ce limbe, un peu courbé en gouttière, embrasse la base du filet; les anthères sont jaunes, droites, tris-aiguës, sagittées et adhérentes à la base.

Le froit de la Merendère ressemble à celui du Colchique. Les trois capsules réunies à la base, libres au sommet, à une loge, à une valve, s’ouvrent longitudinalement du côté intérieur, les graines sont ovales, suspendues à deux placentas linéaires qui se prolongent de chaque côté parallèlement à la suture, et qui sétendent jusqu’an point seulement où les trois capsules s’écartaient originairement l’une de l’autre.

Histoire

La Merendère bulbocode croit dans les pelouses des Hautes-Pyrénées, depuis 500 à 2000 mètres de hauteur; sa floraison indique le commencement de l’automne pour la hauteur où elle se trouve: ses capsules ne sortent de terre qu’an printemps suivant.

Le nom de Merendère est celui que les Espagnols donnent à cette plante et à d’autres analogues.

Explication de la planche

La Plante de grandeur naturelle.

  1. Les parties de la fructification; savoir, le petit bulbe, le point de départ des feuilles, la hampe, le point de séparation des segments floraux, les ovaires, les styles.—Figure copiée de Ramond.
  2. Capsule ouverte.
  3. 4. Graines grossies.
  4. Graine coupée en long.
  5. Graine coupée en travers.

Fam. des Joncs. Juss.—Hexandrie trigynie. Lin.

  • Merendera bulbocodium. Ramond Bull. Philom. n. 47. p. 178. t. 12. f. 2.
  • Balbocodium vernum. Desf. Fl. Atl. 1. p. 284. excl. synon.
  • Colchicum montanuro minus. Clus. Hist. 8. p. 201.
Narcissus Bulbocodium 上一张图版
Narcissus Bulbocodium

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