山菅兰
Dianella Ensifolia
Dianelle en Glaive
- 中文名
- 山菅兰
- 学名
- Dianelle en Glaive
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 1
- 原书页码
- p.1
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 蓝、黄绿
- 纵幅 1.45∶1
- 1802 年刊
- 图版 1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Dianella ensifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“山菅兰”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.3%,叶色 11.6%,主相是蓝——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.45∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。空白不是没画完,是给眼睛留的落脚处:一张图若四边都塞满,花反而会闷。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 1,见原书第 1 页。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。山菅兰(Dianella Ensifolia)是本图的主角,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 1,见第 1 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante frappe au premier aspect l’œil du botaniste par ses fleurs assez semblables à celles des Dracæna, et néanmoins accompagnées de feuilles qui ont de l’analogie avec celles des Iris.
La racine de la Dianelle est composée de fibres cylindriques, divergentes, jaunâtres et presque simples. Ses feuilles partent de la racine; elles ont jusqu’à 4 décimètres de hanteur sur 3 centimètres de largeur; elles sont striées longi-tadinalement, vertes, glabres, un peu hérissées sur les angles: on peut y distinguer deux parties; la gaine, qui est creusée en carène aiguë, et qui embrasse la tige par sa base; le limbe, qui est plane, oblong, entier, pointu.
Du milieu des feuilles s’élève une tige ou hampe droite, simple, cylindrique, plus longue que les feuilles, munie de quelques folioles oblongues, et qui l’embrassent à demi. Cette tige porte un panicule lâche, formé par des pédoncules solitaires ou géminés, qui se ramifient et portent chacun 5–7 fleurs.
La corolle est composée de six pétales tres-ouverts, oblongs, dont les trois extérieurs, qui jouent le role de calice, sont verdatres en dehors et blanchâtres en dedans, et les trois intérieurs sont blancs, avec une raie longitudinale d’un vert jaunâtre.
Dans cette corolle so trouvent six étamines placées devant les pétales; les filets sont blancs et minces dans le bas, jaunes et renfles vers leur sommet; ils portent des anthères droites, longues, linéaires, brunes, à deux loges. Le pistil est composé d’un ovaire globuleux, lisse, posé dans la corolle, d’un style droit, blane, un peu plus long que les anthères, et d’un stigmate simple.
A cette fleur succède une baie globuleuse, d’un beau violet, de la grosseur d’un petit grain de raisin. Cette baie est divisée en trois loges, dont chacune contient 4–5 graines attachées à l’angle intérieur de la loge, ovoïdes, un peu irrégalières, noires et luisantes: une seule de ces graines vient ordinairement à maturité dans chaque loge.
Histoire
La Dianelle en glaive croit dans les bois des Indes-Orientales et dans les les-de-France et de Bourbon. Sonnerat la nommait la Reine-des-Bois. Commerson, toujours poétique dans ses dénominations, l’a comparée à Diane, et l’a nommée Diana, d’ou Lamarck a tiré le nom de Dianelle.
Cette plante est presque toute l’année en fleurs et en fruits dans les serres du Jardin des Plantes. Ses fleurs, lorsqu’elles sont en bouton, sont cylindriques et s’épanouissent lentement; les pédoncules persistent après la chute des fruits.
Observations
Cette plante, que quelques auteurs placent parmi les Dracena, en diflère par ses corolles très-ouvertes, par ses étamines renflées au sommet et non au milieu du filet, par ses baies qui portent un grand nombre de graines, et surtout par son port.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Les parties de la fructification.
- Une étamine vue en dehors grossie à la loupe.
- Une étamine vue en dedans grossie à la loupe.
- Le pistil.
- La baie.
- Une des graines.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Dianella ensifolia. D. folis glabris, floribus laxè paniculatis.
- Dianella nemorosa. D. foliis ensiformibus, baceis polyspermis è cœruleo yanthinis. Lam. Dict. Enc. 1. p. 876.*
- Dianella nemorosa. Jacq. hort. Schoenb. 1. p. 49. 1. 94.*
- Draciena ensifolia. D. herbacea subeaulescens, foliis ensiformibus. Lin. Syst. reg. 975. Wild. Spec. a. p. 158. Gorin. Fruct, t.
- Gladiolus odoratus indicus. Rumph. Amb. 5. p. 145. 1. 73.