Yucca Gloriosa
Yucca a Feuilles Entières
Yucca a Feuilles Entières
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 327
- 原书页码
- p.326
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.55∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Yucca gloriosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 15.3%,叶色 0.7%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 22%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1811 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Yucca Gloriosa,归入百合科(Liliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 327,见第 326 页,版式为纵幅,画面以橙黄为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La plupart des plantes dont la réunion forme la grande et belle famille à l’histoire de laquelle cet ouvrage est consacré, ont une tige herbacée et annuelle. Quelques-unes cependant conservent leur tige pendant plusieurs années, et parmi elles il en est un petit nombre qui, s’élevant sur un trone ligneux, peuvent passer pour de véritables arbrisseaux. C’est à cette dernière classe qu’appartient l’Yucca à feuilles entières. Sa tige ligneuse, et semblable en petit à celle d’un Palmier, acquiert assez ordinairement la hauteur de quatre à huit décimètres, et un diamètre de quatre ou cinq centimètres. Toujours simple dans le bas, elle se ramilie souvent dans le haut. Sa partie inférieure est nue et brune extérieu-rement. Dans sa partie supérieure, elle est recouverte par des écailles roides, blanchâtres, très-nombreuses, formées par la base des feuilles, qui persiste après la chute du limbe.
Les feuilles forment des faisceaux terminaux; elles sont très-nombreuses, de forme linéaire-lancéolée, un peu rétrécies dans le bas, aigués, roides, épineuses au sommet, très-entières, bordées de brun, glabres, un peu rudes au toucher en dessous, longues de trois ou quatre décimètres, larges de trois ou quatre centimètres.
Du milieu de chacun des faisceaux formés par ces feuilles s’élève, à l’époque de la floraison, une hampe longue d’un mètre environ, cylindrique, un peu flexueuse, rameuse, verte dans le bas, rougeâtre dans le haut, chargée de quelques bractées ou folioles lancéolées, aiguës, qui se dessèchent bientôt.
Les fleurs forment une grande grappe ou panicule pyramidale. Elles sont pendantes, blanchâtres, un peu semblables, pour la forme, à de petites tulipes, et soutenues par des pédicelles arqués, qui naissent le long des pédonenles communs. Ceux-ci sont rougeâtres et s’écartent presque à angle droit de la hampe. Chacun d’eux porte de cinq à huit fleurs. A leur base, de même qu’à celle des pédicelles, sont de grandes bractées lancéolées.
Le périgone est en forme de cloche, ou plutôt de grelot, divisé jusqu’à sa base en six segments ovales, concaves, rétrécis en pointe au sommet, et rapprochés les uns des autres dans toute leur longueur. Les trois segments extérieurs sont plus ou moins rougeátres en dehors. Les trois autres sont blanchâtres.
Les filaments des étamines sont blanes, épais, surtout dans leur partie supé-rieure, un peu comprimés de dehors en dedans, blancs, hérissés de poils courts dans toute leur étendue. Ils sont réunis en faisceau autour de l’ovaire et des stigmates dans la plus grande partie de leur longueur, mais s’en écartent un peu supérieurement. Les anthères sont arrondies, jaunâtres, très-petites, couchées sur l’extrémité supérieure du filament. Leurs deux loges souvrent en dessus.
L’ovaire est vert, allongé, prismatique, à trois angles obtus, à six sillons peu profonds. Il supporte trois stigmates oblong», blanchâtres, canaliculés, soudés inféricurement, de manière à former une sorte de style épais et prismatique.
Histoire
L’Yucca à feuilles entières est indigène de la Caroline et des Etats voisins. On le cultive fréquemment dans nos jardins, ou on l’abrite ordinairement dans l’orangerie pendant l’hiver; mais il peut cependant très-bien passer cette saison en pleine terre, lorsqu’on a soin de le couvrir pendant les plus grands froids. Il fleurit à la fin de l’été.
Explication des planches
- Planche 326.—La plante entière réduite au tiers de sa grandeur.
- Planche 327.—La grappe de fleurs et une feuille de grandeur naturelle.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Yucca gloriosa. Y. foliis integerrimis. Vir. Cliff. 29. Lin. sp. pl. 1. 457. Mill. dict. n. 1. Hort. Kew. 1. p. 409. Willd. sp. pl. 2. p. 183. Pers. enchir. 1. p. 378. Desfont. arbr. et arbust. 1. p. 18. Gawl. in Cart. bot. mag. 1260.
- Yucca gloriosa. Y. caulescens, foliis latiuscule lanceolatis integerrimis. Mich. fl. Bor. Amer. 1. p. 196.
- Yucca gloriosa. Y. subarborescens, foliis crenulatis strictis, floribus albis. Walt. fl. Carol. 124?
- Yucca foliis margine integerrimis. Hort. Cliff. 13o. Hort. Ups. 88.
- Yucca indica foliis aloës, flore albo. Barr. ic. 70. 1. 1194.
- Yucca foliis alois. Bauh. pin. 91.
- Yucca seu Jucca. Park. Parad. 434. tab. 435. f. 1.
- Cordyline foliis pungentibus integerrimis. Roy. Lugd-b. 22.