切叶蜂属
Agave Yuccæfolia
Agavé a Feuilles de Yucca
- 中文名
- 切叶蜂属
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 329
- 原书页码
- p.328
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.51∶1
- 1811 年刊
- 图版 329
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
图上只标属名 Agave,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。旧分类按整体亲缘,把它归入 Bromeliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“切叶蜂属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.0%,叶色 2.8%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。热带花木的形制多不合温带人的经验:花大而厚、色烈、气味重,叶常革质或分裂,茎或为藤、或为肉质,甚至退化成刺。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.51∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 13%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。老图谱爱把主株摆在偏中线的位置,左右留得不一样多:这一点偏心,正是画面活起来的原因。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
对织芭蕉雪毳新,长缝双袖窄裁身。
—— 唐·王建《花褐裘》
“对织芭蕉雪毳新”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
在中国,这类花木多无古典象征,它们的意义是“新”:新大陆、新物种、新的贸易路线。看它们,看的是博物学扩张的那一面。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
故图版所记的月份,在当地往往是“雨后”。中南美洲、东南亚、印度与锡兰。十八九世纪的欧洲画师多为随船远行,或据活体标本在温室中写生。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 329,见原书第 328 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1811 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是切叶蜂,归入凤梨科(Bromeliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 329,见第 328 页,版式为纵幅,设色以橙黄为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Quoique les feuilles étroites et peu charnues de cet Agavé l’éloignent un peu de la plupart des autres espèces du méme genre, il s’y rattache par ses autres caractères, et notamment par l’élévation considérable de sa hampe. Il sort d’une souche brune, très-courte, dont la partie inférieure enfouie dans la terre se divise en fibres radicales, longues, eylindriques, rameuses, grosses comme le petit doigt, ou plus grêles. Dans le reste de son étendue, cette souche est recouverte par des feuilles nombreuses, disposées en faisceau, linéaires, étroites, légèrement charnues à leur base, d’une couleur glauque, un peu roides, cartilagineuses sur les bords, finement et irrégulièrement den-telées, longues de six à huit décimètres, larges de trois à quatre centimétres dans leur partie inférieure, et se rétrécissant graduellement jusqu’à leur sommet, qui se termine en pointe aiguë.
C’est du milieu du faisceau formé par ces feuilles que s’élève la hampe. Elle est droite, grêle, très-haute, verte, glabre, couverte dans le bas par quelques feuilles semblables aux radicales, quoique plus courtes, chargée dans le reste de sa longueur de petites folioles ou bractées, membraneuses, linéaireslancéo-lées, éparses. Dans l’individu que nous avons vu en fleur, sa hauteur était de trois mètres huit décimètres, et elle avait à peine deux centimètres de diamètre dans le bas.
Les fleurs, au nombre de cinquante environ, sont réunies en un épi assez. serré, long de deux ou trois décimètres, dont l’axe formé par le haut de la hampe est creusé de sillons profonds. Elles sont d’abord glauques, puis d’un vert jau-natre, sessiles, les unes solitaires, les autres réunies deux à deux. A leur base sont des bractées très-petites, lancéolées, aigués, membrancuses, blanchâtres, avec leur partie moyenne brune.
Le périgone est adhérent à l’ovaire, en forme de tube dans le bas, et évasé en manière d’entonnoir dans le haut. Il est divisé dans plus de la moitié de sa longueur, mais non jusqu’à l’ovaire, en six segments ovales-oblongs, d’un vert jaunâtre, marqués en dessous de deux sillons profonds longitudinaux, renversés et roulés en dehors à leur sommet, qui est un peu aigu.
Les étamines sont au nombre de six, insérées à la base des divisions du périgone. Leurs filaments sont d’un brun rougeâtre, droits, filiformes, égaux entre eux, longs de quarante-cinq millimètres. Ils supportent des anthères grandes, linéaires, vacillantes, d’un vert jaunâtre, insérées par le milieu de leur longueur.
L’ovaire est ovaleoblong, adhérent, lisse, glauque, long de treize millimètres. Le style est filiforme, droit, d’abord plus court, ensuite plus long que les éta-mines, terminé par un stigmate en forme de tête triangulaire, à trois lobes recourbés en manière de voûte et serrés les uns contre les autres.
Histoire
C’est dans les serres du jardin de la Malmaison que nous avons vu cet Agavé, dont nous ne connaissons pas la patrie. Il y était en fleurs au mois de février, trois mois environ après le premier développement de la hampe. Ses fleurs, qui se succèdent rapidement et se développent toutes dans un court espace de temps, exhalent une odeur fétide.
Explication des planches
- Planche 328.—La plante entière réduite au tiers de sa grandeur.
- Planche 329.—Le haut de la hampe et les fleurs de grandeur naturelle.
- Une fleur entière ouverte.
- L’ovaire et le style.
- L’ovaire fendu en travers.
- Une feuille radicale de grandeur naturelle.
Fam. des Ananas. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Agave Yuccæfolia. A. foliis linearibus, floribus spicatis, corollis revolutis.