狗牙蔷薇
Rosa Carolina var Corymbosa
Le Rosier de la Caroline
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier de la Caroline
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 28
- 原书页码
- p.28
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、绯红
- 纵幅 1.47∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa carolina:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花单瓣;花瓣约 5 枚;叶互生,羽状复叶;枝上无刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 7.4%,叶色 4.1%,主相是红、辅以绯红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 44%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从左下角的果实移动至中央的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
夜静曲声初喷竹,酒深烛影细吹花。
—— 宋·韩淲《浣溪沙》
这一句由本幅的意象词「素、雅、静、谧、细、腻」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:素雅、静谧、细腻。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1817 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。图中描绘的是狗牙蔷薇。原书为这一物种留下了成幅的彩色图像记录。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 28,对应原书第 28 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce Rosier n’est qu’une variété du R. Caroliniana de Michaux, et c’est à tort que Willdenow l’a présenté comme la véritable espèce.1
Notre variété offre un arbrisseau de cinq à six pieds de haut, divisé en rameaux lisses, rougeâtres, munis, sur-tout à la base, de quelques aiguillons inégaux, épars, presque droits. Les feuilles se composent de cinq ou sept folioles ovales-oblongues, opaques, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, simplement et finement dentées, portées par des pétioles pubescents, garnis de quelques aiguillons crochus, courts, aigus. Deux aiguillons jaunâtres, un peu courbés, se font remarquer à la base de l’insertion des jeunes rameaux. Les fleurs légèrement odorantes, terminales, réunies trois ou six ensemble, rapprochées en une espèce de corymbe court et serré, sont supportées par des pédicelles plus ou moins hispides. Les pédoncules communs sont parfaitement glabres. Chaque pédicelle, excepté celui du milieu, que l’on doit considérer comme une prolongation du pédoncule commun, est muni de deux bractées ovales-pointues; d’autres bractées foliacées garnissent la base de ce pédoncule. L’ovaire, de forme globuleuse, est quelquefois nu, mais plus souvent hispide. Les lobes du calice sont entiers, allongés, spatulés, pointus au sommet, cotonneux à l’intérieur comme sur leurs bords, et chargés extérieurement de glandes pédicellées. La corolle se compose de cinq pétales d’un rose-clair, échancrés en cœur au sommet, munis quelquefois d’une petite pointe particu-lière. Les étamines sont tres-nombreuses, et les stigmates, de couleur rose, sont réunies en une tête convexe au centre de la fleur.
Observations
L’arbuste est cultivé dans l’école de Botanique du Jardin des Plantes de Paris il est remarquable par l’élégance de son port, et la beauté de ses corymbes qui étalent leurs fleurs depuis la fin de juillet jusqu’au mois de septembre.
- R. (Carolina) Germinibus globosis pedunculisque sub-hispidis, petiolis pilosis subaculeatis, caule glabro, aculeis stipularibus sub-uncinatis, foliolis oblongo-lanceolatis, foribus corymbosis. Willd. spec. 2, 1069. Pers. syn. 3, pag. 48.
- R. Corymbosa. Ehrh. Betr. 4, pag. 21. Bosc, Nouv. Cours 11, P. 248. Non Poiret, Enc. vol. 4. 2e part. sup. p. 715.
-
Le Rosier de Caroline diffère de la variété dont nous donnons la figure,
- par sa tige qui ne s’élève qu’à un pied et demi, ou deux pieds;
- par ses feuilles aiguès coriacées, comme luisantes en-dessus, de la longueur de douze à quinze lignes au plus;
- et enfin par ses fleurs solitaires ou géminées.
RoEssig a donné une assez bonne figure de ce Rosier, № 44. Il fait aussi partie de la collection d’Andrews.
Le Rosier de Pensylvanie se rapproche de notre variété par ses fleurs en corymbe, mais il s’en éloigne par ses ovaires constamment glabres, et ses pétioles non épineux, seulement rudes au toucher.
En général on doit dire qu’il existe de très-grands rapports entre le Rosier Canelle (Cinnamomea), le Rosier de Mai (Maialis), le Rosier de Caroline (Carolina), le Rosier de Pensylvanie (Pensylvanica), et le Rosier à fleurs en corymbe (Corymbosa). Peut-être serait-il possible de réunir ces espèces, qui paraissent sortir de la même souche, pour n’en former qu’un seul groupe.