Rosa Carolina var Corymbosa
狗牙蔷薇
Le Rosier de la Caroline
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.47 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Rosa carolina: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. The Chinese name 狗牙蔷薇 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 7.4% of the sheet, foliage 4.1%, the cast red with a second note of crimson. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant fills 44% of the sheet, centred near the centre — the herbarium way, drawn to be read whole.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
有情芍药含春泪,无力蔷薇卧晓枝。
—— 宋·秦观《春日》
The peony, feeling, holds spring tears; the rose, strengthless, lies across the morning branch.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1817 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Ce Rosier n’est qu’une variété du R. Caroliniana de Michaux, et c’est à tort que Willdenow l’a présenté comme la véritable espèce.1
Notre variété offre un arbrisseau de cinq à six pieds de haut, divisé en rameaux lisses, rougeâtres, munis, sur-tout à la base, de quelques aiguillons inégaux, épars, presque droits. Les feuilles se composent de cinq ou sept folioles ovales-oblongues, opaques, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, simplement et finement dentées, portées par des pétioles pubescents, garnis de quelques aiguillons crochus, courts, aigus. Deux aiguillons jaunâtres, un peu courbés, se font remarquer à la base de l’insertion des jeunes rameaux. Les fleurs légèrement odorantes, terminales, réunies trois ou six ensemble, rapprochées en une espèce de corymbe court et serré, sont supportées par des pédicelles plus ou moins hispides. Les pédoncules communs sont parfaitement glabres. Chaque pédicelle, excepté celui du milieu, que l’on doit considérer comme une prolongation du pédoncule commun, est muni de deux bractées ovales-pointues; d’autres bractées foliacées garnissent la base de ce pédoncule. L’ovaire, de forme globuleuse, est quelquefois nu, mais plus souvent hispide. Les lobes du calice sont entiers, allongés, spatulés, pointus au sommet, cotonneux à l’intérieur comme sur leurs bords, et chargés extérieurement de glandes pédicellées. La corolle se compose de cinq pétales d’un rose-clair, échancrés en cœur au sommet, munis quelquefois d’une petite pointe particu-lière. Les étamines sont tres-nombreuses, et les stigmates, de couleur rose, sont réunies en une tête convexe au centre de la fleur.
Observations
L’arbuste est cultivé dans l’école de Botanique du Jardin des Plantes de Paris il est remarquable par l’élégance de son port, et la beauté de ses corymbes qui étalent leurs fleurs depuis la fin de juillet jusqu’au mois de septembre.
- R. (Carolina) Germinibus globosis pedunculisque sub-hispidis, petiolis pilosis subaculeatis, caule glabro, aculeis stipularibus sub-uncinatis, foliolis oblongo-lanceolatis, foribus corymbosis. Willd. spec. 2, 1069. Pers. syn. 3, pag. 48.
- R. Corymbosa. Ehrh. Betr. 4, pag. 21. Bosc, Nouv. Cours 11, P. 248. Non Poiret, Enc. vol. 4. 2e part. sup. p. 715.
-
Le Rosier de Caroline diffère de la variété dont nous donnons la figure,
- par sa tige qui ne s’élève qu’à un pied et demi, ou deux pieds;
- par ses feuilles aiguès coriacées, comme luisantes en-dessus, de la longueur de douze à quinze lignes au plus;
- et enfin par ses fleurs solitaires ou géminées.
RoEssig a donné une assez bonne figure de ce Rosier, № 44. Il fait aussi partie de la collection d’Andrews.
Le Rosier de Pensylvanie se rapproche de notre variété par ses fleurs en corymbe, mais il s’en éloigne par ses ovaires constamment glabres, et ses pétioles non épineux, seulement rudes au toucher.
En général on doit dire qu’il existe de très-grands rapports entre le Rosier Canelle (Cinnamomea), le Rosier de Mai (Maialis), le Rosier de Caroline (Carolina), le Rosier de Pensylvanie (Pensylvanica), et le Rosier à fleurs en corymbe (Corymbosa). Peut-être serait-il possible de réunir ces espèces, qui paraissent sortir de la même souche, pour n’en former qu’un seul groupe.