Rosa Centifolia var Caryophyllea
Le Rosier-Œillet
Le Rosier-Œillet
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 44
- 原书页码
- p.44
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.63∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa centifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 centifolia 意为“百叶、重瓣无数”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.2%,叶色 9.9%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 37%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动,最后停留在顶端的粉色花朵上。。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
百紫千红开遍了。
—— 宋·无名氏《失调名》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、花、卉」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:粉红、绿叶、花卉。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1817 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。原书题作“Rosa Centifolia var Caryophyllea”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 44,见第 44 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette variété du Rosier à cent feuilles est encore l’une de celles que l’on ne peut multiplier que par le procédé de la greffe ou celui de la marcotte. Le Rosier-œillet, cultivé à la manière des francs-de-pied s’élève, en un buisson peu touffu, à la hauteur de deux pieds, ou environ. Ses tiges, divergentes el vertes, sont armées d’un assez grand nombre d’aiguillons, les uns très-petits, et les autres longs, rougeâtres, un peu recourbés, sur-tout ceux qui naissent près des stipules. Les feuilles se composent de trois à cinq folioles ovales-pointues, d’un verd-gai en-dessus, plus pâles et tomenteuses en-dessous, munies en leurs bords d’un léger duvet entremêlé de quelques poils glanduleux: elles sont supportées par un pétiole velu, souvent garni de glandes un peu visqueuses, ayant à sa base des stipules allongées, pointues, à bordure découpée aussi velue et glanduleuse. Les fleurs terminales, disposées au nombre de trois, quelquefois de six à l’extrémité des rameaux, sont soutenues par des pédoncules hérissés, pour ainsi dire, d’un grand nombre de petits aiguillons inégaux. Les pédicelles sont munis d’aiguillons encore plus petits, entremêlés de poils roides et glanduleux. Chaque pédicelle partiel, excepté celui du milieu, est muni de bractées ovales-pointues. Le tube du calice, ovoïde, un peu rétréci au sommet, est, en partie, couvert de glandes sessiles et visqueuses. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont tomenteuses intérieurement et couvertes de pareilles glandes à l’extérieur et sur leurs bords. La corolle, assez petite, est composée de cinq à six rangs de pétales, roulés, chiffonnés dans l’intérieur, de couleur de rose-tendre fouettée de quelques taches d’un blanc-jaunâtre, irrégulièrement échancrés au sommet, terminés en un onglet allongé et blanc. Les styles sont longs et velus: le fruit est absolument semblable à celui du Rosier à cent feuilles.
Observations
Cette variété, dont la fleur présente l’aspect d’un œillet, est due au hasard: elle tire son origine d’une Rose à cent feuilles qui a dégénéré dans un jardin, à Mantes-sur-Seine, en 1800. C’est M. Du PoNT qui l’a conservée et propagée sous le nom de Rosa Caryophyllata. Elle reprend facilement ses formes primitives, et, pour la conserver, il faut la renouveler. Greffé sur le Rosier des Haies, ou sur des rejetons vigoureux du Rosier blanc, le Rosier-œillet produit de magnifiques têtes et beaucoup de fleurs; c’est ainsi qu’on le trouve presque toujours dans les pépinières, car il est assez rare franc-de-pied. Il demande l’exposition du levant.
- R. Centifolia caryophyllea petalis minoribus, longe unguiculatis, apice crenato-dissectis. Poiret, Ency. 6, p. 276.
- R. Unguiculata. Mord. De Launay, Bon Jard.
- R. Centifolia unguiculata. Desf. Cat. 175. Deleuze, Hist. des arbres et arbrisseaux de Desfontaines, 2, P. 163.