南非侏避役
Rosa Indica var Pumila
Le Rosier Nain du Bengale
- 中文名
- 南非侏避役
- 学名
- Le Rosier Nain du Bengale
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 45
- 原书页码
- p.45
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、绯红
- 略纵 1.18∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa indica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 indica 意为“印度”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上无刺。中文名“南非侏避役”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.6%,叶色 4.7%,主相是红、辅以绯红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的粉色花朵移动到右下角的粉色花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
青春才子有新词,红粉佳人重劝酒。
—— 宋·欧阳修《玉楼春》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、绽、放」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:粉红、绿叶、绽放。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1817 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。图中描绘的是南非侏避役。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 45,对应原书第 45 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce petit Rosier fleurit sans interruption dans nos jardins depuis le milieu de mai jusqu’aux gelées. Nous le devons encore aux Anglais. C’est M. Colleville qui l’a obtenu de se-mence, il y a environ douze ans. M. Noisette l’a introduit en France, et nous l’avons vu, pour la première fois, il y a quelques années, dans sa pépinière, où il était désigné sous le nom de Bengale pompon.
L’arbuste ne s’élève guère qu’à la hauteur de huit à dix pouces au plus. Ses tiges rameuses sont armées de quelques aiguillons épars, presque droits, dilatés à leur base, ceux de l’extrémité inférieure un peu rougeâtres. Les feuilles se composent de trois ou de cinq folioles ovales, d’un verd foncé en-dessus, plus pâles en-dessous, un peu allongées, glabres des deux côtés, finement dentées en scie. Elles sont portées par un pétiole muni de quelques aiguillons très-fins et de poils glanduleux à peine visibles à l’œil nu, ayant à sa base des stipules découpées et glanduleuses en leur bord. Ses fleurs, de couleur rose, sont, en général, solitaires: il est assez rare d’en trouver deux ou trois réunies ensemble; elles sont supportées par de longs pédoncules glabres, quelquefois garnis de très-petits poils glanduleux. Le tube du calice, de forme ovoide, est glabre et les divisions du limbe, spatulées et souvent foliacées au sommet, sont presque toujours pinnatifides. La corolle est composée de quatre ou de cinq rangs de pétales plus ou moins larges, en raison de l’époque à laquelle le Rosier donne ses fleurs. Ces mêmes pétales sont irrégulièrement échancrés au sommet; mais une partie d’entre eux se trouve surmontée d’une pointe particulière.
Observations
Cette variété se propage de bouture plus facilement que toute autre de son espèce; traitée ainsi, elle donne des fleurs un mois après la reprise du rameau, sur-tout s’il a été confié à la terre de bruyère, et déposé sous un chassis. Il en résulte que l’arbuste fleurit lorsque, souvent, il n’a acquis que la hauteur de deux à trois pouces; mais ses fleurs, pour la dimen-tion, sont proportionnées à l’élévation et à la force de l’indi-vidu; c’est-à-dire qu’elles sont très-petites: elles deviennent plus grandes à mesure qu’il approche de sa hauteur naturelle. Si, lorsqu’il s’est élevé à neuf ou dix pouces, on néglige de le rabattre, les branches noircissent, le bois se dessèche en partie, le Rosier languit et meurt. On doit donc, lorsqu’il est en cet état, le couper à un pouce près des racines; alors on obtiendra une végétation nouvelle et une succession d’autres fleurs. C’est par ce procédé qu’on parviendra à conserver tou-jours, en franc de pied, cette jolie variété qui, d’ailleurs, commence à se répandre dans les jardins.
Nous nous proposons de donner, dans la suite, avec le R. Indica Pannosa, la nomenclature des nombreuses variétés et sous-variétés du groupe des Rosiers des Indes.
- R. (Indica minor) germinibus subrotundis pedunculisque leviter hispidis, glabris; foribus parvis carneis semperflorentibus; folis glabris; petiolis aculeatis; foliolis oblongis acutis margine serrulatis, glabris; caule viridi, ad basin spinis rubris. Andr. Roses cum. fig.