Rosa Gallica Auelianensis
La Duchesse d’Orléans
La Duchesse d’Orléans
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 128
- 原书页码
- p.128
- 主色
- 青
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.64∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找青色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵状披针形;枝上有细小刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 20.6%,叶色 10.0%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。青如远水,介于蓝绿之间。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 38%,重心偏上——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子开始,经过花朵的中心,然后移向右边的花蕾和叶子。。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状线条和清晰的轮廓线。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
坠粉飘红,日日香成阵。
—— 宋·晏几道《蝶恋花》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、黄、蕊」在古典语料中检索配得。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。本幅的意象词:粉红、绿叶、黄蕊。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1824 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。图中描绘的是 Rosa Gallica Auelianensis,归入蔷薇属(Rosa)。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 128,见第 128 页,版式为纵幅,设色以青绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cet arbrisseau, l’un des plus beaux du groupe des Rosiers de France, sélève en buisson à la hauteur de trois ou quatre pieds. La partie supérieure des branches est garnie d’un grand nombre de petits aiguillons rougeâtres, inégaux, entremêlés de glandes: leur partie inférieure n’en présente qu’un très-petit nombre qui se détachent promptement. Les feuilles se composent de trois, de cinq, parfois de sept folioles, grandes, fermes au toucher, glabres en-dessus, velues en-dessous, arrondies à la base, pointues au sommet, irrégulièrement den-tées, à dentelure ciliée, et non glanduleuse: elles sont portées par un pétiole muni d’un duvet très-court, et de quelques aiguillons. A sa base sont deux stipules bifides et pointues au sommet. Les fleurs, légèrement odorantes, sont, le plus ordinairement, disposées par trois à l’extrémité des rameaux. Le tube piriforme du calice, et le pédoncule qui le supporte, sont hispides-glanduleux. Les divisions calicinales sont cotonneuses à l’intérieur, et, munies, extérieurement, de petits poils pareils à ceux qui recouvrent les tubes. Corolle de cinq à six rangs de pétales d’un beau rose un peu foncé. Les fruits sont rouges à la maturité.
Observations
Cette belle variété se distingue de toutes celles du même groupe par l’élégance de son port, comme par le volume et la beauté de ses fleurs qui se développent tard, et brillent encore long-temps dans les parterres quand toutes les Roses sont défleuries. L’arbrisseau n’exige aucune culture; mais il demande l’exposition du midi et quelques arrosements. Il est rare dans les collections; cependant les curieux pourront en voir de très-beaux pieds, greffés, dans le jardin fleuriste du Roi, à Sèvres.
Dédié
Respectueusemem
A Son Altesse Royale
Madame la Duchesse d’Orléana
Par P. J. Redouté
XXX Septembre MDCCCXXI
R. germinibus pyriformibus, pedunculisque glanduloso-hispidis; petiolis glandulosis, aculeatis; caule superne aculeatissimo; cyma trifida. (N.)