狗牙蔷薇
Rosa Gallica var Latifolia
Le Rosier de Provins
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier de Provins
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 116
- 原书页码
- p.116
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.73∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa gallica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 gallica 意为“高卢”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上细直刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.4%,叶色 17.1%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 41%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从花朵顶部向下移动至叶子。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状纹理。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
罗裙玉腕轻摇橹,叶屿花潭极望平。
—— 唐·王勃《採蓮曲》
这一句由本幅的意象词「娇、艳、绿、叶、绽、放」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:娇艳、绿叶、绽放。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:生机勃勃。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1824 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。图中描绘的是狗牙蔷薇。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 116,对应原书第 116 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce Rosier s’élève, en un buisson touffu, à la hauteur de deux ou trois pieds. Ses tiges, divisées en rameaux nombreux, sont armées d’aiguillons rapprochés, assez courts, inégaux, faibles et presque droits. Les feuilles se composent de cinq, plus rarement de sept folioles d’un vert-foncé, glabres en-dessus, plus pâles et tomenteuses en-dessous. Ces folioles sont remarquables par leur grandeur, puisqu’elles présentent, pour la plupart, plus de quatre pouces de long sur près de deux pouces de large. Le pétiole qui les supporte est velu, rude au toucher, parfois, mais rarement, muni d’un ou de deux aiguillons très-petits. A sa base sont deux stipules décurrentes, bifides, pointues au sommet, tomenteuses en leur bord. Les fleurs se réunissent, plusieurs ensemble, à l’extrémité des ra-meaux. Les pédoncules et les pédicelles sont hérissés d’un grand nombre de poils roides spinuliformes. Les tubes du calice, parfois globuleux, parfois ovoïdes sur un même individu, sont garnis de pareils poils. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont tantôt pointues, tantôt spatulées au sommet, glanduleuses à l’extérieur, et munies inté rieurement d’un duvet blanchâtre. La corolle présente cinq à six rangs de pétales d’un rose-foncé, échancrés en cœur au sommet. Le fruit, presque ellipsoide, est d’un rouge-vif à la maturité.
Observations
Cette belle variété, remarquable par ses feuilles presque aussi grandes que celles du noyer, a été obtenue de semence, il y a quelques années, dans le jardin fleuriste. du Roi, à Sèvres, par M. Lelieur, alors administrateur de cet établisse-ment. Elle n’est pas encore très-répandue. On la rencontre, greffée, dans quelques jardins d’amateurs, mais on ne la trouve pas dans le commerce. Son feuillage, dans lequel réside son principal mérite, nous a paru plus grand sur les individus cultivés à l’ombre que sur ceux exposés au soleil.
- R. germinibus subglobosis; foliolis latis, ellipticis, supra glabris, subtus pubescentibus; serraturis ciliatis; calycinis lacinùs corolla brevioribus. (N.)