Rosa Hudsoniana var Scandens
Le Rosier d’Hudson
Le Rosier d’Hudson
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 109
- 原书页码
- p.109
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.47∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa hudsoniana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上无刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.3%,叶色 9.9%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子移动到右上方盛开的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
朱朱粉粉野蒿开。
—— 宋·辛弃疾《鹧鸪天》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、花、卉」在古典语料中检索配得。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。本幅的意象词:粉红、绿叶、花卉。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1821 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。原书题作“Rosa Hudsoniana var Scandens”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 109,见第 109 页,版式为纵幅,画面以青绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau qui paraît susceptible de s’élever à une grande hauteur, et propre à couvrir des berceaux et des tonnelles. Ses rameaux lisses, d’un rouge-brun sur les parties exposées au soleil, sont dépourvus d’aiguillons. Les feuilles se composent de sept folioles, allongées, mais plus élargies que dans l’Hudsoniana salici-folia, dont nous avons donné la figure, d’un vert-gai en-dessus, plus pâles en-dessous, glabres sur les deux faces, simplement dentées, chaque paire de folioles écartée l’une de l’autre. Elles sont portées par un pétiole muni, en-dessous, de quelques petits aiguillons crochus et rougeâtres. A sa base sont des stipules repliées sur elles-mêmes, pointues au sommet, munies d’un léger duvet sur la bordure. Les fleurs, solitaires, ou plus rarement géminées, naissent à l’extrémité des rameaux qui croissent le long des branches principales. Le pédoncule qui les supporte est glabre, ainsi que les tubes ovoïdes du calice. Les divisions du limbe sont également glabres à l’extérieur, et légèrement duvetées à l’intérieur. La corolle se compose de trois ou quatre rangs de pétales d’un rose-tendre et très-agréable. L’arbrisseau donne ses fleurs au mois de mai. Nous n’en avons pas vu les fruits.
Nomenclature des variétés connues du R. Hudsoniana.
Voyez vol. 1, p. 95.
- R. Hudsoniana salici-folia. Le Rosier d’Hudson à feuilles de saule. Vovez l. c.
- R. Hudsoniana scandens. Le Rosier d’Hudson à tiges grimpantes. Il diffère du précédent par ses tiges très-allongées, et ses fleurs semi-doubles presque toujours solitaires.
-
R. Hudsoniana subcorymbosa. Le Rosier d’Hudson à fleurs presque en corymbe. Celui-ci s’éloigne des deux autres par la disposition de ses fleurs toujours réunies par trois ou quatre, même plus, à l’extrémité des ramuscules qui sortent des branches principales.
La variété β a donné des fleurs, pour la première fois, cet été, dans le jardin de Fleury.
Tous ces Rosiers se reproduisent très-facilement de semence, si nous en jugeons par la variété α qui, comme nous l’avons déja dit, a fleuri dans notre collection dès la troisième année.
M. J. Lindlfy, dans une Monographie du genre Rosier, qu’il vient de publier à Londres (octobre 1820), cite, sans examen ni discussion préalables, en synonyme du R. Carolina, notre Rosier d’Hudson, qu’il n’a vraisemblablement jamais vu ni vivant, ni dessé-ché. Nous l’invitons à lire la description que nous avons donnée du R. Hudsoniana, et à méditer la figure qui l’accompagne. Il y verra que cette espèce offre des tubes et des pédoncules glabres, ou très-rarement munis de quelques poils, tandis qué ces organes en sont toujours recouverts dans le Carolina: que l’un des caractères les plus saillants de ce dernier Rosier, signalé par les Michaux, les Bosc, et par tous les botanistes qui l’ont apporté de son pays natal en France, c’est que les tiges sont armées d’aiguillons longs, presque droits, parmi lesquels les deux aiguillons stipulaires se font remarquer par leur parfaite opposition, lorsque, au contraire, notre R. Hudsoniana est absolument glabre, et ne présente que deux ou trois petites épines sur le pétiole des feuilles, etc. Au reste, tout porte à faire croire que le botaniste anglais a confondu un autre Rosier avec le R. Carolina, si l’on en juge par la figure (tab. 4) à laquelle il renvoie comme offrant l’image de cet arbrisseau: excepté les tubes hérissés du calice, ce qu’on rencontre d’ailleurs dans beaucoup d’autres espèces, on ne trouve, dans son dessin, rien qui puisse le faire rapporter au Rosier de la Caroline.