狗牙蔷薇
Rosa Alpina Vulgaris
Le Rosier des Alpes Commun
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier des Alpes Commun
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 110
- 原书页码
- p.110
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、绯红
- 纵幅 1.41∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花单瓣;花瓣约 5 枚;叶互生,羽状复叶;枝上无刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.1%,叶色 4.2%,主相是红、辅以绯红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 29%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子移动到右上方盛开的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
叶屿花潭极望平,江讴越吹相思苦。
—— 唐·王勃《相和歌辭 采蓮歸》
这一句由本幅的意象词「绿、叶」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:绿叶。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1821 年的那个季节。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。画面主体是狗牙蔷薇(Rosa Alpina Vulgaris),在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 110,对应原书第 110 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
C’est un arbrisseau qui s’élève à trois ou quatre pieds. Ses tiges sont longues, diffuses et glabres en général. Quelquefois, dans certains terrains, on remarque de petits aiguillons à leur base. Les feuilles se composent de sept, de neuf, même de onze folioles assez petites, ovales-obtuses, d’un vert-gai en-dessus, plus pâles en-dessous, doublement dentées en scie. Elles sont portées par des pétioles un peu rudes au toucher, ayant à leur base des stipules dilatées, denticulées en leur bord. Les fleurs, tantôt solitaires, tantôt disposées par deux ou trois, naissent à l’extrémité des rameaux qui croissent le long des branches principales. Le tube du calice est hispide, ainsi que le pédoncule, dans l’individu dont nous offrons la figure: mais ce caractère est très-variable, et souvent l’un et l’autre de ces organes sont absolument glabres. Les divisions du limbe sont entières, prolongées en pointe, parfois spatulées au sommet. Corolle de cing pétales d’un rouge-vif, un peu jaunes vers longlet, échancrés en cœur au sommet. Les stig mates sont réunis en une tête sessile au centre de la fleur. Fruits rouges, ovoides, en général glabres; mais, dans quelques variétés, parsemés d’un petit nombre de poils roides glanduleux.
Observations
Ce Rosier, l’un des premiers qui montre ses fleurs dans le climat de Paris, est commun dans les Alpes, les Vosges, les Pyrénées, les montagnes d’Auvergne, et ailleurs, où il fleurit depuis le mois de mai jusqu’à la fin de juillet. Il a donné, tant dans les lieux où il croit spontanément que dans nos jardins, une multitude de variétés que des auteurs ont présentées comme des espèces nouvelles: telles sont, entre autres, le R. Pyrenaïca, de Gouan; le R. hispida, de Kroch; les R. hybrida et lagenaria, de Villars; le R. pendulina, de Linné; le R. sanguisorbæ-folia, de Dillenius, etc.; mais on sait aujourd’hui que ces individus doivent être rapportés, comme de simples variétés, à notre Rosier. C’est à cette occasion que M. le curé de Corbières a dit dans son Essai de la Monographie des Rosiers indigènes du canton de Fribourg:
On devrait, ce me semble, appeler ce Rosier R. multiforis, ou R. polymorpha.