Rosa Hudsoniana var Scandens
Le Rosier d’Hudson
Le Rosier d’Hudson
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.47 : 1
First Look
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
A vertical stroke of three inches stands for a cliff of a thousand fathoms; a few feet of ink holds a hundred li.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 16 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Rosa hudsoniana: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 4.3% of the sheet, foliage 9.9%, the cast red with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 25% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
朱朱粉粉野蒿开。
—— 宋·辛弃疾《鹧鸪天》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1821.
About this plate
Description
Arbrisseau qui paraît susceptible de s’élever à une grande hauteur, et propre à couvrir des berceaux et des tonnelles. Ses rameaux lisses, d’un rouge-brun sur les parties exposées au soleil, sont dépourvus d’aiguillons. Les feuilles se composent de sept folioles, allongées, mais plus élargies que dans l’Hudsoniana salici-folia, dont nous avons donné la figure, d’un vert-gai en-dessus, plus pâles en-dessous, glabres sur les deux faces, simplement dentées, chaque paire de folioles écartée l’une de l’autre. Elles sont portées par un pétiole muni, en-dessous, de quelques petits aiguillons crochus et rougeâtres. A sa base sont des stipules repliées sur elles-mêmes, pointues au sommet, munies d’un léger duvet sur la bordure. Les fleurs, solitaires, ou plus rarement géminées, naissent à l’extrémité des rameaux qui croissent le long des branches principales. Le pédoncule qui les supporte est glabre, ainsi que les tubes ovoïdes du calice. Les divisions du limbe sont également glabres à l’extérieur, et légèrement duvetées à l’intérieur. La corolle se compose de trois ou quatre rangs de pétales d’un rose-tendre et très-agréable. L’arbrisseau donne ses fleurs au mois de mai. Nous n’en avons pas vu les fruits.
Nomenclature des variétés connues du R. Hudsoniana.
Voyez vol. 1, p. 95.
- R. Hudsoniana salici-folia. Le Rosier d’Hudson à feuilles de saule. Vovez l. c.
- R. Hudsoniana scandens. Le Rosier d’Hudson à tiges grimpantes. Il diffère du précédent par ses tiges très-allongées, et ses fleurs semi-doubles presque toujours solitaires.
-
R. Hudsoniana subcorymbosa. Le Rosier d’Hudson à fleurs presque en corymbe. Celui-ci s’éloigne des deux autres par la disposition de ses fleurs toujours réunies par trois ou quatre, même plus, à l’extrémité des ramuscules qui sortent des branches principales.
La variété β a donné des fleurs, pour la première fois, cet été, dans le jardin de Fleury.
Tous ces Rosiers se reproduisent très-facilement de semence, si nous en jugeons par la variété α qui, comme nous l’avons déja dit, a fleuri dans notre collection dès la troisième année.
M. J. Lindlfy, dans une Monographie du genre Rosier, qu’il vient de publier à Londres (octobre 1820), cite, sans examen ni discussion préalables, en synonyme du R. Carolina, notre Rosier d’Hudson, qu’il n’a vraisemblablement jamais vu ni vivant, ni dessé-ché. Nous l’invitons à lire la description que nous avons donnée du R. Hudsoniana, et à méditer la figure qui l’accompagne. Il y verra que cette espèce offre des tubes et des pédoncules glabres, ou très-rarement munis de quelques poils, tandis qué ces organes en sont toujours recouverts dans le Carolina: que l’un des caractères les plus saillants de ce dernier Rosier, signalé par les Michaux, les Bosc, et par tous les botanistes qui l’ont apporté de son pays natal en France, c’est que les tiges sont armées d’aiguillons longs, presque droits, parmi lesquels les deux aiguillons stipulaires se font remarquer par leur parfaite opposition, lorsque, au contraire, notre R. Hudsoniana est absolument glabre, et ne présente que deux ou trois petites épines sur le pétiole des feuilles, etc. Au reste, tout porte à faire croire que le botaniste anglais a confondu un autre Rosier avec le R. Carolina, si l’on en juge par la figure (tab. 4) à laquelle il renvoie comme offrant l’image de cet arbrisseau: excepté les tubes hérissés du calice, ce qu’on rencontre d’ailleurs dans beaucoup d’autres espèces, on ne trouve, dans son dessin, rien qui puisse le faire rapporter au Rosier de la Caroline.