玫瑰
Rosa Indica var Cruenta
Le Rosier du Bengale
- 中文名
- 玫瑰
- 学名
- Le Rosier du Bengale
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 49
- 原书页码
- p.49
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.52∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa indica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 indica 意为“印度”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上无刺。中文名“玫瑰”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 9.4%,叶色 6.5%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 27%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动,最后停留在花朵上。。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
叶红苔郁碧,深院断无人。
—— 宋·辛弃疾《临江仙》
这一句由本幅的意象词「红、绿、花」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:红、绿、花。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:平静。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1817 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。图中描绘的是玫瑰。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 49,对应原书第 49 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle variété a été apportée de la Chine par l’écuyer T. Evans; elle a donné ses fleurs pour la première fois vers 181o, en Angleterre, dans la pépinière de MM. Colville. L’arbrisseau sélève à la hauteur de deux pieds ou environ, même plus, ainsi que nous l’avons observé dans les jardins de MM. Cels, Noisette et Biquelin; Ses tiges glabres et vertes sont armées de quelques aiguillons épars, crochus, rou-geâtres, peu dilatés à leur base. Les feuilles se composent de trois, cinq, rarement de sept folioles ovales-oblongues, arrondies à leur base, pointues au sommet, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, simplement dentées, à dentelures quelquefois rougeâtres. Elles sont portées par un pétiole un peu glanduleux à sa base, muni d’aiguillons crochus qui souvent s’étendent jusques sur la nervure principale de la foliole im-paire. Les stipules sont bifides, et bordées de glandes pédi-cellées. Les fleurs, souvent très-grandes, terminales, naissent à l’extrémité des rameaux. Elles sont solitaires quand le pied est encore jeune; mais lorsqu’il a acquis tout son accroisse-ment, elles naissent ordinairement trois ensemble, et se réunissent en une espèce de corymbe. Le tube du calice est presque globuleux et glabre. Le long pédicelle qui le supporte est couvert de petits poils spiniformes et glanduleux. Les divisions du limbe, assez courtes, pointues au sommet, deux entières, et trois munies de quelques pinnules simples, sont, ainsi que le tube du calice et le pédicelle, colorées en rouge sur les parties les plus exposées aux rayons du soleil. La corolle est formée de cinq à six rangs de pétales de ce rouge-pourpre ou sanguin un peu velouté, que M. le professeur De Candolle assimile à la couleur du sang artériel. Ils sont irrégulièrement échancrés au sommet. Les styles sont d’un rouge assez vif.
Observations
Cette variété, qu’on peut considérer comme la plus belle de celles de la série des Rosiers des Indes de couleur pourpre, fleurit dans l’orangerie ou dans une bâche bien abritée, au commencement du printemps: les Roses qu’elle donne alors excitent l’admiration par leur volume et la perfection de leurs formes. On la greffe, avec beaucoup de succès, sur le Canina ou sur le Bengale ordinaire; mais, dans ce cas, les fleurs ne paraissent qu’à la fin de juin; elles ont moins de volume et d’éclat que celles que donnent les francs de pied qu’on a eu la précaution de rentrer l’hiver.