狗牙蔷薇
Rosa Rubiginosa var Cretica
Le Rosier de Crête
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 50
- 原书页码
- p.50
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.45∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa rubiginosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花单瓣;花瓣约 5 枚;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.0%,叶色 5.2%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 28%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动至花朵中心。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
留取姚家花相伴,羞与万红同落。
—— 宋·刘克庄《贺新郎》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、花、卉」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:粉红、绿叶、花卉。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1817 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。画面主体是狗牙蔷薇。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 50,见第 50 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cet arbrisseau sélève en un buisson touffu à la hauteur de deux ou de trois pieds. Ses tiges sont armées d’aiguillons crochus très-dilatés à leur base. Les feuilles se composent de cinq à sept folioles, répandant, lorsqu’on les froisse entre les doigts, une forte odeur de pomme de reinette, simplement dentées, à dents serraturées, munies en-dessous et en leurs bords de poils entremêlés de glandes visqueuses et sessiles. Elles sont supportées par un pétiole velu, glanduleux, garni de quelques petits aiguillons jaunes et recourbés; il est muni à sa base de stipules larges, étalées, bifides, aigues au som-met, à bords glanduleux. Les fleurs, souvent solitaires, par-fois disposées par deux ou par trois à l’extrémité des petits rameaux qui croissent le long des branches principales, répandent une légère odeur, un peu analogue à celle des feuilles. Le tube du calice est court, presque globuleux; le pédoncule qui le soutient est allongé, et l’un et l’autre sont hérissés de longs poils spiniformes, surmontés de petites glandes verdà-tres. Les divisions du limbe, surpassant en longueur le bouton de la fleur, sont souvent entières, rarement munies d’une ou de deux pinnules, spatulées, quelquefois foliacées au sommet, velues à l’intérieur, et couvertes extérieurement d’une multitude de petites glandes visqueuses: ces divisions persistent long-temps. Le fruit est de forme hémisphérique; il rougit en mûrissant, et perd alors une partie des poils roides dont il était hérissé. Corolle de cinq pétales, d’une jolie couleur rose, un peu jaunes vers l’onglet, échancrés en cœur au som-met. Styles velus et peu saillants.
Observations
Ce Rosier croît naturellement dans les îles de la Grèce. M. Demetrius, comte Valsamachi, secrétaire de l’Assemblée législative des États-Unis des iles Ioniennes, savant distingué, l’a trouvé dans les environs de Corfou. Dans ces contrées, on emploie son fruit à faire des conserves et des confitures.
Le Rosier de Crète ressemble beaucoup, par son port, au Rosier connu sous le nom d’églantine de Clémence Isaure (voyez p. 94, v. ξ). Mais celui-ci s’élève moins, et il est plus étalé; ses pédoncules sont très-courts et constamment uni-flores; ils sont d’ailleurs glabres, ainsi que les tubes des calices sur lesquels on n’aperçoit que très-rarement quelques soies éparses.
Cet arbrisseau est de collection botanique; c’est pourquoi il est peu répandu. Il a été connu de Tournefort; c’est M. Dupont qui l’a communiqué. Il fleurit en juin.