玫瑰
Rosa Indica var Multipetala
Le Rosier du Bengale
- 中文名
- 玫瑰
- 学名
- Le Rosier du Bengale
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 72
- 原书页码
- p.72
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。画面主体是玫瑰。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 72,见第 72 页,版式为纵幅,设色以青绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Rosier qui s’élève en un buisson touffu, à la hauteur de trois ou quatre pieds, même encore plus, dans les terrains frais et humides. Ses branches vertes et glabres sont armées d’aiguillons forts, crochus, très-dilatés à leur base, d’une couleur rou-geâtre. Les feuilles se composent de cinq folioles, ovales-arron-dies, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, luisantes, d’une consistance ferme, souvent ondulées, et terminées par une pointe particulière d’une forme très-remarquable: elles sont portées par un pétiole tomenteux, muni de plusieurs petits aiguillons crochus de la couleur de ceux des tiges. Les fleurs, légèrement odorantes, doubles, mais un peu moins que celles de la Cent-feuilles ordinaire, de couleur rose un peu plus foncée que celle des pétales du R. Indica vulgaris, sont disposées par deux ou trois à l’extrémité des rameaux. Les pédoncules communs sont glabres; mais les pédicelles qui supportent les fleurs sont légèrement tomenteux. Le tube du calice est ovoïde et glabre, et les cinq divisions du limbe, presque entières, toujours défléchies avant l’épanouissement, sont glabres à l’exté-rieur, et cotonneuses intérieurement. La corolle, large de dix-huit à vingt lignes, est composée de plusieurs rangs de pétales échancrés en cœur au sommet; ceux du centre, roulés et chif-fonnés, laissent à peine apercevoir celles des étamines qui ne ce sont pas converties en pétales. Le bouton de la fleur est d’un rouge-vif avant l’épanouissement. A moins de circonstances très-favorables, les dernières fleurs s’ouvrent rarement bien.
Observations particulières à cet arbuste
Cette variété est connue dans les pépinières sous les noms de Bengale cent-feuilles, Grosse Bengale, Bengale double, Bengale à feuilles ondulées. On ne peut la multiplier que par les drageons, la greffe ou les boutures. Ainsi que le Rosier des Indes ou du Bengale commun, elle réussit très-bien en pleine terre, à une exposition abritée et surtout dans un sol humide; mais elle est soumise à une maladie qui parait affecter particulièrement tous les individus du groupe des Rosiers des Indes. Elle se manifeste par une tache noire et gangreneuse (produite sans doute par le défaut de nutrition, ou par de petites plantes parasites imperceptibles) qui s’attache aux branches, particulièrement à leur partie infé-rieure. Cette tache, souvent très-grande, et toujours circulaire, porte ses ravages de la circonférence au centre, et ne tarde pas à les faire périr, en arrêtant la circulation de la sève. On doit donc supprimer ces branches aussitôt que le noir commence à s’en emparer, car c’est le seul moyen de conserver le reste de l’arbuste. Comme il arrive presque toujours que la maladie attaque de très-gros rameaux, difficiles à retrancher avec la ser-pette, nous indiquerons aux amateurs qui s’occupent eux-mêmes de la culture de ces arbustes, et qui attachent du prix à leur conservation, deux outils fort simples avec l’un ou l’autre desquels ils pourront supprimer, sans efforts, les branches malades: le premier est le sécateur de Parmentier, et le second, la cisaille de M. Regnier, instruments dont on connaît d’ailleurs tout l’avantage pour la taille du Rosier.
Le Rosier du Bengale commun, et celui dont nous présentons la figure, sont les seuls que l’on doive considérer véritablement comme acclimatés en France, et susceptibles de résister, en pleine terre, aux froids rigoureux. En effet, nous pourrions citer des jardins où ces Rosiers végètent à la même place depuis plus de vingt ans, toutefois, graces aux soins que l’on prend de supprimer les branches attaquées du noir. Toutes les autres va-riétés, mises en pleine terre, languissent. et périssent souvent quoique abritées par des couvertures: la terre de bruyère et l’orangerie, mais, par-dessus tout, le jour et l’air sont les plus sûrs movens de les conserver.
- R. germinibus ovatis glabris; pedunculis subhispidis; foliolis acutis, undulatis; caule petiolisque aculeatis. (N.)
- R. (Semperflorens) duplex rosea. Du P. Gymn. Ros. in Thy. R. Candolleana, p. 19, série 30, № 4.
- R. (Semperflorens) var. 3. Nouv. Duhamel, vol. 7. p. 24.
- Rosier du Bengale à fleurs très-doubles. Guerr. Alm. des Roses, p. 25.
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.33∶1
- 1821 年刊
- 图版 72
这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再认名字、品形色、观构图与刀工——想动笔临它的人,刀工那一段替你标了该学什么;行至中途停下,听一句中国诗——同一朵花,古人是怎么看的;然后是花语、时与地、书与人;最后读一句古文,带走一双看画的眼。
-
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
-
名与实
学名 Rosa indica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 indica 意为“印度”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。中文名“玫瑰”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
-
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 7.9%,叶色 5.5%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
-
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.33∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 27%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。老图谱爱把主株摆在偏中线的位置,左右留得不一样多:这一点偏心,正是画面活起来的原因。
-
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
-
诗境
龙头泻酒客寿杯,主人浅笑红玫瑰。
—— 唐·李商隐《河阳诗》
“龙头泻酒客寿杯”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
-
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
-
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。《玫瑰图谱》成于1817-1824;看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
-
书与人
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1817-1824。此幅为其中图版 72,见原书第 72 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。
-
文心
插花不可太繁,亦不可太瘦。多不过二种三种,高低疏密,如画苑布置方妙。
—— 明·袁宏道《瓶史·宜称》
袁宏道论插花只有一条标准:像画。枝条的高低疏密都要照画理来安排,花才不是一把塞进瓶里的植物。相传汉武帝上林苑已植蔷薇;宋以后花谱以“宝相”“十姊妹”称其重瓣之品,清《广群芳谱》更把蔷薇、玫瑰、月季分列为三。中外的分别不在谁高明,而在问的问题不同:欧洲问它是什么,中国问它像谁。两个问题都答了,一幅图才算读完。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1821 年的那个季节。