Rosa Moschata var Flore Semi-Pleno
Rosa Moschata var Flore Semi-Pleno
Le Rosier Muscade
- 学名
- Le Rosier Muscade
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 37
- 原书页码
- p.37
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.58∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa moschata:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 moschata 意为“麝香”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上无刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.3%,叶色 8.6%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 37%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子开始,沿着茎向上移动至花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
天姿雅素,不管群芳妒。
—— 宋·杨无咎《蓦山溪》
这一句由本幅的意象词「素、雅、静、谧、细、腻」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:素雅、静谧、细腻。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1817 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。原书题作“Rosa Moschata var Flore Semi-Pleno”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 37,见第 37 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce Rosier ne diffère de la variété à fleurs simples, dont nous avons présenté la figure et la description page 3o de cet ou-vrage, que par ses aiguillons plus rares et moins robustes, ses folioles tomenteuses en dessous et sa corolle de trois à quatre rangs de pétales. L’habitus et les autres caractères sont absolument les mêmes dans les deux individus, c’est pourquoi nous nous abstiendrons de toute description de celui-ci.
S’il est vrai, ainsi que l’ont dit les Botanistes et les voya-geurs, que ce Rosier soit naturel au sol de l’Indostan, on doit croire que ses fleurs, qui y répandent, dans toute leur in-tensité, cette odeur exquise de muse particulière à l’espèce, sont employées, avec les Roses du Kachmyr, si renommées dans l’Orient par leur beauté et leur parfum, à la composition de l’essence précieuse que les Indiens nomment A’ther et qui n’est autre chose que l’huile essentielle de rose qui surnage au-dessus de l’eau de rose distillée, qu’on ramasse tandis que cette eau est encore chaude, par le moyen d’un peu de coton attaché au bout d’une baguette.
L’histoire de la découverte dú procédé aujourd’hui employé pour obtenir cette essence est aussi curieuse que singulière. M. Lancres, dans un petit ouvrage quil a publié, intitulé: Recherches sur la découverte de l’essence de rose (Paris, 1804, in-12, 47 pages), a communiqué, à ce sujet, un document précieux tiré de l’Histoire générale du Mogol, qui ne sera pas déplacé dans cette monographie; le voici:
Dans une fête donnée par la princesse Nour-Dyhan à l’empereur Djihanguyr, cette courtisane poussa le luxe et la richesse jusqu’à faire circuler dans les jardins un petit canal rempli d’eau de rose.
Tandis que l’empereur se promenait avec elle sur les bords de ce canal, ils aperçurent une espèce de mousse qui s’était formée sur l’eau, et qui nageait à sa surface. On attendit pour la retirer qu’elle füt arrivée au bord, et l’on reconnut alors que c’était une substance de Rose que le soleil avait recuite, et, pour ainsi dire, en masse. Tout le sérail s’accorda à reconnaître cette substance huileuse pour le parfum le plus délicat que l’on connût dans l’Inde. Dans la suite, l’art tâcha d’imiter ce qui avait été d’abord le produit du hasard et de la nature.
Nomenclature des Variétés du R. Moschata
- R. stylis in columnam pilosam coalitis, fructibus ovatis, calycibus pubescentibus, pedicellis corymbosis pubescentibus, foliolis glabriusculis, caule erecto. D C. Cat. Monsp. page 138, № 3.
- R. (opsostemma.) Ehrh. Beitr. 2, p. 72.
- R. (sempervirens.) Du P. Choix des Roses, etc., p. 5.
Le R. Moschata forme, avec le Sempervirens, ainsi que nous l’avons exposé p. go de cet ouvrage, la troisième division des Rosiers à styles soudés, qui comprend ceux de ces arbustes dont les fleurs présentent des styles réunis en une petite colonne hérissée.
-
- R. Rosa moschata simplex.
- R. Moschata foliolis quinis, ovatis, serratis, acutis, levibus; foribus corymbosis, calycibus oblongis, lacinüs integris. Desfont. Fl. atlant. 1, p. 400. D C. Fl. fr. № 3715. Miss Law. tab. 64. Andr. Roses, fig. RedoutÉ, Roses, p. et fig. 33.
- R. (sempervirens) arborea moschata. Du P. Choix des Roses, etc., p. 5.
- R. Moschata flore semi-pleno. Aiguillons plus rares et moins forts; folioles tomenteuses en-dessous; corolle semi-double. Vulg. la Muscade semi-double.
-
R. Moschata flore pleno. Tourn. Inst. rei herb. 637. C. B. Pinax, 482, № 12. J. B. hist. 2, p. 47. Icon. Tabern. Icon. 1686. Miss. Law. Tab. 53. Andr. R. fig. Fleurs très-pleines, pétales du centre quelquefois un peu jaunâtres.
M. D. de Courset cite une sous-variété à fleurs roses. Nous ne l’avons jamais vue. Les var. &alpha et γ ne sont pas communes. La variété β est très-répandue: c’est celle que l’on cultive par-tout.