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Rosa Noisettiana (Le Rosier de Philippe Noisette) - Les Roses
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狗牙蔷薇

Rosa Noisettiana

Le Rosier de Philippe Noisette

Plate 93 · p.93 · 1821 · Les Roses · · 1817-1824 · 绿

中文名
狗牙蔷薇
学名
Le Rosier de Philippe Noisette
合集
玫瑰图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1821
图版号
Plate 93
原书页码
p.93
主色
绿
授权
Public domain

关于本图版

这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。画面主体是狗牙蔷薇(Rosa Noisettiana),归入蔷薇属(Rosa)。

全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 93,见第 93 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Magnifique arbrisseau qui s’élève jusqu’à huit à dix pieds. Ses rameaux glabres sont armés d’aiguillons assez forts, un peu crochus, rougeâtres sur les branches florifères, et bruns sur les rameaux adultes. Les feuilles se composent de cinq à sept folioles ovales-pointues, rarement obtuses, glabres, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, simplement et finement créne-lées: elles sont portées par des pétioles velus, munis de plusieurs petits aiguillons recourbés qui s’étendent, par-fois, jusque sur la nervure de la foliole impaire. ’A la base de ce pétiole sont deux stipules bifides, pointues au sommet, denticulées et glanduleuses en leur bord. Les fleurs, latérales et terminales, les premières écloses, plus grandes que celles du Rosier Muscade, les autres à-peu-près de la dimension des fleurs de ce dernier arbrisseau, répandent une odeur très-suave. Elles naissent rarement solitaires, plus souvent, trois ou six ensemble, à l’extrémité des rameaux où elles se réunissent en une espèce de panicule souvent composée d’une telle quantité de fleurs, qu’on en a compté jusqu’à cent-trente, lesquelles se développent suc-cessivement, et très-bien. Les tubes ovoïdes des calices, les pédicelles allongés qui les soutiennent, et les pédoncules com-muns, sont couverts d’une espèce de duvet court et serré. Les divisions du limbe, deux entières, et trois munies de quelques pinnules simples, sont pointues au sommet, cotonneuses à l’in-térieur, et garnies en leur bordure de quelques petites glandes sessiles. La corolle est composée de sept à huit rangs de pé-tales, d’un blanc lavé de rose, un peu jaunes vers l’onglet, irrégulièrement échancrés au sommet. Styles libres, à stigmates un peu rougeâtres.

Observations particulières à ce rosier

Ce bel arbrisseau est un produit de la culture de M. Philippe Noisette, lun des plus habiles pépiniéristes de l’Amérique septentrionale; c’est pourquoi les amateurs, dans ces contrées, se sont empressés de lui donner son nom, comme un juste tribut de leur recon-naissance. M. Louis Noisette, son frère, pépiniériste à Paris, s’occupe de le propager en France; et c’est dans sa rare collection (où il a fleuri en 1818) que nous avons pris notre modèle. Le Rosier de Ph. Noisette est, selon nous, hybride du Rosier Muscade et du Rosier des Indes, dont il participe évidemment par le feuillage, la disposition des fleurs, l’époque de la floraison, etc. Cependant, le premier s’en éloigne par ses styles soudés, comme par ses fleurs absolument blanches et plus petites; et le second, par la déflexion des lanieres du calice avant l’épanouissement, ses étamines longues et contournées se renversant sur les styles, enfin par le don qu’il a reçu de donner continuellement des fleurs. La semence des graines nous apprendra, par la suite, s’il doit se reproduire sous les mêmes formes, et constituer une espèce nouvelle. Quoi qu’il en soit, notre Rosier étale ses fleurs au mois de juillet, et elles se succèdent sans interruption et avec abondance jusqu’aux gelées, auxquelles un jeune pied, livré à la pleine terre dans notre jardin, a résisté cette année (1820), quoique nous n’ayons pris que la simple précaution de le faire couvrir de feuilles. Quand il sera acclimaté, il fera l’ornement de nos parterres, avec d’autant plus de raison, que le parfum de ses fleurs est aussi agréable que celui de nos Cent-feuilles, quoique d’une autre nature.

R. Germinibus ovatis pedunculisque villosulis; foliolis glabris sim-pliciter argute crenatis; petiolis glanduloso-subtomentosis, aculeatis; caule aculeis validis, subrectis; floribus paniculatis. (N.)

  1. Habitus. Frutex magnitudine, circiter, 8–10 pedum. Caules, robusti, aculeis sparsis armati. Aculei validi, inaquales, subrecti. Foliola, plerumque septenna, orbiculato-ovata, basi rotundata, apice partim acuta, partim obtusa, utrinque glabra. Petioli subpubescentes, aculeati. Stipulæ lanceolatæ, acuminatæ, margine glandulosæ. Flores terminales, corymbosi; corymbus bracteis suffultus. Pedunculi raro simplices, sæpius in pedicellos ternos divisi, bracteis ad basim cujusve ramificationis præditi. Bracteæ angustæ, mucronatæ. Calicis tubus (oblongo-oviformis), pedunculi et pedicelli omnino villosuli. Laciniæ calcycinæ mucrone lineari terminatæ, appendiculatæ, intus albo-tomentosæ, margine glandulis raris praditæ. Corolla speciosa duplex, colore ex albo purpurascente, suavissime olens. Petala obcordata. Fructus ellipsoideus. Maturum non vidi. Nomen ex D. Ph. Noisette, Horti-cult. in America Boreali. (N.)

十二观

这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再看名字与形色、构图与刀工,然后问它几时开、从哪里来、经了谁的手;最后是中国诗文——同一朵花,中国古人是怎么看的。十二观读完,这幅图就打开了。

  1. 第一眼

    真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。

    —— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》

    远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。

  2. 名与实

    学名 Rosa noisettiana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。

  3. 形与色

    就这一幅实测:花色占画面的 1.7%,叶色 6.4%,主相是黄绿、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。

  4. 构图与呼吸

    画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.48∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 45%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。试着用拇指遮住空白处——画面立刻变闷;放开,它才重新“喘上气”。留白,是给主体让出的气口。

  5. 一刀一色

    十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。

  6. 时序

    春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花;四季开者别有月季,不在这一季里。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图谱记的是十余日的盛况;剩下的三百多天,植物在长叶、结果、休眠——图只截了它最像自己的一刻。

  7. 故土

    北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。今天再看,图上的产地已是一百多年前的产地;植物会迁徙,地方也会改名字。

  8. 书与人

    《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1817-1824。此幅为其中图版 93,见原书第 93 页。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。

  9. 诗境

    有情芍药含春泪,无力蔷薇卧晓枝。

    —— 宋·秦观《春日》

    “无力”二字,是花枝太重、春气太软;一个“卧”字,把花的重量写成了人的倦意。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。

  10. 文心

    宁古无时,宁朴无巧,宁俭无俗。

    —— 明·文震亨《长物志》

    宁可古旧不要时新,宁可朴素不要机巧,宁可俭省不要俗气。这三句可以直接拿来判断一幅画、一件器物、一间屋子。相传汉武帝上林苑已植蔷薇;宋以后花谱以“宝相”“十姊妹”称其重瓣之品,清《广群芳谱》更把蔷薇、玫瑰、月季分列为三。中外的分别不在谁高明,而在问的问题不同:欧洲问它是什么,中国问它像谁。两个问题都答了,一幅图才算读完。

  11. 花语

    西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。

  12. 带走一双眼睛

    把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1821 年的一个人,为一朵花花了整整一天。

Rosa Rubiginosa var Flore Semi-Pleno 上一张图版
Rosa Rubiginosa var Flore Semi-Pleno

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