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Rosa Pomponiana Muscosa (Le Pompon Mousseux) - Les Roses
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Rosa Pomponiana Muscosa

Rosa Pomponiana Muscosa

Le Pompon Mousseux

Plate 165 · p.165 · 1824 · Les Roses · · 1817-1824 · 绿

学名
Le Pompon Mousseux
合集
玫瑰图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1824
图版号
Plate 165
原书页码
p.165
主色
绿
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 黄绿、红
  • 纵幅 1.74∶1

第一眼

江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。

—— 清·郑板桥《题画竹》

郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。

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关于本图版

本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。画面主体为 Rosa Pomponiana Muscosa,在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。

该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 165,对应原书第 165 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette variété du Rosier Pompon nous vient d’Angleterre, où l’on cultive aussi le Pompon mousseux blanc, qu’on trouve dans la pépinière de M. Kennedy. La tige, qui s’élève à un pied au plus, est recouverte d’un grand nombre de petits aiguillons inégaux, presque droits, rapprochés, entre-mêlés de poils glan-duleux. Les feuilles se composent de trois ou de cinq folioles glabres en-dessus, glanduleuses en-dessous et sur la bordure; elles sont portées par un pétiole couvert de glandes. Les fleurs sont terminales, disposées par deux, assez souvent par trois, à l’extrémité des rameaux. Le pédoncule, les pédicelles, le tube du calice et les divisions du limbe, sont recouverts de poils visqueux, ramifiés, assez semblables à de la mousse. Les bractées qui accompagnent les pédicelles sont très-allongées, spa-tulées, même foliacées au sommet. Corolle de huit à dix rangs de pétales à peu près, de la couleur de ceux du Pompon or-dinaire.

Observations

Les personnes qui se livrent à la culture du Rosier, ont pu remarquer que, depuis quelques années, le nombre des Rosiers mousseux s’est fort accru, et que la semence d’espèces, ou de variétés, qui n’avaient jamais présenté ce phénomène, les reproduit, assez souvent, avec des Roses mousseuses. Cette singularité a fixé l’attention de M. J. Cl. Bozérian, si renommé par ses belles reliures, maintenant fixé à sa terre du Haut-Fontenay, près Vendôme, ou il s’occupe, en grand, de la culture de cet arbrisseau et de sa multipli-cation, particulièrement par la semence.

M. Bozérian a cru trouver de l’identité entre les poils ramifiés qui enveloppent les tubes des Rosiers mousseur, et ces excroissances qui entourent l’éponge ou galle du Rosier, que les botanistes nomment bédéguard. Partant de cette idée, après avoir observé les fleurs de ses Rosiers, et suivi le développement de leur végétation, il a été amené à penser qu’on pouvait attribuer aux larves de l’Ichneumon à longue queue1 le phénomène des Rosiers mousseux. Voici ce que dit ce laborieux jardiniste dans un mémoire manuscrit qu’il nous a communiqué, et qu’il se propose d’envoyer à la société d’Agriculture de Paris.

L’insecte attiré par l’odeur du pollen, au moment de la fécondation des fleurs, introduit son long aiguillon dans chaque pistil, pénètre jusqu’à l’ovaire, y dépose un œuf qui ne tarde pas à éclore. Les larves qui en résultent s’emparent des matières nutritives contenues dans l’ovaire, et transforment tout l’appareil de la fleur en un véritable bédéguard recouvert d’une végétation visqueuse qui a toute l’apparence d’une mousse fine, palmée, ramifiée, semblable à celle qu’on remarque sur nos Roses mousseuses…

L’auteur du mémoire a ouvert et examiné avec attention un grand nombre de ces bédéguards, soit secs, soit dans leur état de végétation; il a trouvé plusieurs graines qui, bien qu’elles aient été extérieurement enduites des matières visqueuses dont la larve semble elle-même formée, n’avaient cependant pas été percées à l’intérieur par l’aiguillon de l’insecte, au moment de son invasion… d’ou il a conclu que ces graines, ayant conservé leur faculté germinative, ont dû, et doivent, attendu la viscosité qui les recouvre, donner naissance à des Roses mousseuses.

On voit que, jusqu’à présent, tout ceci n’est que conjecture: il faudrait que les résultats de la semence vinssent confirmer l’opinion de M. Bozérian, en nous donnant en effet des Roses mousseuses. C’est ce dont il s’occupe: déja depuis trois ans, il a semé un bon nombre de graines échappées à l’aiguillon de l’Ichneumon et provenant des débris de ses bédéguards: toutes sont levées; mais on n’a pas encore vu de fleurs. Il faut espérer que le printemps de 1824 éclaircira ce nouveau fait de physique végétale.

R. germinibus pedunculis petiolisque glanduloso-viscosis (muscosis); floribus subgemellis. (N.)

  1. Ichneumon manifestator, De Fourcroy, Entom. Par. 374. 5. C’est un insecte de l’ordre des hyménoptères.

    Les femelles ont un aiguillon quelquefois plus long que le corps, placé entre deux étuis minces comme lui; ce qui leur donne l’air d’avoir une queue composée de trois poils; elles s’en servent pour percer le corps des chenilles « et autres larves d’insectes, et pour y placer leurs œufs. Les larves qui en éclosent dévorent les parties intérieures de celle dans laquelle elles se trouvent, et la font périr souvent avant qu’elle devienne nymphe, mais toujours avant qu’elle passe à l’état parfait. Alors elles en sortent pour filer leur coque, et se métamorphoser elles-mêmes. —Cuvier, Tab. Elem. p. 505.

    Les naturalistes ne sont pas d’accord sur l’insecte qui produit le bédéguard; la nature de cette excroissance spongieuse n’est pas même bien connue. Les curieux pourront, au reste, consulter les ouvrages suivants: 1o Rammelet, Traité des excroissances du Rosier, en allemand; 2e Camerarius, Spongia rosce sylvestris quid? et quelques autres écrits spéciaux, qu’on trouvera énoncés dans notre Bibliotheca Botanica Rosarum comprise dans cet ouvrage, vol. 1. page. 225.

Rosa Mucosa Anemone-Flora 上一张图版
Rosa Mucosa Anemone-Flora

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