Rosa Pomponiana Muscosa
Rosa Pomponiana Muscosa
Le Pompon Mousseux
- 学名
- Le Pompon Mousseux
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 165
- 原书页码
- p.165
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、红
- 纵幅 1.74∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.2%,叶色 7.4%,主相是黄绿、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 28%,重心略偏左——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动至花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状线条。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
金盆水冷菱花净,满面残红。
—— 宋·晏几道《采桑子》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、花、蕾」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:粉红、绿叶、花蕾。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:平静。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1824 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。画面主体为 Rosa Pomponiana Muscosa,在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 165,对应原书第 165 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette variété du Rosier Pompon nous vient d’Angleterre, où l’on cultive aussi le Pompon mousseux blanc, qu’on trouve dans la pépinière de M. Kennedy. La tige, qui s’élève à un pied au plus, est recouverte d’un grand nombre de petits aiguillons inégaux, presque droits, rapprochés, entre-mêlés de poils glan-duleux. Les feuilles se composent de trois ou de cinq folioles glabres en-dessus, glanduleuses en-dessous et sur la bordure; elles sont portées par un pétiole couvert de glandes. Les fleurs sont terminales, disposées par deux, assez souvent par trois, à l’extrémité des rameaux. Le pédoncule, les pédicelles, le tube du calice et les divisions du limbe, sont recouverts de poils visqueux, ramifiés, assez semblables à de la mousse. Les bractées qui accompagnent les pédicelles sont très-allongées, spa-tulées, même foliacées au sommet. Corolle de huit à dix rangs de pétales à peu près, de la couleur de ceux du Pompon or-dinaire.
Observations
Les personnes qui se livrent à la culture du Rosier, ont pu remarquer que, depuis quelques années, le nombre des Rosiers mousseux s’est fort accru, et que la semence d’espèces, ou de variétés, qui n’avaient jamais présenté ce phénomène, les reproduit, assez souvent, avec des Roses mousseuses. Cette singularité a fixé l’attention de M. J. Cl. Bozérian, si renommé par ses belles reliures, maintenant fixé à sa terre du Haut-Fontenay, près Vendôme, ou il s’occupe, en grand, de la culture de cet arbrisseau et de sa multipli-cation, particulièrement par la semence.
M. Bozérian a cru trouver de l’identité entre les poils ramifiés qui enveloppent les tubes des Rosiers mousseur, et ces excroissances qui entourent l’éponge ou galle du Rosier, que les botanistes nomment bédéguard. Partant de cette idée, après avoir observé les fleurs de ses Rosiers, et suivi le développement de leur végétation, il a été amené à penser qu’on pouvait attribuer aux larves de l’Ichneumon à longue queue1 le phénomène des Rosiers mousseux. Voici ce que dit ce laborieux jardiniste dans un mémoire manuscrit qu’il nous a communiqué, et qu’il se propose d’envoyer à la société d’Agriculture de Paris.
L’insecte attiré par l’odeur du pollen, au moment de la fécondation des fleurs, introduit son long aiguillon dans chaque pistil, pénètre jusqu’à l’ovaire, y dépose un œuf qui ne tarde pas à éclore. Les larves qui en résultent s’emparent des matières nutritives contenues dans l’ovaire, et transforment tout l’appareil de la fleur en un véritable bédéguard recouvert d’une végétation visqueuse qui a toute l’apparence d’une mousse fine, palmée, ramifiée, semblable à celle qu’on remarque sur nos Roses mousseuses…
L’auteur du mémoire a ouvert et examiné avec attention un grand nombre de ces bédéguards, soit secs, soit dans leur état de végétation; il a trouvé plusieurs graines qui, bien qu’elles aient été extérieurement enduites des matières visqueuses dont la larve semble elle-même formée, n’avaient cependant pas été percées à l’intérieur par l’aiguillon de l’insecte, au moment de son invasion… d’ou il a conclu que ces graines, ayant conservé leur faculté germinative, ont dû, et doivent, attendu la viscosité qui les recouvre, donner naissance à des Roses mousseuses.
On voit que, jusqu’à présent, tout ceci n’est que conjecture: il faudrait que les résultats de la semence vinssent confirmer l’opinion de M. Bozérian, en nous donnant en effet des Roses mousseuses. C’est ce dont il s’occupe: déja depuis trois ans, il a semé un bon nombre de graines échappées à l’aiguillon de l’Ichneumon et provenant des débris de ses bédéguards: toutes sont levées; mais on n’a pas encore vu de fleurs. Il faut espérer que le printemps de 1824 éclaircira ce nouveau fait de physique végétale.
R. germinibus pedunculis petiolisque glanduloso-viscosis (muscosis); floribus subgemellis. (N.)
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Ichneumon manifestator, De Fourcroy, Entom. Par. 374. 5. C’est un insecte de l’ordre des hyménoptères.
Les femelles ont un aiguillon quelquefois plus long que le corps, placé entre deux étuis minces comme lui; ce qui leur donne l’air d’avoir une queue composée de trois poils; elles s’en servent pour percer le corps des chenilles « et autres larves d’insectes, et pour y placer leurs œufs. Les larves qui en éclosent dévorent les parties intérieures de celle dans laquelle elles se trouvent, et la font périr souvent avant qu’elle devienne nymphe, mais toujours avant qu’elle passe à l’état parfait. Alors elles en sortent pour filer leur coque, et se métamorphoser elles-mêmes. —Cuvier, Tab. Elem. p. 505.
Les naturalistes ne sont pas d’accord sur l’insecte qui produit le bédéguard; la nature de cette excroissance spongieuse n’est pas même bien connue. Les curieux pourront, au reste, consulter les ouvrages suivants: 1o Rammelet, Traité des excroissances du Rosier, en allemand; 2e Camerarius, Spongia rosce sylvestris quid? et quelques autres écrits spéciaux, qu’on trouvera énoncés dans notre Bibliotheca Botanica Rosarum comprise dans cet ouvrage, vol. 1. page. 225.