玫瑰犁瘿蜂
Rosa Mucosa Anemone-Flora
La Mousseuse de la Flèche
- 中文名
- 玫瑰犁瘿蜂
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 164
- 原书页码
- p.164
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.32∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有细长刺。中文名“玫瑰犁瘿蜂”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 6.2%,叶色 6.5%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 30%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子移动到右上方未开的花苞。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
未应傅粉疑平叔,却笑荷花似六郎。
—— 宋·赵长卿《鹧鸪天》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、花、蕾」在古典语料中检索配得。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。本幅的意象词:粉红、绿叶、花蕾。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:静谧。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1824 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。玫瑰犁瘿蜂(Rosa Mucosa Anemone-Flora)是本图的主角,归入蔷薇属(Rosa)。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 164,见第 164 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce Rosier a été obtenu de semence, par M. LEMEUNIER qui nous l’a communiqué, en exprimant le vou de le voir publier sous le nom de la ville qu’il habite, à laquelle il a cru pouvoir dédier cette nouveauté. Nous nous empressons de satisfaire à ses désirs, persuadés que nous sommes du bon accueil que recevra sa dédicace.1
Notre arbrisseau forme un buisson de la hauteur de dix-huit à vingt pouces, et parait susceptible de s’élever encore davan-tage. Ses jeunes rameaux, d’abord d’un rouge brun, se convertissent en une couleur grisâtre en mûrissant. Ils sont armés d’un grand nombre d’aiguillons inégaux, droits, très-rappro-chés, qui s’étendent jusque sur le pédoncule commun et les pédicelles. Les feuilles se composent de cinq ou de sept folioles d’un vert-obscur, assez petites, allongées, pointues au sommet, arrondies à la base, glabres en-dessus, couvertes en-dessous, comme sur la bordure, de glandes très-rapprochées et souvent ramifiées. Les jeunes folioles se présentent avec une teinte rousseâtre prononcée et très-remarquable; mais elles finissent par prendre, en grandissant, la teinte verte générale. Les fleurs sont toujours droites, jamais penchées comme dans les mousseuses ordinaires, quelquefois solitaires, mais le plus souvent plusieurs ensemble à l’extrémité des rameaux. La corolle se compose de quatre à cinq rangs de pétales convergents vers le centre, comme dans la Rose cent-feuilles anémone, d’une teinte générale rose-foncé, quelques-uns cependant panachés de taches d’un rose plus tendre, quelquefois blanchâtres. Les tubes du calice, les pédoncules et les pédicelles sont armés de poils spinuliformes, longs, et qui résistent au toucher. Les étamines sont très-longues: nous n’avons pas vu le fruit.
Observations
Cet élégant arbrisseau est très-remarquable dans les divers degrés de sa végétation. Sommités, tiges, aiguillons, supports, diamètre des fleurs, leur couleur, rien n’est semblable aux Rosiers mousseux ordinaires; aussi distinguera-t-on toujours au premier coup-d’œil le Rosier mousseux de La Flèche. Il nous a semblé qu’on devait le cultiver à l’ombre, car les fleurs se sont flétries promptement sur le pied que M. Lemeunier a envoyé à l’auteur du texte de cet ouvrage, il y a plus de deux ans, et qui se trouve exposé à un très-grand soleil.
R. germinibus, caule, pedunculis pedicellisque spinulis inequa-libus, rectis, confertissimis horridis; laciniis calycinis glanduloso-viscidis; floribus erectis; petalis amone involutis. (N.) Ex semine R. muscosce subsimplicis, in hort. Lemeunier.
- Le sol Angevin est très-favorable à la culture du Rosier; aussi trouve-t-on à Angers, à La Flèche, au Mans, et dans les départements de la Sarthe, et Maine-et-Loire, une multitude de jardins dans lesquels on cultive cet arbrisseau avec un grand succès. Déja beaucoup de variétés curieuses ont été signalées dans les semis, et le zèle des cultivateurs et des amateurs en fait espérer encore beaucoup d’autres. Les collections les plus renommees sont celles de MM. Lemeunier, Goupil fils, receveur-général du département; Narcisse Desportes, botaniste distingué; Bizard, conseiller à la Cour royale; le général Delaage; Drouet, Dagonneau, Poilpré, Foulard, etc.