Rosa Rubiginosa Vaillantiana
L’Églantine de Vaillant
L’Églantine de Vaillant
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 163
- 原书页码
- p.163
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.37∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花单瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 11.4%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 23%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子引导至中央的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
淡荡素商行暮,远空雨歇,平野烟收。
—— 宋·柳永《玉蝴蝶》
这一句由本幅的意象词「素、雅」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:素雅。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1824 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。图中描绘的是 Rosa Rubiginosa Vaillantiana,归入蔷薇属(Rosa)。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 163,见第 163 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette jolie variété du Rosier rouillé s’élève en buisson à la hauteur de deux pieds et demi, ou environ. Ses branches sont armées d’aiguillons épars, et presque droits. Les feuilles se composent de cinq ou de sept folioles assez petites, vertes, presque glabres, à peu près luisantes en-dessus, plus pâles et munies en-dessous, comme sur la bordure, de poils entremêlés de glandes roussâtres et odorantes: elles sont supportées par un pétiole velu, muni de quelques petits aiguillons jaunâtres, ayant à sa base des stipules bifides et denticulées. Les fleurs naissent à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches principales; le pédoncule qui les porte, ainsi que le tube ovoïde du calice, sont garnis de poils spinuliformes et glanduleux. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont couvertes de glandes sessiles à l’extérieur, et munies intérieurement d’un duvet blanchâtre. Corolle de cinq pétales échancrés en cœur au sommet, d’un blanc très-légèrement lavé de rose pâle au moment de l’épanouissement, se convertissant, après quelques heures, en un blanc-mat, très-pur, qui se conserve jusqu’à la chute des pétales. C’est en cela que cette variété se distingue principalement des autres du groupe des Rubiginoso, lesquelles offrent des pétales d’un rouge plus ou moins foncé lequel persiste jusqu’à la fin. Fruit petit, ovoïde, et rouge à la maturité.
Observations
Nous avons donné à ce Rosier le nom du célèbre botaniste Vaillant (Sébastien), de l’Académie des Sciences, et professeur de botanique au jardin Royal des Plantes, lequel l’a trouvé aux environs de Paris et compris dans sa Flore publiée au commencement du dix-huitième siècle. Cette variété semblait perdue puisque aucun auteur ne l’avait citée depuis Vaillant; mais nous l’avons retrouvée, en herborisant dans les bois de Meu-don, avec la société Linnéenne, sur les hauteurs qui avoisinent Fleury, à droite du chemin qui conduit de ce hameau à Clamart, avant l’Étoile.1
C’est une beauté sauvage qu’il faut abandonner aux bois et aux rochers. Elle ferait peu d’effet dans nos jardins; mais elle convient aux collections botaniques.
- R. germinibus ovatis pedunculisque hispidis; foliolis ovalibus supra subglabris, nitidis, subtus margineque glanduloso-pilosis; floribus albis. (N.)
- R. Sylvestris folio subtus villoso, flore albo. Vaill. Bot. Par. Ed. alt. in 12, p. 109.
- C’est en suivant ce même chemin, après avoir traversé l’Étoile, que les amateurs de champignons trouveront, à gauche, sur la bordure du bois, aux environs du poteau de Clamart, l’Oronge franche ou l’Oronge jaune d’œuf, espèce excellente, figurée, pl. 134, dans le traité de Paulet. Nous l’avons ramassée, il y a quelques années, en grande quan-tité, d’après l’indication consignée dans la Flore de Vaillant. Aujourd’hui, ce champignon est moins commun depuis la dernière coupe du bois; mais on en trouve toujours quelques-uns au mois de septembre. Thuillier, auteur de la Flore de Paris (mort le 24 novembre 1822), l’a encore ramassé dans les bois de Verrières.