Rosa Rubiginosa Vaillantiana
L’Églantine de Vaillant
L’Églantine de Vaillant
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.37 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 19 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
Only the genus Rosa is given; species-level names came later. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.5% of the sheet against 11.4% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 23% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
淡荡素商行暮,远空雨歇,平野烟收。
—— 宋·柳永《玉蝴蝶》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1824 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1824 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Cette jolie variété du Rosier rouillé s’élève en buisson à la hauteur de deux pieds et demi, ou environ. Ses branches sont armées d’aiguillons épars, et presque droits. Les feuilles se composent de cinq ou de sept folioles assez petites, vertes, presque glabres, à peu près luisantes en-dessus, plus pâles et munies en-dessous, comme sur la bordure, de poils entremêlés de glandes roussâtres et odorantes: elles sont supportées par un pétiole velu, muni de quelques petits aiguillons jaunâtres, ayant à sa base des stipules bifides et denticulées. Les fleurs naissent à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches principales; le pédoncule qui les porte, ainsi que le tube ovoïde du calice, sont garnis de poils spinuliformes et glanduleux. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont couvertes de glandes sessiles à l’extérieur, et munies intérieurement d’un duvet blanchâtre. Corolle de cinq pétales échancrés en cœur au sommet, d’un blanc très-légèrement lavé de rose pâle au moment de l’épanouissement, se convertissant, après quelques heures, en un blanc-mat, très-pur, qui se conserve jusqu’à la chute des pétales. C’est en cela que cette variété se distingue principalement des autres du groupe des Rubiginoso, lesquelles offrent des pétales d’un rouge plus ou moins foncé lequel persiste jusqu’à la fin. Fruit petit, ovoïde, et rouge à la maturité.
Observations
Nous avons donné à ce Rosier le nom du célèbre botaniste Vaillant (Sébastien), de l’Académie des Sciences, et professeur de botanique au jardin Royal des Plantes, lequel l’a trouvé aux environs de Paris et compris dans sa Flore publiée au commencement du dix-huitième siècle. Cette variété semblait perdue puisque aucun auteur ne l’avait citée depuis Vaillant; mais nous l’avons retrouvée, en herborisant dans les bois de Meu-don, avec la société Linnéenne, sur les hauteurs qui avoisinent Fleury, à droite du chemin qui conduit de ce hameau à Clamart, avant l’Étoile.1
C’est une beauté sauvage qu’il faut abandonner aux bois et aux rochers. Elle ferait peu d’effet dans nos jardins; mais elle convient aux collections botaniques.
- R. germinibus ovatis pedunculisque hispidis; foliolis ovalibus supra subglabris, nitidis, subtus margineque glanduloso-pilosis; floribus albis. (N.)
- R. Sylvestris folio subtus villoso, flore albo. Vaill. Bot. Par. Ed. alt. in 12, p. 109.
- C’est en suivant ce même chemin, après avoir traversé l’Étoile, que les amateurs de champignons trouveront, à gauche, sur la bordure du bois, aux environs du poteau de Clamart, l’Oronge franche ou l’Oronge jaune d’œuf, espèce excellente, figurée, pl. 134, dans le traité de Paulet. Nous l’avons ramassée, il y a quelques années, en grande quan-tité, d’après l’indication consignée dans la Flore de Vaillant. Aujourd’hui, ce champignon est moins commun depuis la dernière coupe du bois; mais on en trouve toujours quelques-uns au mois de septembre. Thuillier, auteur de la Flore de Paris (mort le 24 novembre 1822), l’a encore ramassé dans les bois de Verrières.