狗牙蔷薇
Rosa Sepium var Rosea
Le Rosier des Haies
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier des Haies
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 85
- 原书页码
- p.85
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.69∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa sepium:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花单瓣;花瓣约 5 枚;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.1%,叶色 9.2%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 24%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左上角的开放的花朵移动到右下角的闭合的花蕾。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:精细的点状纹理。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
遣兴成诗,烹茶解酒,日落蔷薇坞。
—— 宋·葛长庚《酹江月・念奴娇》
这一句由本幅的意象词「素、静、野」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:素、静、野。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:平静。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1821 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。画面主体是狗牙蔷薇。原书为这一物种留下了成幅的彩色图像记录。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 85,见第 85 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau élevé et très-rameux. Ses branches sont armées d’aiguillons nombreux, blanchâtres et recourbés. Ses feuilles se composent de cing ou de sept folioles, le plus souvent très-petites, chaque paire écartée l’une de l’autre, pointues au sommet et à la base, glabres en-dessus, glanduleuses en-dessous, à dents serraturées, aussi glanduleuses. Elles sont supportées par un long pétiole couvert de glandes, aiguillonné, et muni à sa base de deux stipules bifides. Les fleurs, souvent solitaires, quelquefois réunies deux ou trois ensemble, croissent à l’extré mité des ramuscules qui garnissent les branches principales. Le pédoncule est glabre ainsi que le tube ovoide du calice. Les divisions du limbe sont pinnatifides. La Corolle présente cinq pétales d’abord d’un rose-tendre, mais qui se décolore et blanchit en peu d’heures, sur-tout à l’exposition du soleil. Fruits ovoïdes.
Nomenclature des variétés du Rosier des haies
Rosa germinibus oblongo-ovatis, pedunculisque glabris; foliolis sublanceolatis, cuspidatis, supra glabris, subtus margineque glandulosis; petiolis aculeolatis, undique glandulis minimis proditis; ramulis ramosissimis, aculeatis. (N.)
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- R. Sepium rosea. Desv. Journ. Bot. septembre 1813, p. r16, var. β.
- R. Sepium. Th. fl. de Paris, éd. 2, p. 262. DC. syn. 333; idem. Fl. franç. éd. 3, vol. 6, p. 538. Nouv. Duhamel, vol. 7, p. 47, et Tab. 11, fig. 2. Non Rau Enum. Ros. p. 90.
- R. (Canina) var. β. DC. Fl. franc. 3716. Poir. Ency. 6, 288, var. β. Vulg. Rosier des haies à fl. roses. Sous-variété à fleurs semi-doubles.
- R. Sepium parviflora. Bast. Suppl. p. 31. Petit arbrisseau qui ne s’élève guères qu’à un pied et demi. Environs d’Angers. Vulg. Rosier des haies à petites fleurs.
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- R. Sepium alba. Desv. l. c. p. 116, var. α.
- R. (Agrestis.) Gm. Bad. 2, p. 416. Savi, Fl. Pis. 1, p. 475. Les folioles sont plus arrondies que dans les autres variétés. Vulg. Rosier des haies à fl. blanches.
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- R. Sepium myrtifolia. (N.)
- R. (Myrtifolia.) Haller Fil. R. (Canina myrtifolia.) Du P. Gymn. Ros. 1, № 6, in Thy. R. Cand., P. 13. Folioles petites, elliptiques très-luisantes en-dessus, assez semblables aux feuilles du myrte. Fleurs d’un blanc-lavé-de-rose, souvent solitaires. Vulg. Rosier des haies à feuilles de myrte.
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- R. Sepium olei-carpa. (N.)
- R. Olei-carpa. Th. inédit. Trouvée atix environs de Paris par M. Thuillier, qui a bien voulu nous la communiquer. C’est une variété remarquable par les nervures très-saillantes des folioles, et ses fruits qui offrent la forme exacte d’une olive moyenne. Vulg. Rosier des haies à fruits d’Olivier.
- R. Sepium ambigua. Desv. l. c. p. 116. Les pédoncules sont quelquefois un peu hispides dans cette variété. Vulg. Rosier des haies équivoque.
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R. Sepium latifolia, foliolis magnis, remotis, grandi-dentatis, basi acutis, apice subrotundis; floribus exalbo-roseis; crma trifida. (N.)
Folioles, trois ou quatre fois plus grandes que dans la précédente; chaque paire, très-écartée l’une de l’autre, se développe sur un pétiole souvent long de quatre pouces. Cette variété nous a été envoyée par M. Le Grand, qui l’a découverte sur la lisière de la forêt de Chantilly, à Saint-Firmin, aux environs de l’habitation de M. Lecont. Vulg. Rosier des haies à grandes feuilles.
Les Rosiers de cette série sont communs dans toute la France. Quelques auteurs ont prétendu que le Rosa Sepium n’était qu’une modification du Rosa Rubiginosa; cependant celui-ci s’en éloigne par ses tiges moins élancées, par ses folioles presque rondes, un peu pubescentes en-dessus, et couvertes en-dessous, comme sur les bordures de glandes vis-queuses, entremêlées de poils, souvent, couleur de rouille; mais, surtout, par la forte odeur de pomme de reinette que donnent ces mêmes folioles froissées dans les doigts, caractère propre à tous les Rosiers du groupe des Rubiginosæ, et qu’on ne trouve pas dans celui des Sepienses.