Nature Gallery Public domain natural history illustrations
Home > Collections > The Liliaceae(百合科植物图谱) > Canna Gigantea
Canna Gigantea - The Liliaceae
⤓ Full res

Canna Gigantea

Balisier Géant

Balisier Géant

Plate 331 · p.331 · 1811 · The Liliaceae · · 1802-1816 · Green

About this plate

Description

L’on a réuni sous le nom de Canna indica quelques plantes qui, très-voisines par leurs principaux caractères, présentent néanmoins des différences de port assez constantes pour que plusieurs botanistes les aient regardées comme des espèces distinetes. Il est cependant douteux que ce ne soient pas de simples variétés. Il n’en est pas de même de celle dont nous donnons ici la figure. Quoique se rapprochant, à plusieurs égards, du Balisier d’Inde, elle en dillère par des caractères tranchés qui ne permettent pas de la confondre avec lui. Tels sont entre autres la hauteur considérable à laquelle elle parvient, le temps qui s’écoule entre le moment où sa tige commence à se développer et celui où elle se charge de fleurs, la longueur des pédoncules floraux et la forme arrondie de l’ovaire.

La tige de cette belle plante s’élève à la hauteur de deux mèfres environ. Dans plus de la moitié de sa longueur, elle est couverte par les gaines des feuilles, dont la plupart ont perdu leur limbe à l’époque de la floraison. Sa partie supérieure est nue, grêle, cylindrique, glabre et très-droite.

Les feuilles sont frès-grandes, portées sur des pétioles arqués, demi-eylin-driques, dont les bords prolongés en ailes membraneuses forment une gaine qui, dans la plus grande partie de sa lougueur, embrasse la tige et les pétioles des feuilles situées au-dessus. Leur limbe est ovale, ou ovale-lancéolé, entier sur les bords, d’un vert laisant, étalé horizontalement, long de cing ou six déci-mètres, large de vingt-cinq centimètres. Dans toute sa longueur règne une nervure longitudinale très-forte, qui émet des deux côtés des nervures transversales beaucoup plus faibles et très-nombreuses. Les feuilles supérieures sont plus petites, plus redressées et presque sessiles.

Les fleurs, au nombre de douze environ, forment une panicule, ou plutôt une grappe courte, assez läche. Les pédicelles qui les supportent sont longs d’un centimètre au moins et réunis deux à deux. Dans chaque groupe il y en a toujours un qui est absolument nu, tandis que lautre porte un peu au-dessus de sa base une bractée caduque, membraneuse, lancéolée et plus longue que lui.

L’ovaire est arrondi, hérissé de tubercules nombreux, adhérent au périgone. Celui-ci se compose de trois couches bien distinctes. La première, que l’on pourrait considérer comme un calice, est divisée, jusqu’à l’ovaire, en trois lanières lancéolées, blanchâtres, droites, longues de quinze millimètres environ. La couche moyenne est également divisée jusqu’auprés de l’ovaire, en trois segments, linéaires-lancéolés, aigus; mais ceux-ci diffèrent des divisions de la couche extérieure, par leur longueur, qui est de cinq à six centimètres, par leur consistance plus ferme, et par leur couleur rouge-écarlate. La couche intérieure est formée d’une seule pièce, longue de huit centimètres environ, en forme de tube dans le bas, d’une belle couleur écarlate, partagée dans une assez grande partie de sa longueur, en cinq lanières linéaires-lancéolées, obtuses, écartées dans le haut. Quatre de ces lanières sont à peu près droites; la cinquième, un peu plus épaisse que les autres, est roulée en dehors à son sommet, et porte sur l’un de ses bords une étamine dont le flament lui est adhérent dans toute sa longueur. L’anthère est linéaire-oblongue, libre dans sa partie supérieure, d’un brun pâle, à deux loges qui s’ouvrent latéralement.

Le style ressemble beaucoup aux divisions intérieures du périgone auxquelles il adhère dans le bas; il est seulement un peu plus épais. Le stigmate est termi-nal, jaune, à deux lèvres peu distinetes.

Histoire

Nous ignorons quelle est la patrie du Balisier géant. On l’a introduit depuis quelques années dans les jardins d’ornement, mais il y a trèstarement fleuri. C’est dans celui de M. Biequelin, à Paris, que nous avons vu l’individu dont nous donnons ici la figure. Il y était en fleurs au mois de février. Son développement se fait beaucoup plus lentement que celui du Balisier d’Inde, et demande de deux à trois ans, du moins dans nos jardins. On l’abrite ordinairement dans la serre chaude, mais il vient très-bien aussi dans l’orangerie.

Explication de la planche

Le haut de la Plante de grandeur naturelle.

  1. L’étamine et le style.
  2. L’ovaire et les divisions extérieures du périgone.
  3. L’ovaire et la partie inférieure du style.

Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.

  • Canna gigantea. C. foliis ovatis nervosis, floribus pedunculatis paniculatis, pedunculis conjugatis, germinibus subrotundis.
  • Canna gigantea. Desfont. catal. hort. botan. Parisiens. p. 32.

Twelve ways of seeing

Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.

  1. First Look

    凡画山水,意在笔先。

    —— 唐·王维《山水论》

    In painting, the intention precedes the brush.

    The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 14 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.

  2. Name and Thing

    The binomial is Canna gigantea: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet gigantea means “giant” — the name records the feature the namer noticed first. The older system filed it under Cannaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Monandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.

  3. Form and Colour

    Measured on this plate: flower colour covers 5.0% of the sheet, foliage 27.0%, the cast red with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. Garden annuals and low perennials: many small, brilliantly coloured flowers to a stem, with leaves palmately lobed, pinnate or entire — the mainstay of the Victorian bedding scheme. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.

  4. Composition

    Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.45 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 38% of the sheet, centred near the centre — the easy measure most florists kept to. Blank paper is not unfinished work: it is where the eye rests.

  5. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions.

  6. Season

    Late spring to early autumn, June through September; under glass they could be had from March. The year 1811 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The plate records ten days of peak; the other three hundred are leaf, fruit and rest.

  7. Provenance

    Gathered from everywhere by plant hunters and the glasshouse trade: pelargoniums from South Africa, campanulas from European mountains, lobelias from North America, fuchsias from Chile. In the same volume the kin are shelved together; set several plates side by side.

  8. The Book and the Hand

    “The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 331, book page 331. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.

  9. Poetic Resonance

    常苦沙崩损药栏,也从江槛落风湍。

    —— 唐·杜甫《將赴成都草堂途中有作先寄嚴鄭公五首 四》

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. The Written Tradition

    会心处不必在远,翳然林水,便自有濠濮间想也。

    —— 南朝宋·刘义庆《世说新语·言语》

    Where the heart understands, distance is not needed: a screen of trees and a little water, and the mind is already by the River Hao.

    China had its own gardening literature — Chen Haozi's Hua Jing on courtyard planting — which, like European bedding, brought wild plants down to human scale. The difference is not of quality but of question: Europe asks what it is, China asks whom it resembles.

  11. Symbolism

    Bedding plants carry no imperial weight; they mean the everyday — window sill, border, festival, gift. Victorian floriography grew up among exactly these flowers. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.

  12. What to Take Away

    Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.

Sanseviera Guineensis Previous plate
Sanseviera Guineensis

More plates from The Liliaceae