Canna Gigantea
Balisier Géant
Balisier Géant
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 331
- 原书页码
- p.331
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.45∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Canna gigantea:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 gigantea 意为“巨大”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。旧分类按整体亲缘,把它归入 Cannaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.0%,叶色 27.0%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。园艺草花多为一二年生或低矮宿根,花小而数多,一茎数朵,色极艳;叶形变化大,掌状、羽状、全缘皆有,是十九世纪花坛(bedding)的主力。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 38%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
同为懒慢园林客,共对萧条雨雪天。
—— 唐·白居易《雪夜小飲贈夢得》
“同为懒慢园林客”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
草花没有牡丹那样的象征重量,它们象征的是“日常”:窗台、花坛、节庆、赠礼。维多利亚时代以花代言,“花语”(floriography)正是在这类草花之间流行起来的。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春夏之交至秋初,六至九月不绝。温室栽培者可提早至三月,故花谱能“四季见花”。来自世界各地,随植物猎人与温室贸易汇集欧洲:天竺葵自南非,风铃草自欧洲山地,半边莲自北美,倒挂金钟自智利。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1811 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Canna Gigantea,归入美人蕉科(Cannaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 331,见第 331 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
L’on a réuni sous le nom de Canna indica quelques plantes qui, très-voisines par leurs principaux caractères, présentent néanmoins des différences de port assez constantes pour que plusieurs botanistes les aient regardées comme des espèces distinetes. Il est cependant douteux que ce ne soient pas de simples variétés. Il n’en est pas de même de celle dont nous donnons ici la figure. Quoique se rapprochant, à plusieurs égards, du Balisier d’Inde, elle en dillère par des caractères tranchés qui ne permettent pas de la confondre avec lui. Tels sont entre autres la hauteur considérable à laquelle elle parvient, le temps qui s’écoule entre le moment où sa tige commence à se développer et celui où elle se charge de fleurs, la longueur des pédoncules floraux et la forme arrondie de l’ovaire.
La tige de cette belle plante s’élève à la hauteur de deux mèfres environ. Dans plus de la moitié de sa longueur, elle est couverte par les gaines des feuilles, dont la plupart ont perdu leur limbe à l’époque de la floraison. Sa partie supérieure est nue, grêle, cylindrique, glabre et très-droite.
Les feuilles sont frès-grandes, portées sur des pétioles arqués, demi-eylin-driques, dont les bords prolongés en ailes membraneuses forment une gaine qui, dans la plus grande partie de sa lougueur, embrasse la tige et les pétioles des feuilles situées au-dessus. Leur limbe est ovale, ou ovale-lancéolé, entier sur les bords, d’un vert laisant, étalé horizontalement, long de cing ou six déci-mètres, large de vingt-cinq centimètres. Dans toute sa longueur règne une nervure longitudinale très-forte, qui émet des deux côtés des nervures transversales beaucoup plus faibles et très-nombreuses. Les feuilles supérieures sont plus petites, plus redressées et presque sessiles.
Les fleurs, au nombre de douze environ, forment une panicule, ou plutôt une grappe courte, assez läche. Les pédicelles qui les supportent sont longs d’un centimètre au moins et réunis deux à deux. Dans chaque groupe il y en a toujours un qui est absolument nu, tandis que lautre porte un peu au-dessus de sa base une bractée caduque, membraneuse, lancéolée et plus longue que lui.
L’ovaire est arrondi, hérissé de tubercules nombreux, adhérent au périgone. Celui-ci se compose de trois couches bien distinctes. La première, que l’on pourrait considérer comme un calice, est divisée, jusqu’à l’ovaire, en trois lanières lancéolées, blanchâtres, droites, longues de quinze millimètres environ. La couche moyenne est également divisée jusqu’auprés de l’ovaire, en trois segments, linéaires-lancéolés, aigus; mais ceux-ci diffèrent des divisions de la couche extérieure, par leur longueur, qui est de cinq à six centimètres, par leur consistance plus ferme, et par leur couleur rouge-écarlate. La couche intérieure est formée d’une seule pièce, longue de huit centimètres environ, en forme de tube dans le bas, d’une belle couleur écarlate, partagée dans une assez grande partie de sa longueur, en cinq lanières linéaires-lancéolées, obtuses, écartées dans le haut. Quatre de ces lanières sont à peu près droites; la cinquième, un peu plus épaisse que les autres, est roulée en dehors à son sommet, et porte sur l’un de ses bords une étamine dont le flament lui est adhérent dans toute sa longueur. L’anthère est linéaire-oblongue, libre dans sa partie supérieure, d’un brun pâle, à deux loges qui s’ouvrent latéralement.
Le style ressemble beaucoup aux divisions intérieures du périgone auxquelles il adhère dans le bas; il est seulement un peu plus épais. Le stigmate est termi-nal, jaune, à deux lèvres peu distinetes.
Histoire
Nous ignorons quelle est la patrie du Balisier géant. On l’a introduit depuis quelques années dans les jardins d’ornement, mais il y a trèstarement fleuri. C’est dans celui de M. Biequelin, à Paris, que nous avons vu l’individu dont nous donnons ici la figure. Il y était en fleurs au mois de février. Son développement se fait beaucoup plus lentement que celui du Balisier d’Inde, et demande de deux à trois ans, du moins dans nos jardins. On l’abrite ordinairement dans la serre chaude, mais il vient très-bien aussi dans l’orangerie.
Explication de la planche
Le haut de la Plante de grandeur naturelle.
- L’étamine et le style.
- L’ovaire et les divisions extérieures du périgone.
- L’ovaire et la partie inférieure du style.
Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.
- Canna gigantea. C. foliis ovatis nervosis, floribus pedunculatis paniculatis, pedunculis conjugatis, germinibus subrotundis.
- Canna gigantea. Desfont. catal. hort. botan. Parisiens. p. 32.