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Canna Gigantea - The Liliaceae
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Canna Gigantea

Balisier Géant

Balisier Géant

Plate 331 · p.331 · 1811 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1811
图版号
Plate 331
原书页码
p.331
主色
绿
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 红、橙黄
  • 纵幅 1.45∶1

第一眼

凡画山水,意在笔先。

—— 唐·王维《山水论》

下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。

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关于本图版

这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Canna Gigantea,归入美人蕉科(Cannaceæ)。

全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 331,见第 331 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。

原书文字(英文 / 法文)

Description

L’on a réuni sous le nom de Canna indica quelques plantes qui, très-voisines par leurs principaux caractères, présentent néanmoins des différences de port assez constantes pour que plusieurs botanistes les aient regardées comme des espèces distinetes. Il est cependant douteux que ce ne soient pas de simples variétés. Il n’en est pas de même de celle dont nous donnons ici la figure. Quoique se rapprochant, à plusieurs égards, du Balisier d’Inde, elle en dillère par des caractères tranchés qui ne permettent pas de la confondre avec lui. Tels sont entre autres la hauteur considérable à laquelle elle parvient, le temps qui s’écoule entre le moment où sa tige commence à se développer et celui où elle se charge de fleurs, la longueur des pédoncules floraux et la forme arrondie de l’ovaire.

La tige de cette belle plante s’élève à la hauteur de deux mèfres environ. Dans plus de la moitié de sa longueur, elle est couverte par les gaines des feuilles, dont la plupart ont perdu leur limbe à l’époque de la floraison. Sa partie supérieure est nue, grêle, cylindrique, glabre et très-droite.

Les feuilles sont frès-grandes, portées sur des pétioles arqués, demi-eylin-driques, dont les bords prolongés en ailes membraneuses forment une gaine qui, dans la plus grande partie de sa lougueur, embrasse la tige et les pétioles des feuilles situées au-dessus. Leur limbe est ovale, ou ovale-lancéolé, entier sur les bords, d’un vert laisant, étalé horizontalement, long de cing ou six déci-mètres, large de vingt-cinq centimètres. Dans toute sa longueur règne une nervure longitudinale très-forte, qui émet des deux côtés des nervures transversales beaucoup plus faibles et très-nombreuses. Les feuilles supérieures sont plus petites, plus redressées et presque sessiles.

Les fleurs, au nombre de douze environ, forment une panicule, ou plutôt une grappe courte, assez läche. Les pédicelles qui les supportent sont longs d’un centimètre au moins et réunis deux à deux. Dans chaque groupe il y en a toujours un qui est absolument nu, tandis que lautre porte un peu au-dessus de sa base une bractée caduque, membraneuse, lancéolée et plus longue que lui.

L’ovaire est arrondi, hérissé de tubercules nombreux, adhérent au périgone. Celui-ci se compose de trois couches bien distinctes. La première, que l’on pourrait considérer comme un calice, est divisée, jusqu’à l’ovaire, en trois lanières lancéolées, blanchâtres, droites, longues de quinze millimètres environ. La couche moyenne est également divisée jusqu’auprés de l’ovaire, en trois segments, linéaires-lancéolés, aigus; mais ceux-ci diffèrent des divisions de la couche extérieure, par leur longueur, qui est de cinq à six centimètres, par leur consistance plus ferme, et par leur couleur rouge-écarlate. La couche intérieure est formée d’une seule pièce, longue de huit centimètres environ, en forme de tube dans le bas, d’une belle couleur écarlate, partagée dans une assez grande partie de sa longueur, en cinq lanières linéaires-lancéolées, obtuses, écartées dans le haut. Quatre de ces lanières sont à peu près droites; la cinquième, un peu plus épaisse que les autres, est roulée en dehors à son sommet, et porte sur l’un de ses bords une étamine dont le flament lui est adhérent dans toute sa longueur. L’anthère est linéaire-oblongue, libre dans sa partie supérieure, d’un brun pâle, à deux loges qui s’ouvrent latéralement.

Le style ressemble beaucoup aux divisions intérieures du périgone auxquelles il adhère dans le bas; il est seulement un peu plus épais. Le stigmate est termi-nal, jaune, à deux lèvres peu distinetes.

Histoire

Nous ignorons quelle est la patrie du Balisier géant. On l’a introduit depuis quelques années dans les jardins d’ornement, mais il y a trèstarement fleuri. C’est dans celui de M. Biequelin, à Paris, que nous avons vu l’individu dont nous donnons ici la figure. Il y était en fleurs au mois de février. Son développement se fait beaucoup plus lentement que celui du Balisier d’Inde, et demande de deux à trois ans, du moins dans nos jardins. On l’abrite ordinairement dans la serre chaude, mais il vient très-bien aussi dans l’orangerie.

Explication de la planche

Le haut de la Plante de grandeur naturelle.

  1. L’étamine et le style.
  2. L’ovaire et les divisions extérieures du périgone.
  3. L’ovaire et la partie inférieure du style.

Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.

  • Canna gigantea. C. foliis ovatis nervosis, floribus pedunculatis paniculatis, pedunculis conjugatis, germinibus subrotundis.
  • Canna gigantea. Desfont. catal. hort. botan. Parisiens. p. 32.
Sanseviera Guineensis 上一张图版
Sanseviera Guineensis

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