Crinum Americanum
Crinum d’Amérique
Crinum d’Amérique
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.41 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Crinum americanum: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 1.6% of the sheet, foliage 13.3%, the cast yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 34% of the sheet, centred near the centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
不语亭亭俨薄妆,画裙双凤郁金香。
—— 唐·杜牧《偶呈鄭先輩》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1811 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1811 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Ce beau Crinum sort d’une racine fibreuse et s’élève sur une tige herbacée, épaisse de cing à dix centimètres, haute de deux ou trois décimètres, couverte par les gaines des anciennes feuilles, qui sont glabres, blanchâtres et lisses.
Les feuilles qui naissent du sommet de cette tige sont nombreuses, engainantes à leur base, oblongues, pointues, glabres, entières, un peu courbées en gouttière dans le bas; d’abord droites, puis étalées, longues de sept à dix décimètres, larges de sis à dix centimètres.
Les fleurs sont supportées par une hampe axillaire, droite, nue, comprimée, presque aussi longue que les feuilles, qu’au premier aspect elle semble dépasser. Elles sont au nombre de dix à vingt, disposées en ombelle et portées sur des pédicelles épais, un peu triangulaires, au moins aussi longs que l’ovaire. Une spathe formée de deux ou trois bractées scarieuses, oblongues, pointues, embrasse cette ombelle, et des bractées scarieuses séparent les fleurs.
Le tube du périgone est adhérent, presque eylindrique, un peu triangulaire, verdätre, long de six à huit centimètres. Le limbe est divisé en six lanières blanches, linéaires, longues de quatre ou cinq centimètres, un peu courbées en gouttière, ferminées par une callosité, qui dans les trois externes est en forme de capuchon, avec une petite pointe dirigée en dedans.
Les filaments des étamines sont filiformes, blancs dans le bas, rougeâtres au sommet, plus courts que les divisions du périgone, à la base desquelles ils sont insérés. Ils supportent des anthères linésires, vacillantes, noirâtres, insérées vers le tiers de leur longueur. Le pollen est jaune.
L’ovaire est ovale, triangulaire, vert, lisse. Le style est filiforme, blane dans le bas, rougeâtre dans le haut, tantôt plus court que le tube du périgone, tantôt le dépassant un peu.
Histoire
Commelin, anquel nous devons la première connaissance de ce Crinum, nous apprend qu’il est originaire d’Amérique, mais sans nous dire dans quelle partie de ce vaste continent il a été trouvé. Il est très-peu répandu dans les jardins, et demande à étre abrité dans la serre chaude. Nous le décrivons et le figurons d’après un individu qui fleurissait, il y a quelques années, dans le jardin de M. Cels.
Observations
Ce Crinum, assez bien figuré par Commelin, est très-distinet par la longueur de sa hampe et par son port général du Crinum Asiaticum, auquel il doit être réuni, suivant M. Gawler. Nous croyons done que c’est à tort que ce savant botaniste a voulu appliquer de préférence le nom de Crinum Americanum à une plante que Linné avait considérée comme une variété de cette espèce, mais que Jacquin en a séparé depuis avec raison, en la désignant sous le nom de Crinum Commelini, nom sous lequel nous l’avons décrite dans notre avant dernière livraison.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Crinum Americanum. C. foliis oblongo-lanceolatis margine glaberrimis, apice coaretato unguiculato, floribus pedicellatis, tubo limbo breviore. Ait. Kew. 1. p. 413. Willd. sp. pl. 2. p. 46. Pers. enchir. 1. p. 352.
- Crinum Americanum. C. radice fasciculari. L’Hérit. sert. Angl. 8.
- Crinum Americanum C. corollarum apicibus introrsùm unguiculatis. Lin. spec. pl. 419. Mill. dict. n. 3.
- Crinum. Hort. Cliff. 127. Hort. Ups. 76. Roy. Lugd-b. 37.
- Lilio-asphodelus Americanus sempervirens maximus polyanthus albus. Commel. rar. 14. t. 14. Dill. Etham. 194. t. 160. f. 195?