Kaempferia Angustifolia
Kempférie a Feuilles Étroites
Kempférie a Feuilles Étroites
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- square 1.04 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
Nearly square, plant and detail each holding a corner. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 11 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Kaempferia angustifolia: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet angustifolia means “narrow-leaved” — the name records the feature the namer noticed first. The older system filed it under Cannaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Monandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 1.0% of the sheet against 11.0% of foliage, the cast tending amber — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is square. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 22% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Early to high summer, June and July. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1812 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1812.
About this plate
Description
L’on doit la connaissance de cette Kemplérie à M. Willdenow, qui l’a indiquée dans son Catalogue des plantes du jardin de Berlin; mais nous ne croyons pas qu’elle ait encore été décrite mulle part, et nous n’en connaissons aucune figure. On la distingue facilement des deux autres espèces connues du même genre, à sa petitesse et à ses deux feuilles ovales-lancéolées entre la base desquelles sont les fleurs. Sa racine est formée par un faisceau de tubercules charnus, oblong», fusiformes, donnant naissance de dillérents points de leur étendue à des fibres radicales, et entourant un tubereule moyen de forme sphérique et de la grosseur d’une noisette.
De cette racine sortent deux ou trois feuilles ovales-lancéolées, longues d’un décimètre ou uu décimètre et demi, ondulées et crépues sur le bord, aigués, entières, glabres, d’un vert foncé en dessus, blanchâtres en dessous, et couvertes de petite points brillants extrêmement serrés, qui ont l’apparence de fines gouttelettes de rosée. Elles sont marquées de nervures longitudinales, qui, à l’exception de la moyenne, ne font aucune saillie.
Les fleurs sont peu nombreuses, et naissent immédiatement de la racine entre les feuilles, comme dans la Kempférie Galanga. Leur disposition générale nous a paru étre la même que celle des feuilles de cette dernière espèce.
Le tube du périgone est blanc, très-grêle, surtout dans le bas, deux fois aussi long que le limbe. Il s’évase un peu dans le haut. Le limbe est à six divisions, dont trois extérieures et trois intérieures. Les trois premières sont linéaires-lancéolées, blanches, aigués, étalées; les trois autres sont un peu plus courtes et beaucoup plus larges: les deux supérieures sont ovales, aiguës, blanches, ondulées sur le bord; l’inférieure, plus grande, est en forme de coin, d’un pourpre violet, divisée profondément en deux lobes obtus, un peu arrondis au sommet, crénelés, marqués à leur base d’une tache plus foncée que le reste.
Le filament de l’étamine est large, pétaliforme, adhérent par le bas avec le tube du périgone dans la partie supérieure duquel il est en grande partie caché. Sa partie inférieure est roulée en forme de tube. Ses bords s’écartent ensuite l’un de l’autre, puis se rapprochent de nouveau, et portent chacun dans cet endroit une anthère blanche uniloculaire adhérente dans toute sa longueur. Enfin le filament s’étale une seconde fois au-dessus des anthères, et forme une lame ovale, plane, divisée en deux lobes aigus, entiers ou dentelés. Les deux anthères se touchent par leur bord libre.
Le style est filiforme, grile, caché dans le canal formé par le filament de l’étamine. Il ne se montre qu’un peu au-dessous des anthères. Le stigmate, au contraire, se voit immédiatement audessus d’elles. Il est en forme de coupe demi-sphérique, ciliée sur les bords.
Histoire
On ne connait pas la patrie de la Kempférie à feuilles étroites. On la cultive depuis deux ou trois ans dans les serres du jardin du Muséum d’Histoire natu-relle. Elle fleurit en été.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- L’étamine.
- Le style et le stigmate.
Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.
- Kaempferia angustifolia. K. foliis oblongis erecto-patulis undulatis, tubo limbo duplò longiore. Willd. enum. Hort. Berol. 1. p. 5.
- Kaempferia angustifolia. Jacq. è Willd.