Kaempferia Angustifolia
Kempférie a Feuilles Étroites
Kempférie a Feuilles Étroites
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 389
- 原书页码
- p.389
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 近方 1.04∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅近方,主株与细部各占一角,先看它怎么分区。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Kaempferia angustifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 angustifolia 意为“窄叶”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。旧分类按整体亲缘,把它归入 Cannaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.0%,叶色 11.0%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅近方。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 22%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
“故乡寒食荼醾发”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1812 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Kaempferia Angustifolia,归入美人蕉科(Cannaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 389,见第 389 页,画面接近方形,整幅以深绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
L’on doit la connaissance de cette Kemplérie à M. Willdenow, qui l’a indiquée dans son Catalogue des plantes du jardin de Berlin; mais nous ne croyons pas qu’elle ait encore été décrite mulle part, et nous n’en connaissons aucune figure. On la distingue facilement des deux autres espèces connues du même genre, à sa petitesse et à ses deux feuilles ovales-lancéolées entre la base desquelles sont les fleurs. Sa racine est formée par un faisceau de tubercules charnus, oblong», fusiformes, donnant naissance de dillérents points de leur étendue à des fibres radicales, et entourant un tubereule moyen de forme sphérique et de la grosseur d’une noisette.
De cette racine sortent deux ou trois feuilles ovales-lancéolées, longues d’un décimètre ou uu décimètre et demi, ondulées et crépues sur le bord, aigués, entières, glabres, d’un vert foncé en dessus, blanchâtres en dessous, et couvertes de petite points brillants extrêmement serrés, qui ont l’apparence de fines gouttelettes de rosée. Elles sont marquées de nervures longitudinales, qui, à l’exception de la moyenne, ne font aucune saillie.
Les fleurs sont peu nombreuses, et naissent immédiatement de la racine entre les feuilles, comme dans la Kempférie Galanga. Leur disposition générale nous a paru étre la même que celle des feuilles de cette dernière espèce.
Le tube du périgone est blanc, très-grêle, surtout dans le bas, deux fois aussi long que le limbe. Il s’évase un peu dans le haut. Le limbe est à six divisions, dont trois extérieures et trois intérieures. Les trois premières sont linéaires-lancéolées, blanches, aigués, étalées; les trois autres sont un peu plus courtes et beaucoup plus larges: les deux supérieures sont ovales, aiguës, blanches, ondulées sur le bord; l’inférieure, plus grande, est en forme de coin, d’un pourpre violet, divisée profondément en deux lobes obtus, un peu arrondis au sommet, crénelés, marqués à leur base d’une tache plus foncée que le reste.
Le filament de l’étamine est large, pétaliforme, adhérent par le bas avec le tube du périgone dans la partie supérieure duquel il est en grande partie caché. Sa partie inférieure est roulée en forme de tube. Ses bords s’écartent ensuite l’un de l’autre, puis se rapprochent de nouveau, et portent chacun dans cet endroit une anthère blanche uniloculaire adhérente dans toute sa longueur. Enfin le filament s’étale une seconde fois au-dessus des anthères, et forme une lame ovale, plane, divisée en deux lobes aigus, entiers ou dentelés. Les deux anthères se touchent par leur bord libre.
Le style est filiforme, grile, caché dans le canal formé par le filament de l’étamine. Il ne se montre qu’un peu au-dessous des anthères. Le stigmate, au contraire, se voit immédiatement audessus d’elles. Il est en forme de coupe demi-sphérique, ciliée sur les bords.
Histoire
On ne connait pas la patrie de la Kempférie à feuilles étroites. On la cultive depuis deux ou trois ans dans les serres du jardin du Muséum d’Histoire natu-relle. Elle fleurit en été.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- L’étamine.
- Le style et le stigmate.
Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.
- Kaempferia angustifolia. K. foliis oblongis erecto-patulis undulatis, tubo limbo duplò longiore. Willd. enum. Hort. Berol. 1. p. 5.
- Kaempferia angustifolia. Jacq. è Willd.