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Commelina Dianthifolia - The Liliaceae
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Commelina Dianthifolia

Comméline a Feuilles d’Œillet

Comméline a Feuilles d’Œillet

Plate 390 · p.390 · 1812 · The Liliaceae · · 1802-1816 · Green

About this plate

Description

La racine de cette Comméline est composée d’un faisceau de tubercules fusiformes, entre lesquels sont des fibres radicales, rameuses. Elle donne naissance à une tige grêle, foible, dressée, rameuse, articulée, haute de six ou huit décimètres, verte, légèrement pubescente dans les parties nouvellement déve loppées, glabre dans celles qui le sont depuis quelque temps, présentant de distance en distance des renflements ou articulations séparées par des intervalles de dix ou quinze centimètres.

Les gaines des feuilles sont glabres, marquées de nervures violatres, cilices sur le bord, surtout dans le bas, tantöt entières, tantôt fendues latéralement. Le limbe est linéaire, aigu, long d’un ou deux décimètres, a peine large d’un centimètre, marqué de cinq nervures, très-finement cilié. Dans les feuilles infé rieures, il se rétrécit vers la base qui présente de longs cile, pareils à ceux de la gaine.

Les fleurs sont terminales, disposées comme dans la plopart des autres espèces da même genre. Les pédoncules sont glabres, longs de six à dix centi-mètres. Au premier aspect, ils paraissent terminaus; mais ils sont véritablement latéraux, et naissent de l’aisselle des feuilles supérieures. L’involuere est lan-céolé, en forme de cœur à sa base, qui est pliée longitudinalement, rétréci en pointe vers son extrémité, qui est à peu près droite et plane. Les pédicelles sont au nombre de sept ou huit, glabres, arques, assez épais, longs de six millimètres environ.

Le périgone est à six divisions étalées. Les trois extérieures sont vertes, ovales, tres-petites, obtuses, à l’exception de la supérieure, qui est plus étroite et aiguë. Les trois intérieures, beaucoup plus grandes, sont bleues, ovales-arrondies, un peu en forme d’as de pique, légèrement dentelées sur le bord, supportées par un onglet court. L’inférieure est presque sessile.

Les étamines sont an nombre de six, dont trois stériles et trois fertiles. Les filaments de ces dernières sont en forme de soies, glabres, bleus, arqués, dejetés vers la partie inférieure de la flenr, aussi longs, on plus longs que le périgone. Les anthères sont ovales, bleues, insérées par le milien, a deux loges qui souvrent en dedans. La moyenne est en forme de fer de flèche. Le filamen. qui la supporte est plus court et plus droit que les autres.

Les filaments des étamines stériles sont également bleus, mais plus courts et plas déliés. Les fausses anthères qu’ils supportent sont d’un jaune pâle.

Lovaire est libre, ovale, petit, vert; le style est filiforme, trèsarqué, terminé par un stigmate petit et triangulaire.

Le fruit est une capsule ovale, irrégulière, à trois loges, à trois valves. Deux de ces loges contiennent chacune deux graines ovales, grises, bosselées, comme chagrinées. La troisième, qui ne souvre pas naturellement, n’en renferme qu’une, qui est pent-être imparfaite.

Histoire

Nous ignorons quelle est la patrie de la Commeline à feuilles d’oeillet. L’un de nous la cultive dans son jardin depuis deus ans. Les fleurs s’épanouissent de trés-bonne heure, et se fanent avant huit heures du matin. Elle fleurit au commencement de juillet.

Observations

La Comméline à feuilles étroites (C. angustifolia), indiquée dans la Flore de l’Amérique septentrionale de Michaux, ressemble beaucoup à notre plante, ainsi que nous avons pu nous en assurer en examinant les échantillons recueillis par ce célébre voyageur; mais elle en diffère, soit parce que, suivant le caractère qu’il en a donné, ses fleurs n’ont que deux pétales, soit parce que les involucres sont beaucoup plus courts et asser semblables, pour la forme, a ceux de la Comméline commune.

Explication de la planche

La Plante de grandeur naturelle.

  1. Le fruit.
  2. Une graine.

Fam. des Joncs. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.

  • Commelina dianthifolia. C. petalis subæqualibus, foliis lineari-lanceolatis glabris, vaginis eiliatis, involucris longè pedunculatis cordato-lanceolatis basi conduplicatis.

Twelve ways of seeing

Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.

  1. First Look

    竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。

    —— 南朝宋·宗炳《画山水序》

    A vertical stroke of three inches stands for a cliff of a thousand fathoms; a few feet of ink holds a hundred li.

    The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 13 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.

  2. Name and Thing

    The binomial is Commelina dianthifolia: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Juncaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.

  3. Form and Colour

    Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.4% of the sheet against 4.1% of foliage, the cast tending blue — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. Read the outline, then the colour layers, then the brush.

  4. Composition

    Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.72 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 7% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests. Old plates set the plant slightly off centre, with unequal margins — that small imbalance is what keeps it alive.

  5. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand.

  6. Season

    Early to high summer, June and July; the flowers last only days, so artists drew them just as they opened. The year 1812 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Note the season. Phenology is the most practical tool of appreciation.

  7. Provenance

    Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The localities on the plate are those of a century ago; plants travel and places change their names.

  8. The Book and the Hand

    “The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 390, book page 390. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.

  9. Poetic Resonance

    故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。

    —— 宋·宋祁《山橙花》

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. The Written Tradition

    人无癖不可与交,以其无深情也。

    —— 明·张岱《陶庵梦忆》

    Never make a friend of a man without an obsession: he has no deep feeling.

    The Bencao Gangmu describes the bulb as garlic-like, edible and medicinal; Song writers already noted that the leaves vary while the flowers stay white. The difference is not of quality but of question: Europe asks what it is, China asks whom it resembles.

  11. Symbolism

    In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.

  12. What to Take Away

    Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1812.

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