Narcissus Tazetta
水仙属·Narcissus Tazetta
Narcisse a Plusiers Fleurs
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 2.25 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the yellow is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 8 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Narcissus tazetta: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Narcissus: Narcissus is the youth of Greek myth who fell in love with his own reflection. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 8.1% of the sheet, foliage 6.4%, the cast yellow-green with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. A layered bulb, upright strap leaves, six white tepals and a small golden cup — the Chinese name is 'silver terrace with a golden cup'. Filed under yellow — a honey-yellow, built in washes from a pale ground. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 23% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
水中仙子来何处,翠袖黄冠白玉英。
—— 宋·朱熹《赋水仙花》
Where does the nymph of the water come from — green sleeves, yellow crown, white jade blooms?
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the yellow the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China it is the New Year's offering — clear, fragrant, a little otherworldly; in Europe, because of Narcissus, it means self-love and the gaze turned inward. This plate leans yellow, which in flower language adds one more degree of feeling. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Late winter into early spring: forced in water in the twelfth month, blooming at the New Year. Zhangzhou in Fujian has grown it since Ming times. The year 1802 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Cette belle espèce de Narcisse a quelque analogie avec la Jonquille, mais elle s’en distingue par la largeur de ses feuilles et par la grandeur de toutes ses parties.
Une bulbe brune et arrondie donne naissance à des radienles blanches, sim-ples, cylindriques; de cette bulbe partent deux ou trois hampes dont celle du milieu est ordinairement la plus grande.
De la base de chaque tige partent des feuilles radicales, droites, planes, oblongues, obtuses, larges de 12–15 millimètres, longues de 3 décimètres; les feuilles inférieures avortent et forment une gaine à la base du faisceau des feuilles: ces feuilles sont glabres, vertes.
La hampe est plus longue que les feuilles, creuse, cylindrique, comprimée à sa base.
Le spathe est d’une pièce, scarieux, un pen engainé à la base; il en sort trois à huit fleurs, tournées du côté où le spathe est fendu, portées sur des pédicelles cannelés, presque triangulaires, longs de e centimètres pour les fleurs placées du côté de la fente du spathe, et de 5–7 pour celles qui sont de l’autre côté.
Au sommet du pédicelle, on remarque l’ovaire qui est vert et à trois faces tres-prononcées; de l’ovaire part la corolle: elle est jaune dans la variété dont on voit ici la figure; dans une autre variété, elle est entièrement blanche; et dans une troisième, les divisions sont blanches et le nectaire jaune: le tube de la corolle est presque cylindrique, long de s centimètres; il est terminé par six divisions profondes, étalées, ovales, dont trois extérieures terminées par une pointe calleuse, barbue en dessus, et trois intérieures obtuses; de la base des divisions du limbe s’élève un nectaire d’un jaune plus foncé, en forme de coupe, un peu rétréci à son orifice, entier en son bord, de moitié plus court que les divisions du limbe.
Les étamines sont insérées sur le tube, et les filets font corps avec lui dans toute leur longueur; les trois anthères placées devant les divisions externes sont à lorifice du tube, et saillantes dans le nectaire; les trois autres sont placées plus bas et renfermées dans le tube.
Le style est simple, cylindrique, droit; il atteint la base du nectaire, et est terminé par un stigmate blane à trois lobes très-courts.
Je n’ai jamais vu le fruit de cette plante.
Histoire
Le Narcisse à plusieurs fleurs croit naturellement dans le midi de la France, de l’Espagne, du Portugal, dans la Barbarie et l’Orient: il aime de préférence les prairies humides.
Dans son pays natal, l’époque de sa floraison est l’hiver; dans nos jardins, il ne s’épanouit d’ordinaire qu’au printemps.
Cette plante est cultivée par les jardiniers fleuristes, à cause de sa beauté et de l’odeur agréable qu’émettent ses fleurs: on la multiplie de caïeux. Elle porte vulgairement le nom de Narcisse de Constantinople, lorsque sa fleur est entièrement jaune.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La fleur ouverte pour montrer le style et les six anthères.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus tazetta. N. spathâ multiflorâ, nectario campanulato plicato triplo petalis alternè latioribas breviore, foliis planis. Wild. Spec. 2. p. 39.
- Narcissas tazetta. N. spathâ multiflorâ, nectario campanulato truncato breviore, petalis foliis planis. Lin. Spec. 416. Mill. Dict. n. 8. Knorr. Del. 1. t. N. 3. Desf. Atlant. 1. p. 282.
- A. Narcissus tazetta luteus.
- Narcissus lateus polyanthemos lusitanicus. C. B. Pin. 5o. Tourn. Inst. 354.
- B. Narcissus tazetta bicolor.
- Narcissos medio lateus copioso flore odore gravi. C. B. Pin. 5o. Tour. Inst. 354. Rudb. Elys. 2. p. 57. f. 11.
- Narcissus medio luteus Donas Narbonensiam. Lob. Ic. 114.
- Narcissus medio lateus polyanthos. Ger. Hist. 124. Tabern. Ic. 606.
- Narcissus medio luteus alter. Dod. Pempt, 224. ic.
- Narcissus multos ferens flores medio lateus Narbonensis. J. B. Hist. 2. p. 603. ic.
- C. Narcissus tazetta albus.
- Narcissus latifolius simplici flore prorsùs albo 1 et 2. Clus. Hist. 155. ic.