水仙属·Narcissus Tazetta
Narcissus Tazetta
Narcisse a Plusiers Fleurs
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Tazetta
- 学名
- Narcisse a Plusiers Fleurs
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 17
- 原书页码
- p.17
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.25∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Narcissus tazetta:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Narcissus 的来由是:属名 Narcissus 即希腊神话中临水自照的少年那喀索斯。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.1%,叶色 6.4%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。水仙具层状鳞茎,叶带状而直立,花被六片、白色,中央一副花冠如小盏,色黄如金,故有“金盏银台”之名。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 23%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
水中仙子来何处,翠袖黄冠白玉英。
—— 宋·朱熹《赋水仙花》
翠袖、黄冠、白玉,三色写尽一株水仙;“水中仙子”四字,把花名拆开又合上,是宋诗里最轻巧的解法。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
中国以水仙为“岁朝清供”,取其清、取其香,也取其“仙”字的一点出尘;西方则因那喀索斯的故事,以水仙为自恋与自我凝视。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
冬末至早春,农历腊月水养,正月开花。案头一盆,是旧历新年清供的第一件。地中海沿岸原产,唐末五代经海路传入中国,故又名“雅蒜”“天葱”。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1802 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是水仙,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 17,对应原书第 17 页,版式为纵幅,整幅以橙黄为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle espèce de Narcisse a quelque analogie avec la Jonquille, mais elle s’en distingue par la largeur de ses feuilles et par la grandeur de toutes ses parties.
Une bulbe brune et arrondie donne naissance à des radienles blanches, sim-ples, cylindriques; de cette bulbe partent deux ou trois hampes dont celle du milieu est ordinairement la plus grande.
De la base de chaque tige partent des feuilles radicales, droites, planes, oblongues, obtuses, larges de 12–15 millimètres, longues de 3 décimètres; les feuilles inférieures avortent et forment une gaine à la base du faisceau des feuilles: ces feuilles sont glabres, vertes.
La hampe est plus longue que les feuilles, creuse, cylindrique, comprimée à sa base.
Le spathe est d’une pièce, scarieux, un pen engainé à la base; il en sort trois à huit fleurs, tournées du côté où le spathe est fendu, portées sur des pédicelles cannelés, presque triangulaires, longs de e centimètres pour les fleurs placées du côté de la fente du spathe, et de 5–7 pour celles qui sont de l’autre côté.
Au sommet du pédicelle, on remarque l’ovaire qui est vert et à trois faces tres-prononcées; de l’ovaire part la corolle: elle est jaune dans la variété dont on voit ici la figure; dans une autre variété, elle est entièrement blanche; et dans une troisième, les divisions sont blanches et le nectaire jaune: le tube de la corolle est presque cylindrique, long de s centimètres; il est terminé par six divisions profondes, étalées, ovales, dont trois extérieures terminées par une pointe calleuse, barbue en dessus, et trois intérieures obtuses; de la base des divisions du limbe s’élève un nectaire d’un jaune plus foncé, en forme de coupe, un peu rétréci à son orifice, entier en son bord, de moitié plus court que les divisions du limbe.
Les étamines sont insérées sur le tube, et les filets font corps avec lui dans toute leur longueur; les trois anthères placées devant les divisions externes sont à lorifice du tube, et saillantes dans le nectaire; les trois autres sont placées plus bas et renfermées dans le tube.
Le style est simple, cylindrique, droit; il atteint la base du nectaire, et est terminé par un stigmate blane à trois lobes très-courts.
Je n’ai jamais vu le fruit de cette plante.
Histoire
Le Narcisse à plusieurs fleurs croit naturellement dans le midi de la France, de l’Espagne, du Portugal, dans la Barbarie et l’Orient: il aime de préférence les prairies humides.
Dans son pays natal, l’époque de sa floraison est l’hiver; dans nos jardins, il ne s’épanouit d’ordinaire qu’au printemps.
Cette plante est cultivée par les jardiniers fleuristes, à cause de sa beauté et de l’odeur agréable qu’émettent ses fleurs: on la multiplie de caïeux. Elle porte vulgairement le nom de Narcisse de Constantinople, lorsque sa fleur est entièrement jaune.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La fleur ouverte pour montrer le style et les six anthères.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus tazetta. N. spathâ multiflorâ, nectario campanulato plicato triplo petalis alternè latioribas breviore, foliis planis. Wild. Spec. 2. p. 39.
- Narcissas tazetta. N. spathâ multiflorâ, nectario campanulato truncato breviore, petalis foliis planis. Lin. Spec. 416. Mill. Dict. n. 8. Knorr. Del. 1. t. N. 3. Desf. Atlant. 1. p. 282.
- A. Narcissus tazetta luteus.
- Narcissus lateus polyanthemos lusitanicus. C. B. Pin. 5o. Tourn. Inst. 354.
- B. Narcissus tazetta bicolor.
- Narcissos medio lateus copioso flore odore gravi. C. B. Pin. 5o. Tour. Inst. 354. Rudb. Elys. 2. p. 57. f. 11.
- Narcissus medio luteus Donas Narbonensiam. Lob. Ic. 114.
- Narcissus medio lateus polyanthos. Ger. Hist. 124. Tabern. Ic. 606.
- Narcissus medio luteus alter. Dod. Pempt, 224. ic.
- Narcissus multos ferens flores medio lateus Narbonensis. J. B. Hist. 2. p. 603. ic.
- C. Narcissus tazetta albus.
- Narcissus latifolius simplici flore prorsùs albo 1 et 2. Clus. Hist. 155. ic.