Pitcairnia Latifolia
艳红凤梨属·Pitcairnia Latifolia
Pitcairnia a Large Feuille
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.43 : 1
First Look
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
The six laws: spirit resonance alive; bone-method in the brush; matching form; colour by kind; planning the placing; copying the masters.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the orange is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 8 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Pitcairnia latifolia: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet latifolia means “broad-leaved” — the name records the feature the namer noticed first. The older system filed it under Bromeliaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.6% of the sheet, foliage 2.0%, the cast red with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. Tropical plants defy temperate habits: heavy, saturated flowers with strong scent, leathery or dissected leaves, stems that climb, swell, or reduce to spines. Filed under orange — an amber orange, built in washes from a pale ground. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 17% of the sheet, centred below centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
无事将心寄柳条,等闲书字满芭蕉。
—— 唐·李益《逢歸信偶寄》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the orange the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China these plants carry no classical symbolism; their meaning is newness — new worlds, new species, new trade routes. They show natural history's expanding edge. This plate leans orange, which in flower language adds one more degree of feeling. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
flowering follows the first rains, so a month on the plate often means 'after the rain'. Central and South America, Southeast Asia, India, Ceylon. Eighteenth- and nineteenth-century artists either sailed with the ships or drew from living specimens under glass. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1804 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Pitcairnia
Ce genre a été dédié par L’Héritier à un Anglais (Williams Pitcairn), amateur de la Botanique, et dans le jardin duquel la première espèce connue a été observée; il avait deja été nommé Hepetis par Swartz et Solander: L’Héritier lui-même le désignait dans ses manuscrits sous le nom de Spirastigma, qui indique son principal caractère; mais le nom de Piteairnia a prévalu, et a été adopté par Swartz lui-même, qui aurait pu réclamer la priorité.
Le Pitcairnia se rapproche beaucoup du Bromelia, plus connu sous le nom d’Ananas; mais il en dillère surtout par son stigmate roulé en spirale, par ses anthères linéaires, par son fruit mollement charnu, et par ses graines ailées.
Ces deux genres, réunis à l’Æchiea de la flore da Pérou, composent un petit groupe particulier qui se distingue de toutes les vraies Liliacées, parce que l’enveloppe florale est double, que l’extérieure, analogue à un calice, adhère et persiste autour de l’ovaire, tandis que l’intérieure est libre, caduque et analogue à une corolle. Ce caractère remarquable rapproche beaucoup ce groupe de la famille des Drymyrrhizées (Balisiers, Juss.), dont il dillère par la structure des feuilles, l’insertion et le nombre des étamines.
Outre les caractères essentiels qui distinguent les Pitcairnia, ils ont encore un port qui leur est propre. ’Toutes les espèces ont les racines fibreuses, des feuilles radicales, longues, pointues, presque toujours bordées de dents épi-neuses, glabres à la surface supérieure, couvertes en dessous d’une espèce de duvet blanchâtre et argenté, qui semble formé par l’exfoliation naturelle de l’épiderme; cette membrane, a demi-séparée de la plante, et imperceptiblement fendillée, joue le rôle d’une véritable poussière glauque; c’est-à-dire qu’elle rend la fenille blanche, et qu’elle l’empéche de se mouiller à cause de l’air qu’elle retient dans ses interstices. Cette organiration s’observe dans tous les Pitcairnia, dans plasieurs Ananas, Tillandsia et autres genres analogues: du milieu des feuilles des Pitcairnia s’élève une tige un peu feuillée & la base, nue vers le sommet, terminée par une grappe de fleurs, tantôt läche et un peu étalée comme dans les Pitcairnia faux-Ananas et à feuille étroite, tantôt serrée en forme d’épi, comme dans les Pitcairnia à large feuille, et couleur de soufre. Ces fleurs sont rouges dans les trois premières espèces, et jaunes dans la quatrième décrite par Andrews.
Nous allons présenter ici la deseription des espèces connues, en évitant d’y mentionner les caractères communs au genre.
Description
Cette belle capèce de Pitcairnia se reconnait sans difficulté à ses feuilles larges et à peine épineuses, excepté à la base, à ses fleurs rapprochées, presque sessiles et disposées en une grappe serrée, à ses bractées, qui dépassent toujours la longueur du pédicelle.
Sa racine est composée de fibres nombreuses et cylindriques; elle pousse une tige herbacée, ferme, droite, simple, haute de deux coudées, couverte d’une espèce de davet blanchâtre, garnie de feuilles à sa base, de bractées stériles dans le milieu, et de fleurs à son sommet. Les feuilles sont larges, lancéolées, pointues, entières, munies de quelques dents épineuses vers leur base seulement, couvertes en dessous d’une espèce de duvet blanc et facile à séparer, glabres, lisses et d’un vert foncé en dessus; la longueur des infe-rieures va jusqu’à une coudée, et leur extrémité est étalée; les feuilles diminuent de longueur à mesure qu’elles naissent plus haut, et finissent par se changer en bractées concaves, droites, demi-embrassantes.
Les fleurs sont trés-nombreuses, disposées en un long épi serré, cylindrique, qui fleurit lentement, en allant de la base au sommet: chacune d’elles est portée sar un pédicelle court et cotonneux, à la base duquel est une bractée lan-céolée, droite, plus courte que l’enveloppe externe de la fleur. Celle-ci est cotonneuse comme le pédicelle et l’ovaire, avec lequel elle adhère par sa base.
Les fleurs sont d’un beau rouge, et absolament semblables, quant aux détails de leur structure, avec les fleurs des espèces suivantes.
Histoire
Cette plante est originaire des Antilles, ♃.
On la cultive depuis deux ans dans les serres chaudes du Jardin des Plantes; elle y a fleuri à la fin de l’été dernier. L’individa que nous avons observé avait été reçu de M. Woodfort, cultivateur anglais, sous le nom de Picairnia racemosa.
Pitcairnia sulphurea (Pitcairnia couleur de soufre)
Je ne connais cette espèce que par l’ouvrage d’Andrews; elle se rapproche de la précédente par son port et la disposition de ses fleurs; mais elle en diffère par ses feuilles, plus molles et non épineuses à leur base, et par ses fleurs couleur de soufre.
Elle est originaire de lile de Saint-Vincent.
Explication des planches
- Pl. 73. La plante entière réduite à la moitié de sa grandeur.
- Pl. 74. La sommité de la plante de grandeur naturelle.
- Une fleur entière avec son pédicelle et sa bractée.
- Une fleur dont on a coupé le limbe de l’enveloppe interne.
- Un pétale vu en dedans, pour montrer le nectaire.
- Les organes sexuels.
- Une étamine.
- Le pistil.
- La sommité du style vue à la loupe, après que les stigmates ont été déroules artificiellement.
- Une capsule avant sa maturité, coupée en travers.
- Une capsule avant sa maturité, protégée par le calice persistant.
Fam. des Ananas. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Pitcairnia, L’Hér.—Hepetis, Swartz.—Perigonium duplex ? Exterius calyciforme persistens, tubulosam, ovario basi adnatum, trifidum. Interius corolleforme, caducum, liberum, exteriore duplo triplove longius, tripartitum; laciniis longis, linearibus, intas convolutis, inæqualibus, basi interno squamula auctis. Stamina 6, longa, perigonii externi ore inserta. Anthera lineares, filamentis continua. Stylos longus. Stigmata tria, in cylindrum spiraliter convoluta. Capsula perigonio externo adnata et ab eo tecta, trilocularis, fere tricocca, apice trifariam dehiscens. Semina apendice membranaceo utrinque aucta.
- Pitcairnia latifolia. P. floribus approximatis subspicatis, bracteis pedicellos multo superantibus, foliis basi subspinosis.
- Piteairnia latifolia. P. folits integerrimis basi subspinosis. Ait. Kew. 1. p. 401. Willd. Spec. 2. p. 11. Poir. Dict. enc. 5. p. 535.
- Pitcairnia sulphurea. P. Moribus approximatis subspicatis, bracteis pedicellos superantibus, foliis margine non spinosis.
- Pitcairnia sulpharea. P. foliis non spinosis flaccidis longissimis, corollis sulphureis. Andr. bot. rep. t. 249.