Furcræa Gigantea
Fourcroye Gigantesque
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.53 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 22 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Fourcroye gigantesque: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Bromeliaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 1.3% of the sheet, foliage 7.9%, the cast yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Tropical plants defy temperate habits: heavy, saturated flowers with strong scent, leathery or dissected leaves, stems that climb, swell, or reduce to spines. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 17% of the sheet, centred below centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
日啖荔枝三百颗,不辞长作岭南人。
—— 宋·苏轼《食荔枝》
Three hundred lychees a day — I would not mind being a southerner all my life.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China these plants carry no classical symbolism; their meaning is newness — new worlds, new species, new trade routes. They show natural history's expanding edge. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
The tropics have no four seasons, only wet and dry. Central and South America, Southeast Asia, India, Ceylon. Eighteenth- and nineteenth-century artists either sailed with the ships or drew from living specimens under glass. The year 1814 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Racines très-nombreuses, cylindriques, épaisses comme le doigt auriculaire, exhalant l’odeur de l’Althéa, blanchâtres et pubescentes à la loupe dans leur jeunesse, cendrées, glabres et creusées en gouttière dans leur état adulte.
Tige ou souche cylindrique, droite, simple, cendrée, fendillée et rude, à cause des débris et des cicatrices des anciennes feuilles, haute de cinq décimé-tres, et épaisse de sept.
Feuilles nombreuses, placées vers le sommet de la tige, sessiles, lancéolées-aigues; les extérieures arquées à la base, épaisses, enduites d’un suc visqueux et fétide, garnies de dents épineuses, planes, écartées et crochues au sommet, convexes en dessous, roides, entières, concaves et tombantes dans leur état adulte, longues de dix-sept décimètres, larges de treize à quatorze centimètres: les intérieures droites, entières, rougeâtres sur les bords et au sommet, de moitié plus courtes que les extérieures.
Pédoncule floral, cylindrique à sa base, un peu anguleux dans la partie su-périeure, droit, rameux, lisse, d’un vert gai, quelquefois pourpre ou moucheté. de points rouges, chargé de quelques bractées, haut de sept mètres et demi, épais de vingt-huit centimètres à la base, et décroissant graduellement, en sorte qu’au milieu il est épais de dix-neuf seulement.
Fleurs au nombre de plus de mille, disposées en une immense panicule. Bractées alternes, concaves, terminées en pointe, embrassant le pédoncule par leur base, entières; les intérieures longues de trois décimètres, droites, de la couleur des feuilles inférieures; les supérieures successivement plus petites, d’abord vertes, puis marcescentes, étalées. Rameaux sortant des aisselles des bractées, cylindriques, ouverts, se divisant en petits rameaux munis aussi de bractées, sortant trois à trois de chacune d’elles; le plus souvent il en avorte une ou deux.
Calice nul.
Corolle d’un blanc verdâtre, exhalant une odeur désagréable, placée sur l’ovaire, dépourvue de tube, à six divisions profondes, ou à six pétales verdâtres sur leur disque extérieur, blancs sur les bords, plans, égaux, obtus, trois exté rieurs oblongs, trois intérieurs ovales.
Etamines six. Filets insérés sur un bourrelet corollaire qui couvre la base de l’ovaire, épais et comprimés à la base, en alène et pointus au sommet, blancs, de moitié plus courts que la corolle. Anthères oblongues, jaunes, vacillantes.
Pistil. Ovaire sous la corolle, à trois angles, verdâtre, puis jaunâtre comme la corolle après la floraison, de la longueur des divisions de la corolle. Style à trois angles obtus, à trois sillons, droit, épais à sa base, de la longueur des étamines. Stigmate frangé ou terminé par une membrane frangée (d’après Ventenat), obtus et à trois angles arrondis (d’après Jacquin).
Péricarpe. Capsule à trois loges, à trois valves, avortée.
Graines nombreuses, avortées.
Histoire
La Fourcroye gigantesque est originaire de Curaçao et de Saint-Domingue.
Depuis long-temps on possède cette plante dans les jardins, et elle n’y a encore fleuri que deux fois; la première, dans le jardin de Schoenbrunn, en hiver; la seconde, au Jardin des Plantes de Paris, pendant l’été.
Jacquin raconte que sa panicule s’éleva à la hauteur de dix mètres (trente-deux pieds), que le pédoncule était épais comme le bras, et qu’après avoir développé plusieurs milliers de fleurs, la plante ne donna aucun fruit; mais qu’à leur place il se développa une foule de bulbes ovales, pointues et sessiles, formées de folioles roulées les unes sur les autres, qui tombèrent d’elles-mêmes au mois de juin, et produisirent une nombreuse famille.
Aublet, qui a cultivé cette plante à l’Ile-de-France, dit qu’au lieu de fleurir, la hampe se chargea d’une grande quantité de bulbes.
Ventenat, qui a décrit avec le plus grand soin la floraison de cette plante, au Jardin de Paris en 1793, fait observer que le pied qui a fleuri y existait déjà en 1723: à la faveur de la chaleur de l’été de 1793, la plante poussa avec une grande rapidité; quelques jours de froid, survenus dans le commencement de sa floraison, firent craindre sa mort: on la transporta dans une serre chaude; *elle y resta quelques jours sans prendre d’accroissement, puis recommença à pousser avec activité; à la fin du mois d’octobre, les fleurs commencèrent à s’épanouir.
Fam. des Ananas. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Furcræa gigantea. Vent. Bull. Soc. Philom. ? 28. Redout. et Decand. plant. grass. pag. 126.
- Agave fœtida. A. caulescens, foliis integertimis. Ait. Kev. 1. p. 473. Jacq. lcon. rar. 2. t. 379. Collect. 2. p. 312. Aubl. Guyan. 1. p. 2. 305.
- Agave fétide. Lam. dict. ? 5.
- Aloe folis integerrimis patentiusculis aculeo terminatis, radice caulescente. Lin. Hort. Cliff. 132.
- Aloe Americana, viridi rigidissimo et fotido folio, Piet dieta indigenis. Comm. Hort. Amst. 2. p. 55. t. 18.
- Aloe Americana radice tuberosa minor. Pluk. Alm. 19. t. 258. f. 2?