Tulipa Gesneriana var Dracontia
郁金香
Tulipe des Jardins
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.91 : 1
First Look
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
Mountains and valleys: from afar take their momentum, up close take their texture — the two distances from which any picture is read.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the yellow is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 21 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Tulipa gesneriana: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Tulipa: Tulipa is usually traced to Turkish tülbent, a turban, for the flower's shape. The older system filed it under Liliaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. The Chinese name 郁金香 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 10.7% of the sheet, foliage 9.0%, the cast yellow-green with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. Filed under yellow — a honey-yellow, built in washes from a pale ground. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 22% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
郁金香是兰陵酒,枉入诗人赋咏来。
—— 宋·王安石《答熊本推官金陵寄酒》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the yellow the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. This plate leans yellow, which in flower language adds one more degree of feeling. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1814 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1814 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
La bulbe est ovoïde-élargie à la base, aiguë au sommet, large de près de cinq centimètres (20 lignes), un peu comprimée d’un côté, formée de tuniques concentriques, dont l’extérieure est soyeuse par sa face interne à sa base. Les rudiments de plusieurs cayeux sont placés, sous des tuniques, à des degrés plus ou moins rapprochés du centre de cette bulbe, et, par conséquent, sous les tuniques plus ou moins intérieures. Ces cayeux partent, comme les tuniques, d’un plateau inférieur ou basilaire, qui émet les radicules en faisceaux perpendiculaires dans le sol.
La tige sort d’abord du centre de la bulbe qui la nourrit, et dont les tuniques se détruisent; elle devient latérale en demeurant implantée à la base de la bulbe nouvelle qui se forme sur le plateau commun de cette tige et des radicules. La bulbe d’une année se réduit l’année suivante, lorsque la tige est sortie, à de simples tuniques qui se ramollissent, se vident et se pourrissent en terre; la tige est alors devenue latérale à la base de la bulbe qui lui succédera par une autre tige l’année d’après.
Les feuilles vraiment radicales de la Tulipe ne se trouvent que sur les bulbes qui ne fleurissent point encore. Les bulbes qui fleurissent ne produisent d’autres feuilles que celles de la tige, au nombre de trois, alternes, demi-amplexicaules, en cornet ou en demi-entonnoir à la base. Ces feuilles sont ovales-lancéolées, proportionnées, pour la grandeur, à l’élévation de la tige, qui, daus la variété que nous décrivons, est une des plus fortes du genre.
La fleur, solitaire et terminale, devient grande comme celle de la Pivoine officinale, et consiste en six divisions ovales-renversées, rétrécies à la base, d’abord rapprochées en cloche ovoïde, mais qui ne tardent pas à s’incliner et à s’étaler en roue par leur propre poids sur leur onglet.
Les bords de chacune des divisions sont dentés-laciniés, à découpures quelquefois sur-dentées et comme éperonnées.
La couleur de cette fleur est jaune, à bandes, et quelquefois seulement à bords rouges; plusieurs raies verdâtres rayonnées aboutissent aux dents les plus fortes des divisions de cette fleur et la rendent agréablement panachée.
Les étamines sont environ cinq fois plus courtes que la fleur; les crêtes des stigmates sont très-prononcées.
Observations
Cette variété de la Tulipe des jardins paraît avoir été obtenue, comme la pré-cédente, de la jaune simple; elle est plus nouvelle, et nous ne découvrons point qu’il en soit fait mention dans le Catalogue ou Pinas donné par Gaspard Bauhin en 1623.
Elle est commune chez les fleuristes, qui lui ont donné le nom de Dragon, parce que la fleur déploie irrégulièrement ses divisions sinuées et laciniées.
La culture des Tulipes demande des soins que l’on ne peut utiliser que par beaucoup d’expérience. Nous avons profité des observations sur la végétation de la Tulipe, par M. Féburier, de la Société d’agriculture de Versailles, imprimées dans le Recueil de cette Société en 1809. M. Souchet, jardinier de l’établissement royal à Sèvres, attenant au parc de Saint-Cloud, nous a confirmé la justesse de beaucoup d’observations sur la culture des Tulipes, principalement la nécessité d’éviter les engrais, de planter les tulipes dans un sol léger, et de les abriter d’un soleil trop constant, afin que les fleurs puissent retenir plus long-temps leurs couleurs. M. Souchet a parfaitement réussi dans les essais que nous lui avons vu tenter sur les plantes bulbeuses, qui sont spécialement celles dont nous nous occupons.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tulipa Generiana. T. flore erecto, foliis ovato lanceolatis. Lin. Spec. 438. Vide synonym. Liliac. p. 477.
- Varietas 2.a segmentis obovatis, margine dentato-laciniatis.