郁金香
Tulipa Gesneriana var Dracontia
Tulipe des Jardins
- 中文名
- 郁金香
- 学名
- Tulipe des Jardins
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 478
- 原书页码
- p.478
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、红
- 纵幅 1.91∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Tulipa gesneriana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Tulipa 的来由是:属名 Tulipa 一般追溯到土耳其语 tülbent(头巾),因花形似缠头之布。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“郁金香”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 10.7%,叶色 9.0%,主相是黄绿、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 22%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金香是兰陵酒,枉入诗人赋咏来。
—— 宋·王安石《答熊本推官金陵寄酒》
“郁金香是兰陵酒”——把这一句放回画面:黄色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1814 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是郁金香,归入百合科(Liliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 478,见第 478 页,版式为纵幅,整幅以黄为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La bulbe est ovoïde-élargie à la base, aiguë au sommet, large de près de cinq centimètres (20 lignes), un peu comprimée d’un côté, formée de tuniques concentriques, dont l’extérieure est soyeuse par sa face interne à sa base. Les rudiments de plusieurs cayeux sont placés, sous des tuniques, à des degrés plus ou moins rapprochés du centre de cette bulbe, et, par conséquent, sous les tuniques plus ou moins intérieures. Ces cayeux partent, comme les tuniques, d’un plateau inférieur ou basilaire, qui émet les radicules en faisceaux perpendiculaires dans le sol.
La tige sort d’abord du centre de la bulbe qui la nourrit, et dont les tuniques se détruisent; elle devient latérale en demeurant implantée à la base de la bulbe nouvelle qui se forme sur le plateau commun de cette tige et des radicules. La bulbe d’une année se réduit l’année suivante, lorsque la tige est sortie, à de simples tuniques qui se ramollissent, se vident et se pourrissent en terre; la tige est alors devenue latérale à la base de la bulbe qui lui succédera par une autre tige l’année d’après.
Les feuilles vraiment radicales de la Tulipe ne se trouvent que sur les bulbes qui ne fleurissent point encore. Les bulbes qui fleurissent ne produisent d’autres feuilles que celles de la tige, au nombre de trois, alternes, demi-amplexicaules, en cornet ou en demi-entonnoir à la base. Ces feuilles sont ovales-lancéolées, proportionnées, pour la grandeur, à l’élévation de la tige, qui, daus la variété que nous décrivons, est une des plus fortes du genre.
La fleur, solitaire et terminale, devient grande comme celle de la Pivoine officinale, et consiste en six divisions ovales-renversées, rétrécies à la base, d’abord rapprochées en cloche ovoïde, mais qui ne tardent pas à s’incliner et à s’étaler en roue par leur propre poids sur leur onglet.
Les bords de chacune des divisions sont dentés-laciniés, à découpures quelquefois sur-dentées et comme éperonnées.
La couleur de cette fleur est jaune, à bandes, et quelquefois seulement à bords rouges; plusieurs raies verdâtres rayonnées aboutissent aux dents les plus fortes des divisions de cette fleur et la rendent agréablement panachée.
Les étamines sont environ cinq fois plus courtes que la fleur; les crêtes des stigmates sont très-prononcées.
Observations
Cette variété de la Tulipe des jardins paraît avoir été obtenue, comme la pré-cédente, de la jaune simple; elle est plus nouvelle, et nous ne découvrons point qu’il en soit fait mention dans le Catalogue ou Pinas donné par Gaspard Bauhin en 1623.
Elle est commune chez les fleuristes, qui lui ont donné le nom de Dragon, parce que la fleur déploie irrégulièrement ses divisions sinuées et laciniées.
La culture des Tulipes demande des soins que l’on ne peut utiliser que par beaucoup d’expérience. Nous avons profité des observations sur la végétation de la Tulipe, par M. Féburier, de la Société d’agriculture de Versailles, imprimées dans le Recueil de cette Société en 1809. M. Souchet, jardinier de l’établissement royal à Sèvres, attenant au parc de Saint-Cloud, nous a confirmé la justesse de beaucoup d’observations sur la culture des Tulipes, principalement la nécessité d’éviter les engrais, de planter les tulipes dans un sol léger, et de les abriter d’un soleil trop constant, afin que les fleurs puissent retenir plus long-temps leurs couleurs. M. Souchet a parfaitement réussi dans les essais que nous lui avons vu tenter sur les plantes bulbeuses, qui sont spécialement celles dont nous nous occupons.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tulipa Generiana. T. flore erecto, foliis ovato lanceolatis. Lin. Spec. 438. Vide synonym. Liliac. p. 477.
- Varietas 2.a segmentis obovatis, margine dentato-laciniatis.