南方火眼蝶
Amaryllis Atamasco
Amaryllis de Virginie
- 中文名
- 南方火眼蝶
- 学名
- Amaryllis de Virginie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 31
- 原书页码
- p.31
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 近方 0.98∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅近方,主株与细部各占一角,先看它怎么分区。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Amaryllis atamasco:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“南方火眼蝶”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.4%,叶色 1.6%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅近方。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 10%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
总待别人般数尽,袖中拈出郁金芽。
—— 唐·王建《宮詞一百首 八十五》
“总待别人般数尽”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1802 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是南方火眼蝶,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 31,见第 31 页,画面接近方形,设色以黄绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les Amaryllis dont la hampe ne porte qu’une seule fleur, semblent sou-vent, au premier coup-d’eil, s’écarter des autres espèces de ce genre, par la régularité qu’elles allectent dans la forme de leurs bractées et de leur corolle et dans la direction de leurs organes sexuels; mais ces différences sont de peu d’importance lorsquon les examine sous un point de vue playsiologique. Dans les Amaryllis à plusieurs fleurs, chacune d’elles est portée sur un pédicelle particulier qui, à sa base, est muni d’une bractée: il en est de même dans celles qui n’ont qu’une fleur; mais la bractée, au lieu d’être oblongue ou li-néaire, entoure entièrement le pédicelle, comme cela a lieu dans plusieurs circonstances analogues, d’oi il résulte qu’elle prend T’apparence d’une spathe, et qu’elle cache le pédicelle. Si la corolle des Amaryllis multiflores et irrégulière, cette irrégularité tient en partie à ce que ces corolles sont forcées à se déjeter de côté, afin que plusieurs fleurs puissent avoir place au sommet du même pédoncule: lorsqu’il n’y a qu’ane seule fleur, cette canse d’irrégularité n’existe pas; dans les fleurs déjetées de côté, le pistil et les étamines se courbent comme pour regagner la verticale: cette courbure doit être peu ou point sensible dans les fleurs qui sont elles-mêmes presque verticales.
L’Amaryllis de Virginie sort d’une bulbe arrondie, brune, grosse comme une nois; les feuilles et la hampe s’élevent de deux places différentes de la bulbe; les feuilles sont glabres, linéaires, plus longues que la hampe, mais étalées sur la terre ou du moins peu redressées; la hampe est cylindrique, glabre, haute de a décimètres au plus: elle porte à son sommet une seule fleur droite ou légèrement penchée; cette fleur sort d’une spathe membraneuse, tu-bolée, divisée à son sommet en deux lobes pointus, et souvent rougeâtres: elle est portée sur un court pédicelle caché dans la spathe.
La corolle est en forme d’entonnoir, dont le tube, très-étroit à la base, va toujours en s’élargissant; elle se divise en six lanières oblongues, pointues, presque égales entrelles; cette corolle est blanche, avec une teinte parpurine à l’extérieur, qui s’ellace à mesure que la lleur avance en áge.
Les six étamines sont insérées sur la corolle et plus courtes qu’elles: elles entourent un style filiforme et courbé vers son sommet; ce style se termine par trois stigmates étalés, et nait d’un ovaire, à trois angles arrondis, placé sous la corolle.
Histoire
Cette espèce d’Amaryllis est originaire de la Virginie et de la Caroline; elle y croit dans les prés: on la cultive depuis long-temps dans les jardins de botanique, et même dans quelques parterres; elle fleurit en été. ♃.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis atamasco. A. spathâ bifida acutâ, flore pedicellato, corolla campanalata subequali erecta basi breve tubulosa, staminibus declinatis æequalibus. Ait. Kew. 1. p. 416. Wild. Spec. 2. p. 51.
- Amaryllis atamasco. A. spathâ unillorâ bifidâ, corollâ subequali, genitalibus declinatis. L’Her. Sert. 10.
- Amaryllis atamasco. A. spathâ unillorâ, corollâ requali, pistillo declinato. Lin. Spec. 293. Hort. Cliff. 135. Gron. virg. 36. Roy. Lugd-b. 36. Mill. Dict. n. 2. Kniph. Cent. 3. n. 11. Lam. Dict. Enc. 1. p. 121. n. 4. Curt. Bot. Mag. t. 239.
- Lilio-narcissas virginiensis. Catesb. Car. 3. p. 12. t. 12.
- Lilio-narcissus sextus. Trew. Seligm. t. 37.
- Lilio-narcissus vernus angustifolius, flore purpurascente. Barr. Icon. t. 994.
- Lilio-narcissus indicas pamilas monanthos albus. Moris. hist. 2. p. 266. s. 4. t. 34. f. 4. Tourn. Inst. 386.
- Lilio-narcissus indieus albus. Weinm. Phyt. 3. p. 276. t. 632. f. 6.
- Lilio-narcissus liliflorus carolinianus, flore albo singolari cum rubedine diluto. Pluk. alm. 220. t. 43. f. 3.
- Lilio-narcissus minimus foliis graminois. Rudb. Elys. 2. p. 94. t. 16.